Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Visiteurs de marque

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Elvira d'Émeraude
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MessageSujet: Visiteurs de marque   Mar 23 Jan - 19:30

Elvira sentit son coeur battre un peu plus vite, alors qu'elle regardait les trois adultes et le jeune enfant quitter le château, à cheval et au galop, debout devant la fenêtre et les mains jointes devant elle. Ils partaient... Ils partaient, ils étaient partis, on ne les voyait déjà presque plus. Ils s'éloignaient et elle ne reverra plus ces silhouettes avant de long mois, peut-être avant qu'il ne se soit écoulé une année entière. Ils étaient partis. Il était parti. Elle reprit une longue inspiration, en regardant cette silhouette disparaître au loin, se souvenant du jour où elle l'avait regardée ainsi partir, pour ne plus le revoir avant deux années entières. Elle avait pu endurer deux ans, elle pouvait endurer sans ciller le temps qu'il faudra avant qu'il ne soit de retour. Ce n'était là qu'une nouvelle épreuve, un autre cap dans la relation secrète les unissant. Elle ne bougea pas jusqu'au moment où toute trace disparu à l'horizon, puis toucha le collier en nacre dissimulé sous son corsage. Callum avait taillé le pendentif pour elle avant de partir, en lui disant de l'attendre, qu'il reviendra. Et s'il ne le faisait pas, elle devra alors comprendre que son heure était venue et que les Dieux avaient conduits son âme dans les Grandes Plaines de Lumière.

Elle l'attendra. D'ici le moment de son retour, elle accomplira son Devoir et restera digne, elle se le jurait. Déjà, un premier Devoir l'attendait. Le Roi était souffrant, depuis ce matin, et n'avait pu quitter son lit. Déjà, elle pouvait voir, dans la cour, le magicien du château, Elund, se presser à rentrer pour revenir à son chevet. Maladie ou grand âge ? Elle l'ignorait et ne souhaitait pas non plus le savoir. Les conseillers avaient voulu annuler les séances publiques de doléance et de prises de parole, ce matin-là, ce qu'elle avait refusé. Il serait inadmissible de refuser ces entretiens à leur peuple alors que cette matinée ne se tenait qu'une fois par semaine, alors qu'elle pouvait assurer ces séances. Il lui avait fallu rassembler toute son autorité pour imposer le maintien. Les conseillers étaient habitués à un Roi doux et vieillissant, habitués à presque diriger le royaume à sa place à mesure que le poids des années se faisait ressentir, et l'arrivée d'une reine aussi jeune n'avait, pour eux, rien changé à la donne, ils ne la voyaient que comme une poule pondeuse tout juste bonne à sourire et rester en retrait. Elvira s'était mise en colère devant leur attitude, très tôt ce matin, et elle savait qu'ils n'avaient cédé ensuite qu'en songeant qu'elle allait se couvrir de honte en accomplissant un exercice qui la dépassait, selon eux.

Ils la sous-estimaient et allaient bien vite s'en apercevoir. Elvira savait ô combien il allait être ardu, pour elle, de s'imposer et imposer son autorité, combien il allait être difficile de se faire reconnaître comma la souveraine légitime, à la fois aux yeux des habitants du château qu'à ceux des habitants du royaumes, ainsi qu'aux ambassadeurs et émissaires des pays étrangers. Peut-être était-elle une poule pondeuse, peut-être sa place majeure consistait à être celle qui allait enfin donner un héritier au Roi, peut-être ne servait-elle que de jolie décoration et d'un lien servant à resserrer deux pays ensemble, mais elle n'étai pas que cela. Elle était aussi la femme que son Père, le roi de Perle, avait éduqué à tenir le rang de première conseillère du Roi, celle qui était destinée à assurer la régence au cas où le souverain rendait l'âme avant que son fils héritier ne soit prêt à prendre le trône, celle qui non seulement pouvait mais aussi devait représenter le royaume autant face à son peuple que face aux étrangers. Pour toutes ces raisons, elle s'assit sur le trône sans peur aucune, la couronne, qui lui pesait tant, dressée fièrement sur sa tête, et ordonna qu'on fasse entrer les premiers visiteurs.

Les conseillers étaient présents, à ses côtés, elle surprenait leurs regards où se mêlaient curiosité, mépris très pur, impatience et condescendance, tout particulièrement. Hommes conservateurs, ils ne supportaient pas qu'une femme tienne ce rôle. Elvira sentait se réveiller en elle une fierté qu'elle n'avait pas cru posséder, jusqu'ici, et s'en redressa d'autant plus, parlant d'une voix claire et ferme aux visiteurs se présentant devant elle. Son père serait sans doute fier d'elle, à cet instant précis, elle n'était plus la petite princesse effrayée et en pleurs qui était arrivée dans ce royaume, elle en était la Reine et se comportait comme telle. Les doléances étaient toutes prises en note par e scribe, de son côté, charge lui revenait de les écouter, les analyser, réfléchir rapidement pour juger de ce qu'elle devait faire. Pour la première fois de son existence, elle bénit son père pour toutes ces heures apprises à travailler l'écoute, la diplomatie, la stratégie, les relations, et encore tant d'autres choses. Le héraut annonça ensuite l'entrée d'un groupe visiblement plus important, accompagné par quelques chevaliers d'Emeraude. La jeune femme parvint à rester impassible, grâce à son éducation, mais son regard ne pouvait alors que trahir ce qu'elle ressentait actuellement.

Ils étaient cinq Elfes, quatre hommes et une femme. Et ce fut cette femme qui retint toute l'attention d'Elvira dans un premier temps. Plus grande d'une bonne tête que ses compagnons, déjà eux-mêmes imposants en taille, la taille fine et les gestes gracieux, de longs cheveux d'or pur lui descendant jusqu'aux bas des reins... On aurait pu croire qu'un rayon de soleil venait d'entrer dans la salle, cette Elfe aspirait littéralement toute l'attention, on ne voyait plus qu'elle, ses gestes d'une grâce infinie alors qu'elle s'inclinait légèrement pour saluer. Un cercle de métal brillant et délicatement ouvragé ceignait son front, elle était vêtue d'une longue robe blanche très simple et droite, avec des manches en voiles fendues descendant le long de ses bras sans les cacher. Ce qui retenait surtout le regard, cependant, était sa beauté. Elle dégageait une telle aura que toute femme à côté d'elle en arrivait à douter. Son regard était profond, plus qu'aucune autre personne ne pouvait l'avoir, comme si elle avait déjà vécu des siècles entiers. Même les conseillers s'étaient tus, la bouche entrouverte, on aurait pu croire qu'ils avaient été frappés d'un sort les contraignant à l'immobilité. Elvira ne se reprit qu'avec un immense effort de volonté, ne se souvenant pas que l'Elfe magicien du château ne lui ait fait un tel effet, pas plus que le seigneur Hamill.

Elvira – Soyez la bienvenue au royaume d'Émeraude, dame Galadriel.

Galadriel – Je vous remercie.

Même sa voix semblait provenir du fond des âges, il y avait... quelque chose que la jeune femme ne discernait, ou plutôt ne comprenait pas. Elle était convaincue que cette femme était très âgée, même si en apparence, elle semblait n'avoir qu'entre trente et quarante ans. Pour se redonner du courage, elle lança un bref regard en biais vers les chevaliers puis le reporta sur la Dame Elfe.

Elvira – Je vous écoute, quelle est la raison de votre venue dans ce royaume ?

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Galadriel de Valinor
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MessageSujet: Re: Visiteurs de marque   Mer 24 Jan - 11:09

Bien des guerres s’étaient déjà déroulées, la dame Elfe avait participé à bon nombres de conflits, dont certains qu’elle aurait pu même éviter, si sa fierté n’avait pas exigé qu’elle participe à des combats pour défendre ses valeurs et ne reste pas ainsi cloîtrée dans un monde, certes d’une merveille sans équivalent, mais qui ne la rendait pas aussi vivante. Son désir de découvertes avait été puissant, sans doute inhabituel pour son propre peuple, et même aujourd’hui, elle agissait librement et sans rien regretter. Le Mal qui s’était de nouveau éveillé pouvait être contenu si tous y mettaient les efforts désirés, si tous s’unissaient comme autrefois, comme lors de toutes ces guerres. Elfes, Hommes et Nains, toujours ces peuples avaient su surmonter leurs rancunes et difficultés pour se placer en barrière contre le Mal, il en sera de même en cet âge. Beaucoup en doutaient, bien des êtres ne croyaient plus aux alliances, ils n’avaient guère eu tant de preuves si vives qu’elle… Elle avait tant vécu, tant vu, décrite comme sage, portée par la force des siècles passés et d’un savoir qui ne cessait jamais de s’accumuler. Ces derniers jours avaient été fructueux, même assez pour que Haldir se débarrasse de certains doutes et commence lentement à reprendre espoir. Il voyageait avec elle, ainsi que trois autres de ses gardes, une escorte plus traditionnelle que par réelle besoin, elle savait se battre, elle pouvait même tenir seule face aux Neuf.

Revenue depuis peu sur ce continent, pour y mener un autre type de mission, elle avait choisi de cibler en premier lieu Émeraude. A ses yeux, un royaume qui avait poussé à créer une seconde fois un Ordre de chevaliers et magiciens devait être assez ouvert d’esprit pour comprendre l’affaire les occupant et accepter d’y participer pleinement, quand bien même l’union entre tous ces jeunes royaumes était loin d’être faite. Le château, entièrement fait de pierre comme il était au goût des humains, était d’une architecture carrée et grossière, à ses yeux, des blocs de pierre assemblés sans finesse, formant un abri qu’elle pourrait qualifier de rudimentaire. Il était impossible de comprendre pourquoi les Hommes aimaient tant s’enfermer dans la pierre, à la manière des Nains, comme s’ils se préparaient à l’avance à ce qui sera leurs tombeaux. Leur arrivée provoqua une certaine agitation, un petit magicien vieillissant et avec un long bâton vint à leur rencontre avec une légère panique, en demandant qui ils étaient. Faisaient-ils donc mauvaise impression ? Haldir et les gardes étaient en armures, de longs arcs et carquois dans le dos, les mains placées sur les pommeaux de leurs épées. Elle-même ne portait aucune arme visible, son pouvoir ne résidait pas dans le maniement de l’acier, avec une longue robe blanche et une couronne d’argent délicate ceignant son front.

Elle lut sans peine la peur dans l’esprit, plutôt faible, de cet Humain lorsqu’elle énonça son nom et demanda à être reçue. Il ne fallut ensuite guère de temps pour que quelques chevaliers vinrent les escorter également, s’attirant des regards on ne peut plus méfiant de la part de ses gardes. Ceux du château commencèrent à leur dire qu’ils devaient déposer les armes avant de pénétrer dans la salle du trône, avant de s’arrêter dans un bafouillement sous le regard noir de son capitaine. Ils reculèrent en marmonnant que les chevaliers allaient également veiller à la sécurité de la reine. Galadriel ne prêta aucune attention à l’échange, se contentant d’avancer, dépassant en taille tous les humains qu’elle croisait, y compris le chef des chevaliers. Elle ressentait une nervosité croissante, autour d’elle, de la peur, comme si son arrivée était un présage de catastrophes imminentes. Qu’ils se rassurent, les catastrophes étaient déjà présentes depuis longtemps, tout ce qui changeait étaient les moyens de les contrer. Ils entrèrent enfin dans la salle du trône, s’avançant vers une toute jeune femme, l’air assuré mais visiblement encore peu rompue à ce genre d’exercices, de ce que l’Elfe lut en elle. Un esprit clair et déterminé, qui lui plut beaucoup, c’était ce qu’elle avait espéré. La jeunesse de ce continent sera moins troublée par certaines idées poussiéreuses diffusées par leurs aînés.

Jeune Reine – Soyez la bienvenue au royaume d'Émeraude, dame Galadriel.

Galadriel – Je vous remercie.

Déterminée mais mal entourée, bien mal entourée. Un danger, encore peu définissable, rôdait autour d’elle, émanant de ces hommes censés la conseiller. Ils n’étaient pas encore prêts, la colère couvait dans leur cœur sans encore être assez vivace pour les pousser à un acte regrettable. Telle était la vie humaine, elle n’était pas suffisamment courte qu’ils devaient en plus sans cesse la menacer et la raccourcir, par tous les moyens. Les positions de pouvoir attiraient toujours de la haine. Voilà qui était autant malheureux que ridicule, ce genre d’homme était inutile, tout particulièrement en temps de guerre. Galadriel ne souhait pas perdre de temps à traiter avec ces individus étriqués et incapables de comprendre quoi que ce soit, elle n’était pas revenue sur ce continent pour gaspiller des heures en vaines paroles.

Jeune Reine – Je vous écoute, quelle est la raison de votre venue dans ce royaume ?

Galadriel – Nous venons vous parlons de la guerre en préparation, étant donné que presque aucun humain n’a fait le déplacement au Conseil, nous ignorons encore quelles forces les Hommes peuvent engager.

Cela l’avait d’ailleurs beaucoup surprise… Elrond avait semblé heureux qu’il y ait au moins un représentant de chaque espèce, là où elle-même s’était attendue à une salle remplie, tant la menace était importante et aurait donc dû convaincre chacun qu’il était temps de se bouger. Les Hommes étaient bien plus prompts que cela, d’ordinaire… Elle avança de deux pas, couvant la jeune humaine d’un regard profond, où se lisait la force des âgés passés. Lorsqu’on vivait assez longtemps, on pouvait voir les mêmes regards, se dessiner chez les uns et chez les autres. Chez cette femme, Galadriel lisait autant de détermination que de nervosité, autant de peur que de volonté, et d’une certaine façon, elle la sentait prise au piège, assumant un rôle qu’elle n’avait pas désiré. Voilà qui était dommage, néanmoins, elle devra bien vite trouver en elle les ressources nécessaires pour affronter son destin, quand bien même il ne lui était pas prévu à sa naissance, car elle allait être plongée dans une période de très grands troubles. Et tant que Reine, elle devra y faire face, au même titre que le Roi de Rohan, l’intendant du Gondor, les souverains et souveraines de tous ces royaumes, qu’ils soient Nains, Humains ou Elfiques.

Galadriel – Votre royaume a fait recréer un ordre de chevaliers, soit… Quelle est votre position face à la guerre contre les Atari ?

A peine avait-elle posé sa question qu’elle comprit que le mot était inconnu, pour la jeune femme, comme pour tous les autres conseillers autour d’elle et sans doute les chevaliers. Et la menace en grandit tout à coup dans les yeux de serpent d’un de ses conseillers. Fronçant un peu les sourcils, l’Elfe réduit sèchement, mentalement, cet homme véreux au silence, le laissant tout à coup hébété. Ces hommes ne pouvaient être préparés à ces pouvoirs, ils ne connaissaient que ceux des chevaliers humains. Suite à cela, elle introduit délicatement la signification du mot dans l’esprit de la jeune femme, sans qu’elle ne le réalise, ayant besoin que ces jeunes esprits conservent leur volonté et leur détermination.

Jeune Reine – Nous avons conscience du danger représenté par cette union, affirma-t-elle d’une voix ferme. Et nous déploierons tous les moyens nécessaires magiques ou non, pour les contrer. Le continent ne restera pas sans défense.

Galadriel – Notre propre Alliance comme à prendre forme. Plusieurs grandes familles de Nains ont d’ores et déjà débuté leur préparation, certaines communautés humaines également. Les nôtres se préparent pour la guerre.

Elle sourit doucement, abordant maintenant le sujet plus délicat. Le point contrariant était la présence des ces hommes, autour de la reine, et de certains des gardes, qui voyaient d’un trop mauvais œil cette femme assise sur le trône. Galadriel planta son regard dans celui de la souveraine, la contactant mentalement avec douceur, sans que personne ne puisse surprendre cette échange.

Galadriel * Renvoyez vos conseillers… Ainsi que la Cour et vos gardes. Laissez les chevaliers rester, si cela vous rassure, vous n’avez rien à craindre de nous.

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Elvira d'Émeraude
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MessageSujet: Re: Visiteurs de marque   Mer 24 Jan - 21:30

Dame Galadriel – Nous venons vous parlons de la guerre en préparation, étant donné que presque aucun humain n’a fait le déplacement au Conseil, nous ignorons encore quelles forces les Hommes peuvent engager.

Quel Conseil ? Aucun invitation ne leur était venue ! Elvira ne broncha pas, tandis que l’Elfe avançait de deux pas, les deux mains posées contre elle, sur ses genoux, en attendant la suite. Bien qu’elle ignore de quoi elle parlait, le signifier clairement serait on ne eut plus maladroit, alors même qu’elle devait faire ses preuves et montrer à tous qu’elle était capable d’être une bonne dirigeante, en l’absence du Roi. Une tâche bien plus difficile que prévu, alors qu’elle recevait une femme si… La jeune reine ne saurait pas la décrire précisément, ce regard la perturbait profondément, même si elle s’obligeait à ne rien en montrer. A la fois jeune et profond, à la fois vif et lointain, tout ce que dégageait cette femme était aussi intimidant que soupçonneux, Elvira n’était pas elle-même magicienne et pouvait pourtant ressentir cette puissance qui se dégageait de la visiteuse. C’est pourquoi elle restait sur ses gardes, réfléchissant à ses moindres faits et gestes avec beaucoup de prudence. Tout particulièrement aujourd’hui, le Roi était alité et c’était elle qui avait exigé de maintenir cette séance publique, elle ne pouvait pas se permettre de se ridiculiser, surtout devant autant de monde. Et que craignait-elle ? Les gardes du château étaient là, dans cette salle, si l'Elfe ou un de ses gardes attentait à sa vie, les chevaliers aussi. Elle se détendit donc, seulement un peu plus pâle que toute à l'heure.

Dame Galadriel – Votre royaume a fait recréer un ordre de chevaliers, soit… Quelle est votre position face à la guerre contre les Atari ?

Les... Les "Atari"... Perdue, tout à coup, elle entrouvrait la bouche, prête à poser la question, lorsque la signification de ce mot s'imposa tout naturellement au-devant de son esprit, comme si elle l'avait toujours su et n'avait eu qu'un bref moment d'égarement avant de se s'en souvenir. Complètement rassérénée, car elle craignait de commettre une erreur, elle répondit alors d'une voix claire et forte que toutes les mesures et précautions possibles avaient été prises pour lutter, que bien entendu, ils ne resteront pas les bras croiser en attendant la destruction du continent, qu'ils usent de moyens magiques ou plus ordinaires. A ce sujet, nulle inquiétude à avoir. Jamais leur Royaume ne collaborera avec l'ennemi et jamais ils ne plieront sans combattre, face à cette menace, aussi importante qu'elle soit. Un de ses conseillers hocha la tête avec ferveur, tandis que Vyoka restait, lui, étrangement silencieux et inexpressif, tout à coup. Ou plutôt l'air hébété, elle pouvait le voir, sur le côté non loin du trône et des visiteurs, un peu en retrait. Hum, tant qu'il ne cherchait pas à discuter son autorité en public, qu'il prenne l'air qui lui convenait, peu lui importait. La visite de cette Elfe la concernait déjà bien plus, Elvira sentait que tout cela n'était qu'une entrée en matière et attendait la suite avec une impatience mêlée à de la nervosité.

Dame Galadriel – Notre propre Alliance comme à prendre forme. Plusieurs grandes familles de Nains ont d’ores et déjà débuté leur préparation, certaines communautés humaines également. Les nôtres se préparent pour la guerre.

Tout cela, elle le savait, l'entrée en matière, toujours, ils n'en étaient pas encore à la véritable raison de sa venue. Elvira frémit un peu lorsque ce regard très clair et sans âge se posa sur elle, avec l'impression que son âme était sondée jusque dans ses profondeurs les plus intimes. Elle voulut se dégager, par réflexe, mais ne put pas esquisser le moindre mouvement, comme prise dans ces yeux qui lui semblaient être deux lacs glacés et profonds, insondables, dont elle ne pouvait même pas rêver effleurer la surface. Puis elle sentit... Elle sentit la présence d'un autre esprit, contre le sien, une sensation absolument nouvelle et qui fit rater un battement à son coeur. Ce n'était pas une présence violente ni contraignante, cependant, jamais elle n'avait connu ça, ni même envisagé que ce soit possible, et un nouveau frisson de peur remonta dans son dos, jusqu'à sa nuque. Puis une voix, toujours celle de la dame Elfe, quoi que plus chaude et rassurante, comme si elle tentait de se montrer plus amicale. * Renvoyez vos conseillers… Ainsi que la Cour et vos gardes. Laissez les chevaliers rester, si cela vous rassure, vous n’avez rien à craindre de nous.* La jeune femme prit une légère inspiration, son regard trahissant son trouble, puis elle hésita. Le sujet était important, s'il devait être évoqué dans le secret... Elle lança un long regard en biais à Chloé, avant de le reporter sur l'Elfe, en réfléchissant à toute vitesse. Au même instant, Vyoka sortit tout à coup de son hébétude, avec un air autant mauvais que méprisant.

Vyoka – Notre jeune Reine semble oublier qu'il est discourtois de ne pas répondre à un invité, nous en sommes navré, ma Dame, pour ce douloureux manque de savoir-vivre.. Il est navrant que le Roi soit alité, aujourd'hui, mais cette séance n'aurait pas dû avoir lieu, il ne fait guère bon laisser des personnes trop jeunes, des femmes, prendre une place à laquelle elles n'ont aucun droit.

Une demie-seconde avant qu'Elvira se lève et renvoie sèchement cet homme odieux au loin, l'Elfe tourna son regard d'eau vers lui, sans répondre, sans ciller, sans même changer d'expression. Vyoka se tut, s'étranglant à moitié, puis son expression de mépris passa à une expression de terreur pure alors qu'il se mettait à trembler de la tête aux pieds. Dans le plus grand silence, chacun observait, sous le choc, le conseiller émit un gémissement net puis tomba à genoux, avant de pousser un cri rauque, en se tenant la tête entre les mains.

Elvira – Ça suffit, asséna-t-elle sèchement. Vous deux, sortez-le d'ici et jetez-le en prison, pour outrage. Les autres conseillers, sortez, maintenant ! Il ne doit rester ici que ma garde personnelle et les chevaliers.

Le reste des conseillers n'eurent pas besoin de se le faire répéter, au moins, tous s'inclinèrent avant de se sauver littéralement, après un regard terrorisé vers l'Elfe blonde. La jeune femme attendit que la Cour quitte la salle, tout comme les grades qu'elle avait congédié, ainsi que les quelques serviteurs en retrait. Lorsque, enfin, le calme revint, il restait les serviteurs, six hommes près du trône en une attitude défensive et sur les nerfs, ainsi que les quelques chevaliers. Elvira tâcha de reprendre contenance, ainsi que son calme, attendant encore que les portes soient refermées avant de faire face aux visiteurs.

Elvira – Je suis déjà au courant pour cette guerre et pour le fait que des communautés s'arment et se préparent, Dame Galadriel. Comme je vous l'ai dit, nous ne restons pas les bras croisés. En revanche, nous ignorions qu'une Alliance avait déjà pu être créée. Qu'attendez-vous de nous, en venant ici ?

Dame Galadriel – Que vous participiez aux Conseils en tant que Reine d'Emeraude. Que vous soyez la voix pour votre peuple, autant pour la préparation de la guerre que pour, ensuite, la coordination de vos troupes avec celles des autres pays.

Cela avait le mérite d'être très direct... Elvira hocha la tête, d'un air neutre, en réalisant peu à peu ce que cela impliquait. Il y avait une très nette différence entre prendre soin d'un peuple, participer à des réunions, prendre des décisions pour améliorer la vie locale, et entre se poser comme chef stratégique et militaire d'une nation, face à d'autres souverains, pour décider ensemble des manœuvres d'une guerre ! Le Roi de Perle ne l'avait pas exactement préparée à ça, non... Il l'avait préparée à tout mais pas à être chef de guerre, ni stratège, ce n'était pas de la politique ou de la diplomatie, là...

Elvira – Je dois connaître plus de cette Alliance avant de m'engager sur quoi que ce soit ou engager notre peuple. Qu'est-elle, qui en fait parti, qui occupent ces Conseils aujourd'hui et quel est son mode de fonctionnement ? Avez-vous contacté, de même, d'autres royaumes de ce continent ?

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Galadriel de Valinor
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MessageSujet: Re: Visiteurs de marque   Jeu 15 Fév - 18:32

Conseiller – Notre jeune Reine semble oublier qu'il est discourtois de ne pas répondre à un invité, nous en sommes navré, ma Dame, pour ce douloureux manque de savoir-vivre.. Il est navrant que le Roi soit alité, aujourd'hui, mais cette séance n'aurait pas dû avoir lieu, il ne fait guère bon laisser des personnes trop jeunes, des femmes, prendre une place à laquelle elles n'ont aucun droit.

Agaçant, en plus d'être menaçant, Galadriel l'avait pourtant déjà remis à sa place une première fois, mais puisqu'il ne semblait toujours pas comprendre, peut-être devait-elle employer des méthodes moins subtiles ? Car il oubliait également que ce n'était pas d'un roi âgé et affaiblie qu'ils avaient besoin dorénavant mais d'une reine jeune, dynamique et à l'esprit déterminé. Galadriel tourna tranquillement son regard vers lui, sans changer de posture ni même d'expression, son pouvoir enserrant l'esprit de ce petit homme véreux et l'étouffant sèchement d'une poigne aussi ferme que glacée. Confronté à un esprit trop étendu et ancien qu'il ne pouvait comprendre, d'autant plus à son si faible niveau, son visage se tordit dans une expression de terreur pure. Il voulut hurler, elle l'en empêcha, seul de faibles gémissements sortirent de cette bouche alors qu'il tremblait et tombant à genoux. Elle l'autorisa enfin à crier, à exprimer la douleur si vive qui l'enserrait maintenant que son esprit tout entier était dans les griffes du sien. Sans doute y réfléchira-t-il à deux fois, maintenant, avant de préparer des plans de lutte, d'atteinte personnelle ou même d'assassinat, contre sa souveraine. Il ne représentait rien, pour elle, pas même un simple souffle passant à bonne vitesse dans une très longue vie. Il n'était que l'un de ceux dont les vies allaient apparaître puis s'effacer sans aucune incidence sur le grande marche du monde, un de ces hommes moindres qui jamais ne réussiront à s'élever, par leurs trop faibles capacités ou leurs esprits étroits. Il pourrait mourir ici, sous leurs yeux, cela n'aurait pas plus d'incidence qu'une feuille tombant avec délicatesse au sol une fois venu les matins brumeux de l'automne.

Jeune Reine – Ça suffit, asséna-t-elle sèchement. Vous deux, sortez-le d'ici et jetez-le en prison, pour outrage. Les autres conseillers, sortez, maintenant ! Il ne doit rester ici que ma garde personnelle et les chevaliers.

L'Elfe était parfaitement insensible à la terreur qu'elle inspirait soudain chez ces hommes moindres, à peine les remarqua-t-elle lorsqu'ils s'enfuirent presque de cette salle, suivant l'autre faible quand il fut emporté par les gardes. Il y eut encore bien du remous avant que toute la Cour ne quitte enfin les lieux, avec une bien mauvaise grâce, pour la plupart. Tel était le lot des personnes encore jeunes et qui débutaient leurs premiers pas, gagner le respecté tait une tâche compliquée, plus encore pour une personne de la royauté. Et pourtant, qu'importe l'inexpérience ? Elle n'était que passagère, toute personne avait ainsi commencé par des pas balbutiants, des erreurs et des maladresses, avant que la force de l'expérience ne vienne remplacer le tremblement des premières fois. Personne ne pouvait rester inexpérimenté puisque la Vie se chargeait elle-même de combler faiblesses et lacunes par les épreuves qu'elle imposait à chacun. Ce qui comptait réellement était le caractère de chacun et les objectifs personnels. Une personne voulant une vie tranquille se satisfera d'un tempérament doux et gentil, alors qu'une personne vouée à diriger ou commander devra se forger un tempérament plus ferme et réfléchi. Ce dernier chemin devait être celui emprunté par cette jeune reine, peu importe qu'elle ait ou non été désignée pour cela dès la naissance, puisqu'elle était là aujourd'hui. On ne choisissait pas son époque comme on ne choisissait pas la place nous revenant dans le cours de la Vie. Chacun prend ce qui lui arrive et s'efforce de faire au mieux, voilà tout. La sélection naturelle faisait grandir les protecteurs, les leaders, les professeurs et autres. Tout le monde suivait ainsi sa voie, tôt ou tard.

Jeune Reine – Je suis déjà au courant pour cette guerre et pour le fait que des communautés s'arment et se préparent, Dame Galadriel. Comme je vous l'ai dit, nous ne restons pas les bras croisés. En revanche, nous ignorions qu'une Alliance avait déjà pu être créée. Qu'attendez-vous de nous, en venant ici ?

Galadriel – Que vous participiez aux Conseils en tant que Reine d'Emeraude. Que vous soyez la voix pour votre peuple, autant pour la préparation de la guerre que pour, ensuite, la coordination de vos troupes avec celles des autres pays.

Chaque royaume, chaque communauté, chaque peuple devait avoir une personne pour le représenter, une personne qui puisse parler de ses forces et de ses faiblesses, se faire le relais de ses armées ou des moyens dont disposent les siens. Qu'elle ait des conseillers ou qu'elle décide de tout par elle-même, peu importe, il était d'une importance capitale d'avoir à la tête d'une communauté un visage bien défini et stable pour la représenter. Créer une Alliance commençait par être sûr de ses alliés et savoir vers qui se tourner. Non, Galadriel n'avait aucune foi en leur Roi faible et déjà mourant, du moins, il le sera d'ici quelques temps. Lorsque des guerres de pareilles ampleurs arrivaient, et ce d'autant plus pour les humains, les leaders devaient être source de force et de dynamisme, un fait impossible avec un roi tremblotant, dont l'âge le privait de ses ressources. Cette femme apprendra, comme d'autres, elle progressera au milieu des événements parfois violents, parfois plus doux, et elle sera la vraie souveraine de son peuple, quoi qu'en pensent ses pitoyables conseillers. L'Elfe pouvait percevoir l'avenir des gens, leur destin, aussi bien qu'elle pouvait lire qui ils étaient au plus profonds d'eux-même et sentir leurs terreurs les plus enfouies. Les obstacles seront nombreux, sa force sera mise à l'épreuve, ses sentiments personnels également. Elle souffrira beaucoup, oui, Galadriel le voyait, et pourtant, elle la voyait devenir une dirigeante digne et de confiance.

Jeune Reine – Je dois connaître plus de cette Alliance avant de m'engager sur quoi que ce soit ou engager notre peuple. Qu'est-elle, qui en fait parti, qui occupent ces Conseils aujourd'hui et quel est son mode de fonctionnement ? Avez-vous contacté, de même, d'autres royaumes de ce continent ?

Bien, elle réfléchissait avant de parler et se servait de sa tête, sans se précipiter ni agir imprudemment. Un léger sourire effleura les lèvres de la Dame, même Haldir s'était un peu détendu, quoi que ce soit imperceptible pour un regard humain.

Galadriel – L'Alliance a été formée pour contrer les Atari. C'est un rassemblement de tous les peuples ayant décidé de lutter ensemble et d'unir leurs forces, qu'elles soient magiques ou non, pour repousser le mal. Elle avait déjà existé, autrefois. Il y a presque quatre millénaires de ça, nous avions des ennemis si puissants qu'il était impossible que chaque peuple puisse lutter seul. A cette époque, les liens étaient encore forts, il n'y avait aucune haine entre les Nains et les Elfes, aucun rejet entre les Humains et les autres races. Car nous vivions encore tous proches les uns des autres, les échanges commerciaux et culturels étaient exempts de soucis.

C'était alors les Grands Jours ! Il serait bien trop long et fastidieux, néanmoins, d'expliquer pourquoi ce n'était plus le cas de nos jours, ils n'avaient guère le temps de tout expliquer aujourd'hui. Chaque peuple avaient ses tords, des évolutions de sociétés étaient rentrées en jeu, des dynasties puissantes étaient tombées, de nouvelles étaient nées, en bref, un immense tracé historique à la fois riche et compliqué, s'étalant sur plusieurs millénaires. Galadriel s'était un peu redressée, la faisant paraître plus grande encore, le visage plus ouvert alors qu'elle évoquait ce passé qu'elle jugeait glorieux. L'amitié entre tous ces peuples avait été très belle, si belle qu'il en était d'autant plus triste qu'elle soit brisée. Comme bien des merveilles, elle avait été éphémère.

Galadriel – Il existe cinq grands continents, en comptant le vôtre, ainsi que des îles plus ou moins grandes et des archipels, en ce monde. Vous n'imaginez pas le nombre de races différentes qui existent... Les peuples comptant le plus grand nombre de représentants sont le vôtre, en premier lieu, puis les Nains, ensuite mon propre peuple. Les Humains sont si nombreux, leur race est changeante, vive comme l'eau pure, ils prennent facilement les couleurs de l'extérieur. Sur notre continent, les royaumes humains n'ont pas encore pris conscience du danger et ne font pas encore parti de l'Alliance. Sur votre continent, seuls les trois royaumes du Nord font parti de l'Alliance.

Haldir – Bien des Hommes ont lutté contre les Vents du Nord, murmura tout à coup son capitaine et ami. Puis l'Hiver est venu. Ils ont renié leurs Dieux et brisé leurs chaînes.

Les six gardes autour de la souveraine ne parurent pas comprendre ce que venait faire cette soudaine déclaration, au milieu de la conversation, ni pourquoi un "simple garde" se permettait ainsi d'intervenir sans y avoir été invité. Pour comprendre cela, il fallait aussi comprendre que les populations vivant dans les montagnes et au Nord, sur tous les continents, devaient développer une volonté très particulière pour y survivre et que bien des batailles s'étaient déroulées sur les terres glacées des montagnes. Mais c'était là d'autres histoires...

Galadriel – Les communautés humaines et d'autres races de l'Empire Noir sont trop submergées pour participer encore, comme celles de Nahrta. Seul le continent d'Alagaësia compte plus de populations prêtes à se battre. Trois des plus plus influentes Familles de Nainz participent aujourd'hui, le peuple Elfique également, les humains de Surden se préparent à la guerre. Chaque représentant de son peuple participe à un Conseil dirigeant nos forces communes. Si vous prenez place dans ce Conseil, vous rencontrerez les autres dirigeants. Combien de temps de réflexion vous faut-il ?

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MessageSujet: Re: Visiteurs de marque   Lun 19 Fév - 17:51

Dame Galadriel – L'Alliance a été formée pour contrer les Atari. C'est un rassemblement de tous les peuples ayant décidé de lutter ensemble et d'unir leurs forces, qu'elles soient magiques ou non, pour repousser le mal. Elle avait déjà existé, autrefois. Il y a presque quatre millénaires de ça, nous avions des ennemis si puissants qu'il était impossible que chaque peuple puisse lutter seul. A cette époque, les liens étaient encore forts, il n'y avait aucune haine entre les Nains et les Elfes, aucun rejet entre les Humains et les autres races. Car nous vivions encore tous proches les uns des autres, les échanges commerciaux et culturels étaient exempts de soucis.

Et elle parlait d'événements s'étant déroulés il y a quatre millénaires comme si elle évoquait simplement ce qui s'était produit au cours du mois passé. Elvira sentait qu'elle allait avoir bien du mal à se faire à l'extrême longévité des Elfes, ces temps énoncés étaient si aberrants qu'elle avait même du mal à se les représenter, comme si cela appartenait à un autre monde. Elvira tâcha de conserver un air impassible, en attendant la suite, les mains jointes et posées contre ses genoux. Si cette fameuse Alliance avait existé autrefois, quels étaient les éléments qui l'avaient brisé ? Ce qui avait conduit à la fin de l'amitié entre les différentes races ? Les chevaliers lui avaient un peu parlé de ce qu'avait raconté le Roi Hamill, ceci étant, ce n'étaient que des grandes lignes et elle voudrait posséder plus de détails, une vue d'ensemble plus globale et riche de ces affaires. Comment, sinon, définir les tords de chacun et trouver des solutions durables pour que cela ne se reproduise plus dans le futur ? Elle croisa de nouveau ce regard clair et sans âge, de cette femme, cette Elfe, où brillait la force des siècles passés. A côté d'elle, elle devait faire pâle figure, plus jeune encore, quoi qu'aucun roi de ce continent ne devrait afficher fière mine à côté de cette femme. Tous les Elfes n'étaient pourtant pas ainsi, la prestance devait augmenter avec l'âge, à moins qu'il n'y ait dans leurs peuples des familles plus nobles, comme chez les humains, dont les membres se distinguaient par cette "présence" plus affirmée.

Dame Galadriel – Il existe cinq grands continents, en comptant le vôtre, ainsi que des îles plus ou moins grandes et des archipels, en ce monde. Vous n'imaginez pas le nombre de races différentes qui existent... Les peuples comptant le plus grand nombre de représentants sont le vôtre, en premier lieu, puis les Nains, ensuite mon propre peuple. Les Humains sont si nombreux, leur race est changeante, vive comme l'eau pure, ils prennent facilement les couleurs de l'extérieur. Sur notre continent, les royaumes humains n'ont pas encore pris conscience du danger et ne font pas encore parti de l'Alliance. Sur votre continent, seuls les trois royaumes du Nord font parti de l'Alliance.

Il n'existait plus que deux royaumes au Nord, Shola ne comptait plus d'habitants, et le royaume des Esprits pouvait difficilement être considéré comme tel, à moins qu'elle n'ait pas toutes les cartes de compréhension en main. Et donc si peu avaient été visités et engagés, sur leur continent ? Seulement les peuplades du Nord ? L'ampleur de la tâche commençait à lui apparaître, il était déjà si ardu de rallier les peuples entre eux, alors les rallier auprès de races différentes et qui n'étaient même pas issus du continent d'Enkidiev... Cela semblait parti pour un très faible régime, de prime abord, la menace des Atari n'était pas suffisamment prise au sérieux, très loin de là. Elvira craignait que ce ne soit le cas que lorsqu'une attaque de grande ampleur se sera déchaînée et que la puissance de cette organisation les frappera tous.

Garde – Bien des Hommes ont lutté contre les Vents du Nord. Puis l'Hiver est venu. Ils ont renié leurs Dieux et brisé leurs chaînes.

Celui qui avait parlé devait être le chef des autres gardes, sans doute, il se tenait plus en avant, aux côtés de la Dame Elfe, et avait un port de tête plus fier, un regard s clair lui aussi qu'il en était très troublant. La jeune reine ne répondit rien dans l'immédiat, comprenant en partie ce que venait faire, si soudainement, cette affirmation. Alhombria avait beaucoup souffert d'avoir vu ses liens avec le Panthéon Divin rompu, c'était un fait, cependant, ce lien coupé leur avait permis de développer une toute nouvelle forme de société, de laisser une magie plus puissante et dangereuse s'installer dans les cœurs des gens, et d'abaisser certaines peurs et barrières. Il était connu que plus on progressait vers le Nord, plus on devait se revêtir d'un tempérament solide pour résister aux conditions plus extrêmes, comme à l'inverse, rigueur et sérieux s'effaçaient en partant vers le Sud, comme si ces qualités fondaient sous la chaleur de plus en plus ardente du soleil. Ce n'étaient là que les conditions de vie qui imposaient ces changements, et ceux qui n'avaient pas connu ces grands extrêmes ne pouvaient pas comprendre. Elvira était peu à l'aise, voyant autant une affirmation qu'un avertissement, dans cette dernière phrase.

Dame Galadriel – Les communautés humaines et d'autres races de l'Empire Noir sont trop submergées pour participer encore, comme celles de Nahrta. Seul le continent d'Alagaësia compte plus de populations prêtes à se battre. Trois des plus plus influentes Familles de Nains participent aujourd'hui, le peuple Elfique également, les humains de Surden se préparent à la guerre. Chaque représentant de son peuple participe à un Conseil dirigeant nos forces communes. Si vous prenez place dans ce Conseil, vous rencontrerez les autres dirigeants. Combien de temps de réflexion vous faut-il ?

Elvira – Vous aurez ma réponse dans une semaine.

Elle devait attendre que le Roi soit plus remis et prendre ensuite le temps de lui en parler, car elle avait les mains liées et ne pouvait agir en outrepassant ce que lui désirait. Or, cette fois-ci, elle doutait profondément qu'il la laisse participer à une telle entreprise... Quand bien même son cœur brûlait d'agir et de ne pas simplement rester sur la touche, comme la petite fille obéissante qu'on voulait qu'elle soit, une simple plante verte tout juste bonne à produire un héritier. La Dame Elfe ne semblait pas en attendre plus, pour le moment, car elle la salua de quelques dernières paroles, avant de quitter la salle avec ses gardes. A présent, c'était au tour d'Elvira de bien s'y prendre avec le Roi, la partie était loin d'être gagnée.

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