Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Peuple d'air et de lumière

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Ariane d’Émeraude
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MessageSujet: Peuple d'air et de lumière   Sam 22 Avr - 19:17

La douceur d'un oreiller contre sa joue, voilà la première chose que la petite Ariane ressenti en revenant doucement à elle. Où était-elle ? elle se souvenait très vaguement d'avoir rêvé d'une grotte puis de milliers d'étoiles dans la nuit, alors qu'ils parcouraient de longues terres très froides, puis c'était de nouveau le froid ardent, la glace, avant que la chaleur ne revienne tout à coup dans son jeune corps meurtri, puis plus rien. Avait-elle rêvé ? Rouvrant un œil, couchée sur le côté sur ce qui semblait être une longue banquette, recouverte d'une couverture, elle ne reconnu rien de l'endroit où elle se trouvait. On aurait dit une autre grotte, mais avec des meubles, un tapis, une cheminée... Il y avait même un chandelier avec plein de bougies, au plafond, éclairant la pièce. Où étaient son maître et les autres chevaliers ? Ses amis écuyers ? Il n'y avait personne d'autre dans la pièce sauf... Son regard s'arrêta sur un homme, ou plutôt un elfe, assit un peu plus loin dans un fauteuil confortable, près de la cheminée, occupé à lire avec un air très concentré. Ariane se souvenait très vaguement de ce visage, elle en avait rêvé en même temps que la chaleur.

Perdue, elle se mit assise sur la banquette, la couverture glissant de ses épaules, laissant flotter librement quatre longues ailes brillantes et colorées, dans son dos. On lui avait enfiler une nouvelle tunique avec des entailles faites pour laisser passer ses ailes. Ses ailes. La fillette se tordit le cou pour les apercevoir entièrement, complètement ébahie et aussi assez choquée. Ses ailes, ses ailes avaient poussé, elle avait des ailes ! Des ailes scintillantes dans son dos, qui remuaient lorsqu'elle contractait un peu les omoplates. Émerveillée, elle mit le bras dans on dos pour les effleurer, frissonnant un peu, comme lorsqu'une personne s'amusait à la chatouiller. C'était indescriptible, ces ailes semblaient à la fois dures et fragiles, comment devait-elle faire pour les battre assez vite afin de s'envoler ? Et il y avait autre chose. Son corps, ce qu'elle ressentait, ce qu'elle voyait... C'était... Différent. Tout était très différent. Elle voyait... une sorte d'aura de magie autour de l'elfe, comme si elle avait maintenant la capacité de voir sa force magique, ou son énergie vitale, autour de lui, elle n'en savait rien.

Tout à son ébahissement, elle ne réalisa même pas que l'elfe l'observait à son tour, bien trop occupée à regarder partout autour d'elle avec une extase qui n'était pas sans rappeler la joie éternelle des membres de son peuple. Jamais elle ne s'était sentie aussi légère, depuis sa naissance, jamais elle n'avait ressenti la magie vibrer avec autant de force autour d'elle et en elle. Et jamais elle n'avait eu le sentiment de faire autant partie d'une force globale d'énergie, traversant ce monde. Grisée par ce ressenti, elle ne cessait plus de sourire, regardant partout autour d'elle et presque enivrée, comme si elle pouvait littéralement toucher la magie enveloppant ce monde. Il y avait des milliers de courants et d'ondes, absolument partout, ils filaient en des spirales et tourbillons ininterrompus ! Comment avait-elle pu être si aveugle, auparavant, pour ne rien en voir ? Un voile avait été arraché de ses yeux, désormais, elle voyait très clair. C'était la magie à l'état pur, coulant dans leurs veines. Elle se mit à en rire, repensant à toutes ces premières années de jeunesse où elle pouvait se croire humaine.

Ariane – Je les vois, sourit-elle de plus belle en tournant la tête vers l'Elfe. C'est ça la vraie magie ?

La petite n'avait aucun moyen de le savoir mais son peuple était littéralement né de la plus ancienne des formes de magie en ce monde et y était enchaîné, si cette magie disparaissait, eux disparaissaient avec elle. C'était si différent de la vieille magie des Elfes, qui était plus ancienne encore mais plus solide, et tellement opposé à la magie utilisée des humains. Cette forme-là était une forme aussi pure que fragile, une source bien plus délicate que les autres et qui l’enivrait. Y être attachée et le ressentir aussi fort la faisait frémir de joie, sourire sans cesse, c'était exaltant, comme si elle était intimement reliée à la Terre elle-même. Profondément heureuse, elle se leva, clignant un regard devenu bien plus lumineux vers ses jeunes ailes, tâchant de mieux les regarder en tournant sur elle-même. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi vivante, si emplie de cette force merveilleuse qui la rendait si légère. Plus une petite once de peur ou de nervosité ne subsistaient en elle, même un dragon fou furieux aurait pu arriver devant elle que la peur ne l'atteindrait pas. L'Elfe dans le fauteuil avait beau lui être inconnu, elle n'était pas effrayée, ne songea pas à partir tout de suite chercher son maître.

Ariane – C'est normal de ressentir ça ? Pourquoi uniquement maintenant ?

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Elrond
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MessageSujet: Re: Peuple d'air et de lumière   Dim 23 Avr - 17:05

Elrond regarda du coin de l’œil la fillette sortant de sa torpeur, jambes légèrement croisées pendant qu'il lisait, dans un fauteuil près de la cheminée. La voilà donc éveillée, cette jeune fée. Un sourire attendri vint éclairer son visage lorsqu'il la vit gigoter et tourner sur elle-même, essayer de toucher ses ailes et regarder absolument partout. Ah, merveilleux peuple... Sans conteste la plus belle et la plus merveilleuse de toutes les races ayant jamais vu le jour, personne ne pouvait nier cet état de fait. On appelait sa propre espèce le "Beau peuple", cependant, Elrond considérait les Fées comme un peuple infiniment plus fascinant, ils méritaient leur nom de peuple de lumière. Sans tenter d'interrompre l'émerveillement de la fillette, il l'observa tranquillement tout en déposant son livre près d'une petite table, à côté de son siège, croisant ensuite les mains contre lui. Voilà bien deux heures, facilement, qu'il la veillait, l'ayant porté ici pour qu'elle puisse vraiment dormir et se reposer. Durant ce temps, les autres chevaliers devaient sans doute se reposer aussi, discuter entre eux des récents évènements. Ils étaient restés dans la même pièce, assez grande pour tous les accueillir, assez confortable pour leur permettre de se reposer avant de reprendre la route. Le chemin sera bien long, avant de quitter ces contrées.

Petite Fée – Je les vois, sourit-elle de plus belle en tournant la tête vers l'Elfe. C'est ça la vraie magie ?

La Magie des Fées, en tout cas, elle n'était guère la même que la leur, ou celle des autres races. Voilà donc cette petite fille entrant enfin sur la véritable voie de son peuple magnifique, c'était très émouvant à voir. Elrond en était beaucoup touché, surtout lorsqu'il se remémorait son dernier souvenir des Fées, un souvenir contrastant avec une violence terrible... Une Fée qui ne devait avoir qu'à peine cent ans, repliée sur elle-même, les yeux ternes et les ailes tombantes, tremblant comme jamais alors que sa peau très douce se glaçait de froid. Une larme, unique, roulant sur sa joue, puis le brillant de ses ailes fut éteint, comme la si faible lueur restant dans son regard. Ses yeux s'étaient fermés à jamais, la dernière de son peuple, emportée par la maladie, sans qu'on ne puisse rien y faire. Elrond avait cru cette merveilleuse espèce éteinte à jamais et voilà qu'aujourd'hui, il assistait à la véritable naissance d'une jeune fée, ce qui suffisait à remplir son âme de chaleur. Une petite fée s'éveillant à la magie particulière de son cœur et déployant ses ailes. Il souriait toujours en la regardant, ravi de la voir se gorger de magie et de cette joie si caractéristique. Belle enfant, oui.

Petite Fée – C'est normal de ressentir ça ? Pourquoi uniquement maintenant ?

Elrond – Ce n'est qu'aujourd'hui ta véritable naissance, répondit-il d'un ton serein. Tu es une fille de Lumière, comme tous ceux de ton peuple, et tu peux en être fière. Votre espèce est liée à la magie, elle coule dans vos veines et c'est pour cela que tu peux la voir avec autant de clarté. A présent, viens, mon enfant, les tiens attendent que tu sois éveillée.

Il lui tendit la main pour l'inciter à venir avec lui, attendant qu'elle le rejoigne pour refermer les doigts sur cette petite main d'enfant. Ces êtres étaient si menus, fragiles, mais envoûtants pour qui s'intéressait à leur peuple. Quittant la chambre, il revint vers le grand salon en lui parlant un peu des auras magiques qu'elle pouvait percevoir. Le trajet fut bien court et ils furent vite revenus où les chevaliers se reposaient. dans cette pièce un peu plus sombre, malgré le feu ronflant et les bougies, la petite fée semblait concentrer une véritable aura de lumière tout atour d'elle, une lumière si brillante dans ses yeux et émanant des longues ailes dans son dos. Elrond relâcha la main de la fillette pour qu'elle puisse courir se jeter dans les bras de son maître, toujours débordante de cette joie caractéristique, un souffle d'énergie comme l'avait toutes les Fées. C'était très touchant, oui. Autrefois, chacune de ces "secondes naissances" étaient de véritables jours de fête, les membres de peuple chantaient et dansaient tout le jour et toute la nuit, entourant le ou la nouvelle arrivée dans la communauté, riant et chantant cette naissance. L'arrivée des ailes était très importante.

Elrond – Vous allez pouvoir rentrer chez vous sans soucis, à présent. Le plus simple consiste à prendre vers l'Ouest et passer les contreforts de Shola, avant de reprendre la trouée menant au royaume d'Hamill.

C'était la route la plus simple pour les Humains, néanmoins, car ils ignoraient comment lire les signes des montagnes pour emprunter d'autres chemins plus rapides. Elrond ne pouvait guère leur faire une cartes, il est des signes qu'on ne put expliquer si simplement.

Elrond – Peut-être vous reverrais-je, si nous parvenons à faire comprendre l'urgence à tous les Rois...

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Gunda Nomicant
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MessageSujet: Re: Peuple d'air et de lumière   Dim 30 Avr - 17:53

Son frère n'avait même pas tourné la tête lorsqu'elle l'avait appelé, se contentant de filer et s'engager à bonne vitesse dans l'escalier de pierre avant de disparaître à un tournant. Gunda avait, elle, stoppé, sur la sixième marche, renonçant à les poursuivre plus avant qu'il ne désirait pas lui adresser la parole. Blessée mais aussi assez résignée, elle fit demi-tour et rentra à la bibliothèque, vide et calme, où elle alla s'asseoir à son bureau. Sa vie, jusqu'ici si paisible et sans accrocs, avait de nouveau subi un certain coup du destin. Non à cause d'un volcan, cette fois-ci, mais plutôt parce que son frère n'en faisait qu'à sa tête. Ceci étant, sans lui, peut-être n'aurait-elle jamais su certaines choses et peut-être n'aurait-elle jamais entendu leur seigneur parler ainsi. Elle ne comprenait d'ailleurs toujours pas pourquoi elle avait été mêlée à la conversation, pourquoi elle devrait se sentir concernée par tout cela. Après tout, elle ignorait comment combattre efficacement et ses pouvoirs n'étaient pas aussi élevés que bien d'autres sorcières et sorciers, ici. Donc pourquoi ? Et lui, ce chevalier, pourquoi trouvait-il si naturel qu'elle y soit mêlée, lui aussi ? Tout le monde ne pouvait être fait pour être en première ligne, quoi qu'on en dise. Inspirant doucement, elle joignit les mains devant elle, sur son bureau, regardant les quelques livres, les feuilles de parchemin vierge, l'encre très noire, où la lueur d'une bougie se reflétait doucement.

Il l'avait troublée, par sa manière d'être, inutile de le nier. Par la façon dont il parvenait à vivre, malgré ce qui pouvait arriver autour de lui ou à son entourage. En un sens, c'était enviable. Être capable de toujours sourire, de sortir sans crainte à l'air libre, de regarder le soleil ou respirer à fond l'air pur de l'océan, sans avoir à craindre l'ombre oppressante des volcans. Il avait cet air serein et confiant, qu'il dégageait en permanence, qui donnait envie de partir à son côté pour en découvrir les vertus. Las, il allait partir pour un endroit encore, à ses yeux, inaccessible. Gunda ne le reverra sans doute plus, ils n'étaient pas du même monde. Un enfant du désert contre une fille des glaces. Ce fut pourtant agréable de pouvoir un peu parler avec lui des temps anciens, bien peu étaient sensibles à l'Histoire et encore moins désiraient obtenir tant de connaissances. Une conversation qu'elle aurait souhaitée poursuivre, sans pour autant se l'avouer, car poursuivre un échange signifiait aussi accepter que l'autre personne apprenne peu à peu à nous connaître et qu'un lien en soit ainsi tissé. La bibliothécaire n'était pas encore prêt à accepter ce genre de lien, si faible ou innocent soit-il, car s'attacher à une personne signifiait accepter de recevoir une nouvelle souffrance en la perdant.

Néanmoins, peut-être pouvait-elle au moins lui confier une chose, qu'il pourra emporter avec lui dans les quelques sacs accrochés à la selle de son cheval. Peu encombrant mais utile, qui puisse lui servir et lui laisser au minimum un bon souvenir de son passage dans les royaumes du Nord. Elle se leva à nouveau puis alla chercher le traité auquel elle pensait, le reposant ensuite sur son bureau avant de l'envelopper avec un très grand soin dans un tissu puis attacher une ficelle autour pour le maintenir. Voilà qui conviendra et qui sera utile. Enfilant de nouveau son long châle pour couvrir ses épaules et ses bras, elle prit le petit paquet contre elle puis quitta la bibliothèque, marchant à grands pas vers le "hall", où plutôt la grande grotte où chacun arrivait et repartait, pour qui était à cheval ou en convoi, et lorsqu'on désirait rejoindre directement la frontière vers Shola. Elle descendit de longs et très larges escaliers, voyant plus loin la petite troupe se préparer pour le voyage, près de leurs chevaux. Gunda inspira doucement puis s'avança à son tour, allant directement près du chevalier Santo sans s'attarder sur les autres, sans se présenter non plus. Pour eux, elle ne devait être qu'une ombre de passage, sans incidence, qui ne laissera aucun souvenir. Elle lui tendit le grimoire qu'elle avait enveloppé, des deux mains, en lui disant que c'était pour lui.

Gunda – Si ça peut vous être un peu utile, ce sera l'essentiel, sourit-elle faiblement.

A présent, il était temps pour elle de retourner dans les ombres de la montagne et à ses livres, tout ce qui constituait sa vie ici. Elle n'avait fait que quelques pas lorsqu'une main se posa tout à coup son épaule, la fit se retourner et elle se retrouva tout à coup sans comprendre dans les bras du chevalier, qui la serrait contre lui avec force. Une rougeur inhabituelle vint colorer ses joues et elle s'accrocha timidement du bout des doigts à lui, surprise mais très touchée, car c'était bien la première fois qu'elle recevait un tel geste d'affection, depuis ses quatre ans. Cependant, devant tout le monde, c'était aussi très gênant. Lorsqu'il la relâcha, elle avait le cœur battant un peu plus vite, lui souriant doucement.

Gunda – Bon voyage, murmura-t-elle avant de faire demi-tour.

Elle repartit dans les escaliers de pierre et de roc, tenant un peu sa jupe pour ne pas la prendre entre ses souliers, se retournant juste une dernière fois pour voir le chevalier qui n'avait pas bougé encore. Au revoir.

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