Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Histoire des Dragons et guerres passées

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MessageSujet: Histoire des Dragons et guerres passées   Ven 22 Déc - 11:36

Seigneur Hamill

Une promesse était une promesse, même si la situation avait pas mal évolué et qu’ils étaient tout sauf les bienvenus, ici… Après leur réunion à Birgin, le seigneur Hamill avait aussitôt pris la route vers le royaume d’Emeraude, toujours en compagnie d’Aveleen, l’esprit autant empli de questions qu’il l’était par un certain espoir. Il était bon de savoir qu’une cause n’était pas complètement perdue, qu’il n’avait, peut-être, pas eu tord, d’avoir Foi en les Humains. Du moins, cela restait à voir.  Il rabattit sa capuche sur sa tête, tout en chevauchant à cru, selon la manière des Gens de son peuple. De ce qu’il avait compris, il arrivera peu de temps après que tous les chevaliers soient eux-mêmes revenus de leurs missions respectives, afin qu’il puisse leur expliquer ce qu’il savait à propos des dragons et aussi, fait important, leur parler de la réunion venant de s’écouler. Le long du trajet, il parla assez peu à Aveleen, observant le paysage défiler sous leurs yeux et passant rapidement chemins, champs et forêts sans répondre aux quelques brefs saluts reçus parfois sur leur chemin. Hamill ne comprenait guère cette manie bien humaine de saluer à tout-va et d’une façon aussi rapide et informelle, lorsqu’on saluait, c’était face à face et avec la possibilité d’échanger plus de quelques mots avec son interlocuteur.

Ce n’est qu’en approchant du château qu’il laissa enfin retomber la large capuche couvrant de longs et fins cheveux blonds, ses oreilles fines et pointues, des yeux de chat, plus clairs que ne les avaient les humains, les traits hauts et altiers qui jamais ne pourraient lui permettre de passer inaperçu au milieu des hommes, quand bien même il cacherait ses oreilles. Ils étaient attendus mais visiblement, les gardes s’attendaient à recevoir une délégation et pas un homme isolé avec sa garde du corps, même si « garde du corps » était un bien grand mot, cela servait plus pour l’image que par réel besoin de protection. Il savait très bien se défendre. Sautant à terre, il confia son cheval à un jeune page arrivé en courant pour s’en occuper, avançant à la suite du majordome venu les guider jusqu’au Roi. Ces constructions humaines en pierre, c’était si oppressant. Le tout au milieu de plaines, comme pour en rajouter. Il parla à voix basse dans leur langue avec Aveleen, sur le chemin, avant de finalement être introduit devant le couple royal. Il est vrai qu’il avait cela passer, la nouvelle de ce mariage, ce qui l’avait laissé parfaitement indifférent. Les petites affaires des hommes ne le concernaient pas et leur durée de vie était si courte que ce genre d’événements arrivait très fréquemment.

Les formules d’usage, les salutations, les politesses, le protocole… Cela aussi, il y en avait un volume presque effarant, c’était d’autant plus étonnant pour une espèce qui n’avait pourtant pas des heures à perdre en simagrées. Il joua le jeu, bien que plus froid et quelque peu lassé. Le protocole était bien trop ennuyeux. Fort heureusement, au bout de presque une heure de ce cirque, ils purent enfin se préparer pour la vraie raison de ce voyage.  Le magicien du château leur avait préparé sa salle de classe, où il faisait travailler les enfants d’habitude, libérant ces derniers, qui s’entraînaient ailleurs. Une salle plutôt grande, qui pouvait accueillir une vingtaine de personnes confortablement, emplie de lumière naturelle avec un plafond en voûte, plutôt bas. Les chevaliers arrivèrent ensuite, peu à peu, prévenus mentalement par leur ancien professeur qu’ils pouvaient venir. Hamill ôta son manteau et l’accrocha dans un coin, vêtu dessous d’une de ces longues tuniques propres à son peuple, fendu sur le côté et au niveau des jambes, avec un pantalon marron et des bottes noires hautes. Il ne portait aucun signe distinctif particulier, mis à part un pendentif en fer bien visible, reposant sur son torse. Se tournant vers les Humains, il les salua d’une voix neutre, comme Aveleen, croisant brièvement le regard de leur chef.

Elund – J’avais cru un instant que vous alliez venir avec votre Roi.

Hamill – Je doute que vous auriez apprécié, il déteste votre espèce.

Il allait débuter lorsque le magicien finit par demander d’un ton abrupt pourquoi, pourquoi cette haine, entre Hommes et Elfes, si cela ne venait que d’une simple histoire de différences entre leurs deux espèces ou si c’était plus profond que cela. Hélas, c’était bien plus profond… Hamill s’assit à son tour, face à ces hommes et femmes, notant qu’un seul n’était pas en armure verte, à part Elund, et se tenait dans un coin avec un air concentré.

Hamill – Il y a eu autrefois une très grande guerre, contre un sorcier puissant et ses armées. De nombreux peuples ont pris les armes et se sont alliés. Il y avait les armées du peuple Nain, celles des royaumes Elfiques, les armées des royaumes Humains, les Fées, moins nombreuses mais plus puissantes, et encore d’autres peuples issus du monde magique. Elle a été nommée la Guerre de la Grande Alliance. La dernière alliance. C’était il y a deux millénaires, et assez troublant à voir, autant de peuples différents réunis.

Elund – Vous…. y étiez ?

Hamill – Je suis plus âgé que j’en ai l’air. J’y étais avec mon frère et notre père, oui.

Il leur décrit tout d’abord cet immense champ de bataille, ces multitudes d’êtres d’espèces différentes, chacune avec son propre style de combat, possédant la magie ou non, armées de haches, d’épées, de lances et d’arcs. Des armées, des guildes, des factions, dont chacune étaient réunis sous une hiérarchie militaire très stricte. Le tout était dirigé par un Conseil de Guerre réunissant les plus grands chefs, Elfes, Hommes, Nains et Fées. Ce combat avait été le plus long et le plus âpre de l’Histoire… Il leur conta le choc des armées contre leurs ennemis, la puissance des dragons sur le champ de bataille, les fumées s’élevant et l’odeur si lourde du sang imprégnant les terres. Trois jours entiers, le combat avait duré, il ne pourrait leur décrire avec précision l’horreur que cette guerre avait été été, la plus grande bataille d’un trop long conflit qui avait déjà empoisonné trop de continents. Un combat si long et qui avait décimé en très grande partie leurs armées, alors qu’ils étaient tellement plus nombreux et mieux organisés. Sa voix s’était faite malgré lui plus basse et plus sombre alors qu’il leur racontait cette bataille, la revivant encore très vivement aujourd’hui. Tant de morts, on ne pouvait, dès la fin du premier jour, courir plus de deux mètres sans buter sur un cadavre ou s’enfoncer jusqu’aux genoux dans la boue et le sang.

Il leur raconta comment les Fées, au cours du combat, avaient été les plus touchées par les griffures empoisonnées d’un des monstres, dans les rangs ennemis, et avaient été décimées. Le Peuple de Lumière, comme on le nommait, avait été en très grande parti tué au cours de ce combat et les survivants n’avaient pas survécu à leurs blessures. Pire encore, le poison s’était ensuite propagé à ceux et celles n’ayant pas participé à la bataille et cela avait signé la fin des Êtres de Lumière. Une perte très douloureuse sur deux continents, car les Fées étaient les garantes de la stabilité de la magie, cette dernière avait été affaiblie là où les Fées n’étaient désormais plus. Ce peuple savait pourtant le risque auquel il s’était exposé et avait décidé de lutter malgré tout, mais cette guerre avait signé leur perte. Aujourd’hui encore, les récits et les chansons leur rendaient hommage et pleuraient leur disparition. Cette immense bataille avait permis de détruire le corps de leur puissant ennemi mais pas son esprit, qui se replia dans ses terres. Les armées étaient terriblement affaiblies et exsangues, mais la guerre n’était pas encore terminée. Tellement étaient tombés, la terre était si gorgée de sang qu’elle en resta noir et stérile à jamais.

Hamill – Mon frère est devenu Roi à son tour, comme le Seigneur Elrond, que vous connaissez déjà, a pris la tête de son propre peuple. Mais le pire n’était pas encore arrivé. Tous l’ignoraient encore mais notre Ennemi avait déjà commencé à corrompre l’âme et le cœur de neuf grands rois des Hommes. Tous, un par un, ont sombré et sont devenus ses plus terribles serviteurs. Des ombres, des horreurs mouvantes qui se sont retournées contre leurs propres alliés et ont commis un nouveau massacre, frappant sans que personne n’ait pu s’y attendre. Le Roi-Sorcier d’Angmar, le plus puissant des Neuf, a tué chacun des hommes et femmes qu’il avait commandé autrefois, puis a poursuivi contre les autres peuples.

Cette trahison avait causé une déchirure profonde, dans les rangs, ce qu’il ajouta ensuite avec tristesse, avant de soupirer en disant que le cœur des hommes était facilement corrompu. Il leur raconta comment les Humains, privés brutalement de chefs, avaient à leur tour subit l’une des plus féroces défaites de toute leur histoire et que de puissants royaumes d’autrefois étaient tombés, sombrant dans l’oubli et n’existant, aujourd’hui, plus que dans les récits et dans les plus vieilles chansons. Les lignées des Neuf avaient été brisées, sans chefs, ces peuples s’étaient dispersés, la plupart s’étaient reformés ailleurs, donnant naissance à des royaumes plus restreints et surtout, isolés, car aucun autre peuple n’avait pu oublier cette trahison.

Hamill – Mon frère hait les Hommes depuis lors, c’est une espèce jugée, depuis cette guerre, faible et trop aisément amenée vers les ténèbres. Il a fallut du temps avant d’apaiser en partie la blessure causée, car cette trahison a permis à notre Ennemi de subsister et depuis, les peuples libres n’ont qu’un faible territoire, beaucoup d’espèces ont disparu, pas seulement les Fées, et les grands sorciers de ce monde ont gagné un pouvoir considérable.

C’était, en résumé, l’Histoire d’une guerre immense mais perdue, dans un flot ininterrompu d’horreurs et de sang. Tout aurait pu être si différent dans la Trahison, d’autant plus que toutes les espèces avaient su s’unir et être plus fortes, ensemble. Ce qui était fait était fait… Il acheva cette histoire en leur racontant comment les peuples s’étaient éloignés les uns des autres. Les Elfes dans les forêts ou près des rivières, dans des lieux inaccessibles aux autres races. Les Nains s’étaient cloîtrés au cœur des montagnes et n’en sortaient pas plus. Les Fées vivaient entre elles dans des pays emplis de magie. Les Dragons s’étaient pour la plupart endormis, reclus, cachés dans les montagnes ou dans les ombres des vieilles forêts.

Hamill – Aujourd’hui, enfin, les choses bougent à nouveau. Le seigneur Elrond avait appelé à une réunion dans l’ancienne capitale des Guildes, qui est aujourd’hui la capitale du royaume d’Opale. Les Nains sont prêts à reprendre le combat et à s’unir, tout comme le peuple d’Elrond et une partie du nôtre. Les Hommes d’Alhombria et les survivants de Shola nous rejoindront, tout comme les Humains de l'Alagaësia. Et les Dragons, également, sont prêts à reprendre, par vengeance contre le sorcier ayant conduit à leur perte une grande part des leurs.

Il était plus que nécessaire que tous ici sachent les grandes lignes de cette Histoire, car de ce passé venaient tous les problèmes du présent. Bien sûr, il était encore très loin d’avoir tout dit, tour raconté, là n’était pas l’heure d’entrer dans les détails ni de les noyer sous trop d’informations. Ils savaient l’essentiel, soit qu’une grande guerre réunissant toutes les races, contre un puissant sorcier, avait été menée et perdue, mais que ce n’était pas la Fin pour autant. Ils pouvaient maintenant, aussi, comprendre pourquoi cette haine entre les peuples. Le silence était assez lourd, dans la salle, ce n’était pas là un passé qu’il était agréable d’écouter ou apprendre, même en si résumé. Hamill en aurait pleuré, s’il le pouvait encore, il avait perdu trop d’amis dans ces massacres pour ne pas en être marqué très profondément.

Hamill – Les Dragons, donc. Des bêtes fabuleuses, reliées aux autre éléments. Ils vivent au cœur du roc et de la terre, dans les montagnes, ils peuvent nager très longtemps sous l’eau, ils volent sans peine au milieu des tempêtes et peuvent cracher du feu. Ils sont très intelligents et leur sagesse ne fait que croître à mesure que les siècles passent. Les légendes veulent que les dragons vivent et meurent avec la terre, qu’ils étaient là à la création du monde et disparaîtront avec lui.

Il tendit la main devant lui pour faire apparaître une image d’un des dragons, dans l’espace vide entre lui et les chevaliers assis, chacun sur les marches en amphithéâtre. Elund avait aménagé ainsi pour que tous ses élèves puissent bien voir. L’image lui arrivait presque au torse, montrant un dragon ailes déployés et rugissant, frappant de la queue derrière lui et se mouvant.

Hamill – Ils naissent dans des œufs, alors aussi petits qu’un chat. En grandissant, ils apprennent à voler, à parler, à partir de six mois, ils peuvent cracher du feu. Les plus anciens d’entre eux sont aussi gros que des montagnes. Ce sont des créatures fabuleuses et dotées de grand pouvoir, puissantes et dangereuses. Et surtout très respectées. Il existait, avec les Hommes et les Elfes, une alliance, qui a permis la fondation d’une caste de protecteurs, les Dragonniers. Des Humains et des Elfes dont l’esprit était très étroitement lié à celui de leur compagnon dragon, et qui partageaient aussi leur immortalité. Ils étaient les Gardiens de leur continent.

Elund – Vous en parlez au passé, que leur est-il arrivé ?

Hamill – Trahis par l’un d’entre eux, un jeune humain qui est aujourd’hui Empereur du continent et écrase ses opposants grâce à la sorcellerie et à son dragon. Un nouveau fait qui n’a pas vraiment arrangé la confiance entre les Humains et les autres peuples.

C’était le moins qu’on puisse dire, par ailleurs… Hamill laissa l’image en place puis murmura à Aveleen, dans leur langue, qu’ils allaient en avoir pour un très long moment s’il fallait énumérer toutes les trahisons de ce style, qu’ils seront encore là cette nuit.

Hamill – Avant de plus entrer dans les détails, pour les Dragons, il faut juste être conscient que la confiance va être… difficile à restaurer. Les Humains ont été corrompus trop de fois pour que de nouvelles alliances se fassent sans difficultés.

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MessageSujet: Re: Histoire des Dragons et guerres passées   Mer 3 Jan - 21:28
C'était pour le bien de l'Ordre, le bien du continent, le bien de tous ces hommes et femmes qui devaient être protégés, pour la victoire finale et pour éviter d'autres massacres, encore plus violents, que celui de Shola. Wellan tourna un peu la tête et sourit en voyant que Bridgess avait eu exactement le même réflexe que lui, à savoir emmener un paquet conséquent de feuilles de parchemins et une plume pour prendre des notes. Un réflexe qu'avait aussi eu Callum, assis plus à l'écart par rapport à leur propre groupe mais l'air tout aussi concentré. Wellan prit deux minutes, le temps que tout le monde s'asseye, pour se frotter longuement les yeux et le visage, installé au fond de la salle, légèrement plus en hauteur avec sa disposition en amphithéâtre, épuisé. Il était le dernier à être rentré, le matin-même, avec Bridgess et Falcon, puis il avait fallu enchaîner avec le "cours" du Roi, enfin seigneur, Hamill, qui était venu avec l'Elfe rouquine dont leur frère était tombé amoureux. Belle séance en perspective. Mais c'était pour le bien du continent. Il s'appuya contre le mur derrière lui, prêt à prendre des notes, pendant que maître Elund posait finalement la question que tous se demandaient depuis leur retour du Nord, à savoir pourquoi cette haine si profonde entre humains et elfes. Wellan avait des raisons très personnelles de ne pas les aimer, mais à part cela, d'où venait le rejet, oui ? Le silence s'était fait, chacun observait le seigneur Hamill, à présent, en attendant sa réponse.

Hamill – Il y a eu autrefois une très grande guerre, contre un sorcier puissant et ses armées. De nombreux peuples ont pris les armes et se sont alliés. Il y avait les armées du peuple Nain, celles des royaumes Elfiques, les armées des royaumes Humains, les Fées, moins nombreuses mais plus puissantes, et encore d’autres peuples issus du monde magique. Elle a été nommée la Guerre de la Grande Alliance. La dernière alliance. C’était il y a deux millénaires, et assez troublant à voir, autant de peuples différents réunis.

Maître Elund – Vous…. y étiez ?

Hamill – Je suis plus âgé que j’en ai l’air. J’y étais avec mon frère et notre père, oui.

Deux millénaires et il avait pourtant le visage d’un homme de trente-cinq ans, au maximum… Même s’ils savaient maintenant que les Elfes était un peuple immortel, ce qui était déjà très difficile à concevoir pour eux bercés dans l’idée que seuls les serviteurs magiques des Dieux l’étaient, l’entendre ainsi dire platement restait plutôt troublant. Deux millénaires, enfin ! Un temps, pour eux, si long qu’ils en devenaient incapables de se représenter quelle avait la vie à cette époque, l’organisation sociales, les problèmes à régler, la façon dont les gens vivaient… Et voilà qu’ils avaient devant eux un Elfe parlant de cette époque tout à fait naturellement, comme si le temps ne représentait absolument rien pour lui. Ce qui était le cas, d’ailleurs. Dans une moindre échelle, c’était aussi le cas d’Aveleen. L’Elfe rouquine avait l’âge d’être leur grand-mère et pourtant, affichait des traits d’une fille d’à peine vingt ans, c’était bien pour cela que la première fois où ils l’avaient vue, d’abord au travers des souvenirs de Jasson à son retour de voyage en tant qu’émissaire, ils avaient tous vu en elle une toute jeune femme de leur âge, environ, qu’on avait affectée à cette tâche justement parce qu’elle était jeune et donc proche d’eux. Certes, elle était jeune, mais ce peuple n’avait pas la même valeur de la jeunesse.

Mais passons. C’était donc, tout d’abord, le récit d’une guerre contre un grand sorcier, il y a deux millénaires de cela, contre lequel de nombreux peuples s’étaient unis dans la lutte. Hommes, Elfes, Nains, même les Fées… Wellan, comme beaucoup d’autres, ne put s’empêcher de lancer discrètement un regard à la minuscule Ariane, peinant beaucoup à imaginer nombre des siens avec des lances et des épées sur un champ de bataille. Ce que décrivait Hamill était une parfaite vision d’horreur… Tant de races réunies, y comprit des dragons, combattant les armées monstrueuses créées par la sorcellerie, les terres ravagées par les chocs des armes, les sorts, sorcellerie et magie confrontées, les pas lourds des soldats et des chevaux, les flots de sang. Le seigneur Elfe le revivait, aucun d’entre eux ne pouvait vraiment comprendre sa pensée, même en le sondant, mais ils pouvaient voir ces flashs de souvenirs et le massacre continuel. Wellan avait beau l’avoir pris en grippe, il ne pouvait que compatir à la douleur éprouvée. Dans les souvenirs qu’il laissait parfois entrevoir, sans doute par accident, surgi d’un esprit véritablement si ancien qu’il leur en était interdit d’accès, les morts de toutes races se succédaient au milieu des cris de douleur, de rage ou de peine, dans un bain de sang qui n’en terminait plus.

Il leur raconta ensuite l’agonie des Fées, au cours du combat, empoisonnées par un des monstres ennemis puis décimées, sans que personne ne puisse contrecarrer le poison. Wellan frissonna en percevant une autre image, celle d’un féetaud, allongée sur le côté dans la boue, ses ailes brillantes et colorées devenant peu à peu blanches puis grises, avant de tomber mollement au sol tandis que lui-même fermait les yeux à jamais. Hamill ajouta que ce Peuple était l’un des garant de la stabilité magique sur les continent et que cette perte avait été infiniment douloureuse, même si les Fées avaient eu conscience, en s’engageant, que cette bataille allait aussi signer leur perte. Ce sacrifice consenti était célébré dans de nombreuses chansons et récits leur rendant hommage. Et tout cela, tout cette bataille et cette horreur, pour simplement détruire le corps d sorcier mais pas son esprit ? Même une bataille de cette ampleur n’avait donc pas suffit pour mettre fin à la guerre… Hamill indiqua que son frère, Thranduil donc, était devenu Roi, tout comme le seigneur Elrond était arrivé à la tête de son peuple. Donc l’aimable elfe guérisseur du Nord était lui aussi bien plus âgé qu’ils ne l’avaient cru. Mais lui portait certaines traces d’un âge avancé, sans doute à cause de l’ancienne part humaine qu’il avait au fond de lui.

Hamill – Mais le pire n’était pas encore arrivé. Tous l’ignoraient encore mais notre Ennemi avait déjà commencé à corrompre l’âme et le cœur de neuf grands rois des Hommes. Tous, un par un, ont sombré et sont devenus ses plus terribles serviteurs. Des ombres, des horreurs mouvantes qui se sont retournées contre leurs propres alliés et ont commis un nouveau massacre, frappant sans que personne n’ait pu s’y attendre. Le Roi-Sorcier d’Angmar, le plus puissant des Neuf, a tué chacun des hommes et femmes qu’il avait commandé autrefois, puis a poursuivi contre les autres peuples.

Le silence le plus complet était tombé sur la salle, à présent, même maître Elund s’était figé, plus pâle que toute à l’heure, les bras croisés. Voilà donc la raison de cette haine ancestrale entre leurs peuples, une trahison. Hamill poursuivit en parlant de la déchirure causée et du trouble, murmurant que le cœur des Hommes était très facilement corrompu. Wellan aurait voulu le contredire, défendre sa troupe et affirmer que bien des hommes se battaient tout de même jusqu’à leur dernier souffle au nom du bien, mais ne put rien dire. Il savait combien chacun avait aussi une part d’ombre, une part qui était souvent la responsable de bien des défaites et des conflits. Il ne voulait pas imaginer l’horreur de tous ces hommes lorsque leurs propres chefs s’étaient retournés contre eux, aussi brutalement, faisant sombrer du même coup des royaumes pourtant puissants. Tête penchée sur ses notes, il grimaça en inscrivant quelques mots de conclusion, pour cette défaite. Un grand sorcier vainqueur, des espèces éteintes, la confiance entre les peuples brisée, chacun retiré sur son propre territoire et ne s’occupant plus des autres. Le Seigneur Elrond leur avait pourtant dit que restaurer une union entre tous les peuples serait très difficile, mais le chef de l’Ordre n’avait pas imaginé à quel point.

Hamill – Aujourd’hui, enfin, les choses bougent à nouveau. Le seigneur Elrond avait appelé à une réunion dans l’ancienne capitale des Guildes, qui est aujourd’hui la capitale du royaume d’Opale. Les Nains sont prêts à reprendre le combat et à s’unir, tout comme le peuple d’Elrond et une partie du nôtre. Les Hommes d’Alhombria et les survivants de Shola nous rejoindront, tout comme les Humains de l'Alagaësia. Et les Dragons, également, sont prêts à reprendre, par vengeance contre le sorcier ayant conduit à leur perte une grande part des leurs.

Oh, cela, par contre, c’était une excellente nouvelle ! Wellan le dit à haute voix sur un ton soulagé, tout en tapotant le bout de sa plume contre sa prise de notes. Falcon approuva avec un faible sourire, bien que son visage trahissait le peu d’espoir qu’il avait. Allons, un peu de nerfs ! Soit, les anciennes guerres avaient été terribles, mais tout ça appartenait au passé. Les Hommes avaient changé, évolué, l’Histoire ne se répétera pas. Hamill passa finalement au sujet des dragons, en faisant apparaître un en mirage juste devant lui, d’un geste de la main. Des êtres vivant dans les montagnes, crachant du feu, nageant, volant… Celui croisé dans les montagnes du Nord savait effectivement parler et on ne doutait pas qu’il soit intelligent, quoi qu’avec un caractère difficile à appréhender. Cela dit, avoir un tel allié dans ses rangs, ce n’était pas rien ! Tout comme en avoir comme ennemis… Une bête de cette puissance, intelligente et rapide, pouvait causer des dégâts si importants que le simple fait d’y penser était effarant. Il échangea un bref regard avec Santo, lèvres pincées, en s’appuyant contre le mur derrière lui. On pourrait penser que face à pareils êtres, il ne restait aucun espoir de succès, or, c’était faux. Qu’importe la puissance d’un ennemi, ce dernier aura toujours un point faible à exploiter, aussi dur qu’il soit à atteindre.

Hamill – Ils naissent dans des œufs, alors aussi petits qu’un chat. En grandissant, ils apprennent à voler, à parler, à partir de six mois, ils peuvent cracher du feu. Les plus anciens d’entre eux sont aussi gros que des montagnes. Ce sont des créatures fabuleuses et dotées de grand pouvoir, puissantes et dangereuses. Et surtout très respectées. Il existait, avec les Hommes et les Elfes, une alliance, qui a permis la fondation d’une caste de protecteurs, les Dragonniers. Des Humains et des Elfes dont l’esprit était très étroitement lié à celui de leur compagnon dragon, et qui partageaient aussi leur immortalité. Ils étaient les Gardiens de leur continent.

Maître Elund – Vous en parlez au passé, que leur est-il arrivé ?

Hamill – Trahis par l’un d’entre eux, un jeune humain qui est aujourd’hui Empereur du continent et écrase ses opposants grâce à la sorcellerie et à son dragon. Un nouveau fait qui n’a pas vraiment arrangé la confiance entre les Humains et les autres peuples.

Wellan eut le plus grand mal à ne pas s’écrier « Encore ?! » mais il n’en pensa pas moins, secouant la tête en se tapant un peu le front du plat de la main. En effet, pour restaurer la confiance entre les peuples, ça allait être très long ! Et ce même si d’aucuns étaient prêts à reprendre le combat.

Hamill – Avant de plus entrer dans les détails, pour les Dragons, il faut juste être conscient que la confiance va être… difficile à restaurer. Les Humains ont été corrompus trop de fois pour que de nouvelles alliances se fassent sans difficultés.

Wellan – Inutile de le souligner, nous nous en doutons. Juste un point, avant… Qui sont les Nains, exactement ?

Hamill – Et bien… Pour commencer, leur race est sans doute bien plus proche de la vôtre que vous ne l’êtes de nous. Ils ressemblent à des Hommes, mais font à peine la moitié de votre taille, ils sont aussi beaucoup plus forts et endurants. Ils ont des barbes épaisses, même les femmes en portent, et ils vivent dans les montagnes. D’excellents forgerons, mineurs, tailleurs de pierre. C’est un peuple très… Comment dire… Très vivant. Un peu à la façon des Hommes mais plus direct, il vaut mieux les côtoyer pour se faire une idée. En apparence, ils peuvent avoir l’air très rudes et rustres, pourtant, les œuvres d’art qu’ils forgent comptent parmi les plus belles dans ce monde. Je sais peu de choses sur eux, il existe aussi une profonde haine entre nos deux races. Mais ce serait bien trop long à expliquer, disons juste qu’il est très difficile pour des peuples aussi différents de s’entendre.

Très bien… Il y avait décidément peu de monde qui arrivait à comprendre et apprécier les oreilles pointues, on dirait bien. Wellan ne fit cependant pas plus de commentaires, le laissant poursuivre sur le sujet des dragons, à présent. Il s’occupera plus tard de trouver autre chose sur le peuple Nain.

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MessageSujet: Re: Histoire des Dragons et guerres passées   Sam 20 Jan - 16:20

Seigneur Hamill

Chevalier Wellan – Inutile de le souligner, nous nous en doutons. Juste un point, avant… Qui sont les Nains, exactement ?

Hamill – Et bien… Pour commencer, leur race est sans doute bien plus proche de la vôtre que vous ne l’êtes de nous. Ils ressemblent à des Hommes, mais font à peine la moitié de votre taille, ils sont aussi beaucoup plus forts et endurants. Ils ont des barbes épaisses, même les femmes en portent, et ils vivent dans les montagnes. D’excellents forgerons, mineurs, tailleurs de pierre. C’est un peuple très… Comment dire… Très vivant. Un peu à la façon des Hommes mais plus direct, il vaut mieux les côtoyer pour se faire une idée. En apparence, ils peuvent avoir l’air très rudes et rustres, pourtant, les œuvres d’art qu’ils forgent comptent parmi les plus belles dans ce monde. Je sais peu de choses sur eux, il existe aussi une profonde haine entre nos deux races. Mais ce serait bien trop long à expliquer, disons juste qu’il est très difficile pour des peuples aussi différents de s’entendre.

Et s’ils devaient expliquer tous ces conflits, tensions et haines, ils y seront encore lorsque viendra la prochaine saison. Ils n’étaient pas ici pour cela, passant plutôt aux dragons. Hamill se concentra puis tendit à nouveau la main, effaçant la bête pour faire apparaître plutôt, sur le bureau en chêne du magicien du château, l’image d’un dragonneau tout juste sorti de l’œuf. Ses écailles étaient d’un bleu éclatant, les illusions pouvaient très bien rendre leur brillance, et il courait un peu sur le bureau en jappant. Une bête minuscule, qui n’arrivait qu’aux genoux, voire moins, certains naissaient plus petits. Il en fit apparaître deux autres, l’un avec les écailles rouge sombre et un autre vert, comme les feuilles d’un arbre, tous deux différents de la première illusion. Le Seigneur Elfe commença par leur expliquer que ces bêtes naissaient dans des œufs et possédaient déjà une conscience bien éveillée, ils pouvaient, par exemple, savoir qui approchait leur œuf mais aussi savoir si c’était « le bon moment » de sortir. Autrement dit, un bébé dragon pouvait choisir de retarder le moment de son éclosion s’il sentait que son clan n’avait pas actuellement pas assez de nourriture pour nourrir en plus un bébé.

Nogait – Comment c’est possible, ça ? balbutia le jeune humain.

Hamill – Ces créatures sont liées à la magie de façon plus intime que n’importe quelle autre, dans ce monde. Personne ne connaît tous leurs pouvoirs, il faudra y passer des siècles entiers d’étude.

Il leur dit ensuite qu’ils apprenaient très vite à chasser, une fois sorti de l’œuf. Les premiers mois de leur vie, ils restaient très dépendants de leurs parents ou de la personne qui s’occupait d’eux, pour compléter leur alimentation, apprendre à marcher, apprendre à voler, aussi. Au bout d’environ un mois, leurs ailes devenaient assez grandes et fortes pour supporter leur propre poids et leur permettre de voler. Au bout de deux mois, ils apprenaient à nager, le temps leur renforcera cette capacité, en grandissant, ils pouvaient rester de plus en plus longtemps sous l’eau. Au bout de six mois, ils pouvaient cracher du feu, d’abord faiblement, puis plus longuement, à mesure des mois défilant. Au bout de huit mois, ils étaient aussi grands qu’un homme adulte, puis ils grandissaient moins vite. Bougeant légèrement la main, il modifiait ses illusions pour montrer à mesure ce dont ils parlaient. L’Elfe ne tentait pas de cacher la profonde admiration qu’il avait pour ces créatures, elles étaient anciennes et magnifiques, il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer. Un des jeunes demanda depuis combien de temps les dragons vivaient et il sourit doucement, en tournant la tête vers lui, répondant qu’ils existaient depuis la création même de ce monde. Il avait existé un temps où seuls les Dragons et les Hauts Elfes vivaient sur ces terres, avant que les Nains et les Hommes n’ouvrent les yeux.

Nogait – Dans le Nord, on a rencontré un Nain qui nous a un peu parlé des Hauts Elfes, justement. D’Elrond et d’une… Ne le prenez pas mal, ce sont ses mots, d’une « sorcière aux cheveux d’Or », qui était une Haute Elfe. Ça veut dire quoi, c’est une sorte de royauté ?

Hamill – Non, sourit-il. Les Hauts Elfes sont les Premiers Nés, venus fouler la terre alors que le soleil ne brillait pas encore dans le ciel. Comment dire ça… Ils sont âgés, très âgés, tellement que leur pensée nous dépasse, et vivent sur les Terres Immortelles. La « sorcière » dont vous parlez est Dame Galadriel, elle est âgée de huit millénaires environ, et est l’une des dernières Hauts Elfes à avoir quitté les Terres Immortelles. Le seigneur Elrond est âgé mais pas autant. Notre peuple considère la « vieillesse » atteinte à partir de plus de quinze millénaires d’existence. On peut avoir de la barbe et des rides, à partir de cet âge. Elrond n’en a que parce qu’il a été à moitié humain, lors de son enfance.

Le jeune Nogait murmura « Comment ça, il « a été » ? », mais sans poser la question plus intelligemment, le seigneur Hamill ne releva donc pas. Il poursuivit plutôt en leur décrivant quelques uns des pouvoirs connus des dragons, comme leur capacité à communiquer mentalement avec une ou plusieurs créatures, qu’elles soient intelligentes ou non d’ailleurs, leur immortalité, leur capacité de guérison hors norme, les plus âgés et puissants pouvaient même faire repousser un membre qui leur avait été arraché, une précision qui en fit pâlir certains, parmi les chevaliers. Ces créatures, de pas leur extrême longévité, accumulaient à mesure du temps des connaissances et une sagesse dépassant toute imagination, une force qu’on ne soupçonnait pas. Ils pouvaient guérir des maladies par leur souffle, voir en rêve les grands événements qui allaient secouer ce monde, ressentir les courants et flux de magie, comme ceux de la sorcellerie, et les influencer. Ils pouvaient vivre aussi bien dans les déserts que dans les plus hautes montagnes, creusant cavernes et abris à l’aide de leurs longues griffes et crocs.

Hamill – Le danger guettant les créatures Immortelles est la lassitude, il arrive un moment où le poids des années devient trop dur à supporter, une fois qu’on en a trop vu, trop entendu… Les dragons les plus âgés passent bien du temps à dormir, si gros qu’on les confond avec des collines ou des montagnes. Ils s’éveillent rarement car ils perdent le goût du monde. Lorsqu’on a accumulé autant de savoirs et de sagesse durant des millénaires d’existence, il devient agaçant de discuter avec des êtres qui ne peuvent même plus effleurer votre pensée.

Kevin – Comme le dragon blanc du Nord ?

Hamill – C’est juste, même s’il est bien plus éveillé que d’autres du même âge. On le nomme Tankred, il est de la race des Aiedail, les étoiles du matin. Des dragons souvent blancs ou bleus, qui marquent une préférence pour la vie dans les plus hautes montagnes. Il est l’un des dragons qui repousse l’ennui en s’intéressant aux autres espèces et en étudiant l’Histoire des continents, en y cherchant à percer les secrets.

Il existait plusieurs races de dragon, mais là encore, c’était un sujet très vaste, compliqué, et dont les chevaliers n’avaient pas besoin pour se préparer la guerre. Il leur dit plutôt qu’il était préférable, bien entendu, d’avoir un dragon comme allié plutôt que comme ennemi. Ils avaient tous des caractères différents, comme n’importe quel Homme ou Elfe, et certains étaient donc cruels. Un des écuyers demanda d’une petite voix comme on pouvait distinguer si un dragon était amical ou féroce, en le regardant de loin, ce qui fit doucement sourire le seigneur Elfe.

Hamill – Un dragon amical se contentera de vous regarder sans réagir ou bien engagera la conversation pour savoir ce que vous venez faire dans le coin. Un dragon plus vindicatif voudra vous dévorer ou vous griller à distance. Ah, et un détail à savoir, si vous devez en attaquer un, sachez qu’ils ont deux cœurs. Beaucoup de chevaliers l’ont découvert bien trop tard…

Après avoir réussi à percer un des cœurs d’une flèche ou d’une lance, puis s’être rendu compte ensuite que la bête ne mourrait pas. Hamill ajouta que c’était à cause de ça que la Confrérie des Chevaliers du Vent, appelés ainsi car la forteresse de leur Ordre se situait dans la combe des montagnes venteuses, s’était en grande partie faite décimée. Ils s’étaient entraînés durement pour lancer des flèches spéciales, aptes à percer les dures écailles des dragons, droit dans le cœur. Puis ils avaient réalisé que les dragons en face ne mourraient pas, sauf l’une qui avait été touchée deux fois au même endroit, la seconde plus profondément encore.

Hamill – Cette Confrérie avait fabriqué des flèches noires, c’est encore aujourd’hui la seule arme capable de percer les écailles d’un dragon. On ignore la façon dont ils s’y sont pris. Sans doute vous le diraient-ils, si vous alliez les trouver.

Wimme – Où vivent-ils, aujourd’hui ?

Hamill – Ce qui reste de leur Confrérie s’est établi sur l’archipel d’Ys, très proche des côtes de Nahrta.

Wimme – C’est un continent ?

Hamill – Plus restreint que Enkidivev, mais oui. En partant du royaume des Esprits, il faudrait deux semaines de voyage en bateau.

Il s’interrompit en en voyant tout à coup la moitié prendre note et encore trois autres déplier une carte et se pencher dessus en parlant rapidement entre eux. Le chevalier Wellan, qui n’avait fait aucun commentaire jusqu’alors, demanda d’un ton calme d’où il tenait ce genre de renseignements, car aucun d’eux n’en avaient jamais entendu parler, ils ignoraient même l’existence d’autres continents, mis à part l’Empire noir. Hamill lui répondit sur le même temps qu’il avait beaucoup voyagé avant de s’établir sur Enkidiev, et que par ailleurs, son peuple disposait de cartes, de documents, d’un nombre conséquent d’informations accumulées au cours des siècles. De plus, Nahrta était connu des habitants du Nord. Le premier Roi de Shola, fondateur du royaume, était un grand explorateur et voyageur, il avait exploré plusieurs continents et consigné ses découvertes dans des récits de voyage.

Hamill – Ces documents doivent encore se trouver à Shola, ainsi que les cartes écrites dans votre langue. Si vous voulez des preuves supplémentaires, ce sera très facile à trouver.

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