Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le cœur à ses raisons que la raison ignore

Aller en bas 
AuteurMessage
Fonction :
  • Membre
Présence :
  • Actif
Messages : 62
Double-compte : Non
Âge in-RP : 25 ans
Situation marital : Mariée
Maître : Aucun
Ecuyer : Aucun
avatar
Reine d’Émeraude
Elvira d'Émeraude
MessageSujet: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   Dim 26 Nov - 21:06
Après une très longue journée passée sous la pluie et le tonnerre, le temps s'était calmé vers la fin de l'après-midi puis complètement en soirée, ne laissant qu'un air chaud, humide mais sans pluie de pluie. Le ciel en était encore voilé, les étoiles faibles, bien que le tout se découvrait doucement. Comme chaque soir, après un repas léger, Émeraude 1er s'était assoupi tôt, mais en s'endormait vraiment qu'au bout d'un long moment. Elvira n'était pas vraiment certaine qu'il dorme déjà, aussi attendait-elle, sans bouger pour le moment, que sa respiration devienne plus profonde et mesurée. La chambre royale était grande et très calme, pas un souffle ne venait des fenêtres restées entrouvertes, pour leur donner de l'air dans ce lieu rendu si étouffant par les orages qui s'étaient suivis. Couchée sur le côté, les cheveux tressés pour dormir et vêtue d'une très longue et fine robe de nuit blanche, elle observait les rideaux du lit à baldaquin et attendait, attentive. Parfois, son mari bougeait un peu, en prenant toute fois garde à ne pas la toucher car il la croyait profondément endormie. Il s'écoula encore un long moment avant qu'elle ne soit sûre qu'il avait plongé dans le royaume des rêves, tournant la tête pour le vérifier, un léger sourire aux lèvres. Très bien... Elle savait qu'il ne réveillera plus avant l'aube, maintenant, il avait le sommeil très lourd.

Très doucement, en bougeant le moins possible, Elvira se glissa hors des draps et des couvertures, puis repoussa le rideau, posant ses pieds nus sur l'épais tapis entourant le lit. Elle les glissa ensuite dans de petits souliers puis enfila une longue robe de chambre par-dessus sa robe de nuit, une tenue chaude, trop chaude en ces temps de pluie et d'orage, puis quitta sans faire de bruit la chambre. Les appartements étaient tous protégés par les gardes mais Elvira pouvait aussi compter sur l'aide de Gwen pour passer inaperçue et aider les autres à faire de même. Bien qu'elle soit impatiente, elle prenait le temps qu'il fallait pour ne pas se faire surprendre. Elle n'avait pu revoir Callum lorsqu'ils l'avaient voulu, juste après que le Roi l'ait remercié pour le dragon, car elle avait été appelée pour d'autres affaires et avait manqué l'occasion de se faufiler discrètement retrouver son ami. Il lui fallut du temps, avec l'aide précieuse de son amie et chambrière, pour quitter sans être vue les appartements royaux pour aller dans la section du château réservée aux invités de marque. Tout était très calme, maintenant, mis à part les allées et venues des gardes affectés à la surveillance de nuit, il n'y avait plus personne. La jeune femme attendit encore que deux passent puis se glissa dans l'appartement où son ami s'était caché en fin de journée.

Tout en progressant, elle tâchait de faire taire la culpabilité lui serrant la gorge. Elle qui avait été éduquée toute sa vie à être une bonne épouse et une mère de famille respectable trahissait son époux à peine quelques jours suivant son mariage. Son père la renierait, en apprenant ça, tout comme le Roi, elle risquerait même de se faire exécuter. Ce n'était pas son Devoir, elle le savait très bien, et pourtant, continuait. Gwen lui donna le petit chandelier qu'elle portait jusqu'ici puis la laissa avec un brève parole d'encouragement et un bisou sur la joue. Merci, sœur... Elvira poursuivit seule, jusqu'à la chambre, où attendait le mercenaire. Sitôt entrée, elle referma avec soin et posa le chandelier sur une des commodes. Les étoiles leur offraient même plus de lumière que ces trois petites bougies, impuissantes à soutenir celles que Callum avait lui aussi apporté. Elle redressa la tête pour bien le regarder, vêtu lui aussi simplement, à lueur pâle de la lune. Le voir ainsi ramenait autant de souvenirs heureux que douloureux, dans sa mémoire, elle voulait savoir ce qui lui était arrivé, plus de détails sur la façon dont ils avaient vécu, comment il se portait. Ils n'avaient eu que quelques minutes, le jour de sa rencontre avec le roi, ça ne suffisait pas du tout. Elle se rapprocha de lui, levant une main pour la poser sur sa joue, plonger dans ce regard vif qui l'avait tant aidé à se sentir vivante.

Elvira – Raconte-moi tout, chuchota-t-elle. Ce qui est arrivé précisément après que Père t'ait banni. Q'as-tu fait, où es-tu parti d'abord ?

Elle ne voulait pas lui causer de peine en lui remémorant ça, bien entendu, elle devait juste savoir ce qu'il avait dû endurer à cause d'elle et de leur rapprochement, ne supportant plus de rester sans aucune nouvelle ni réponse. Et qu'il ne lui affirme pas que ce n'était rien pour ne pas l'angoisser ! Elle était tout à fait capable de l'écouter et lui parler, capable de le réconforter. Il avait absolument tout perdu, son pays, ses deux parents, ses frères et sœurs, ses amis, son poste dans la garde royale, perdu même le droit de revenir un jour dans le pays où il était né et avait grandi. C'était horriblement cruel, ceux qui n'avaient pas connu pareille sentence ne pouvaient évidemment pas vraiment comprendre, pourtant, elle avait le devoir d'essayer.

Elvira – Je peux tout entendre, ne m'épargne pas, si tu dois crier contre Père, fais-le. Mais ne garde pas tout pour toi.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Fonction :
  • Membre
Présence :
  • Actif
Messages : 51
Double-compte : Non
Âge in-RP : 31 ans
Situation marital : Célibataire
Maître : Aucun
Ecuyer : Aucun
avatar
Mercenaire
Callum
MessageSujet: Re: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   Lun 27 Nov - 14:55
Beaucoup des chevaliers partaient peu à peu en missions dans les différents royaumes et Callum se chargeait de continuer à entraîner ceux qui étaient toujours là, sans être encore vraiment fixé sur l’avenir. Le roi lui avait proposé un poste dans la grade du royaume, affirmant qu’il serait dommage pour lui de continuer à mener une vie de mercenaire solitaire et ermite alors qu’il pourrait participer pleinement à la lutte contre l’Empire Noir. Il ne lui avait pas encore rendu réponse, hésitant à plonger encore une fois dans ce bain-là alors qu’il avait tout perdu si violemment une première fois… Refaire sa vie ici, cette fois au grand-jour, être à nouveau un soldat régulier et participer plus activement et au grand jour à la défense de ce continent ? Il ne pensait pas que… Ce n’était sans doute pas une si bonne idée que cela. Silencieux et perdu dans ses pensées, il regardait les jardins, depuis la fenêtre de la chambre où il était caché depuis la fin de soirée, les bras croisés serrés contre lui. Il craignait de tout perdre une seconde fois, de recommencer les mêmes erreurs, de s’attacher à des personnes alors qu’il ne devrait pas et de les mettre en danger avec lui, sans la réaliser sur le moment alors qu’il le devrait. Il ne pouvait pas aimer Elvira et pourtant devait la retrouver cette nuit, cette relation les mettait en danger tous les deux, il en était conscient, plus que conscient, et ne pouvait même pas être raisonnable. Parce qu’il l’aimait et parce que ce simple fait ne devrait pas être remis en question.

Le regard levé vers la lune encore pâle et voilée, il serra les dents pour retenir un long soupir, réfléchissant à ce qui était le mieux. Tenter sa chance encore une fois ? Alors qu’Elvira, dans cette situation, risquait bien plus qu’avec son Père. En tant que Reine, elle pouvait être accusée de trahison, pour s’être approchée d’un autre homme, d’autant plus un étranger, humiliée en public puis répudiée, elle pourrait même être arrêtée. Lui-même n’échapperait pas non plus à la mort, cette fois-ci. Ils pouvaient être plus prudents, oui, se voir de plus rares fois en s’appuyant, si besoin, sur l’aide de personnes assez bienveillantes pour comprendre et trop droites pour imaginer les trahir. Elvira avait son amie Gwen auprès d’elle, et lui… Il n’avait plus personne, il ne pouvait compter que sur lui-même. Tous ses amis étaient actuellement au royaume de Perle, comme les membres de sa famille, il ne pouvait pas les contacter sans les mettre en danger ou inciter le Roi à leur faire subir également l’exil, voire pire. Chacun de ses anciens amis et sa famille devaient vivre comme si Callum était mort, depuis deux ans maintenant, c’était mieux ainsi. A Émeraude, il n’avait encore aucun autre ami et personne sur qui compter sincèrement. Donner sa confiance avait toujours été assez difficile, plus encore aujourd’hui après ce qui était arrivé.

Rester et faire comme rien n’était jamais arrivé était la solution la plus raisonnable, le temps permettait d’oublier tous les chagrins, par ailleurs, il pourrait ainsi participer de façon plus efficace à la défense du continent. Cependant, il devrait alors dire à Elvira de l’oublier et faire de même de son côté. Il pourrait rester et continuer à la voir en secret, en les mettant en danger tous les deux, vouant ainsi cette histoire à un amour qui leur était interdit et auquel il n’aura jamais droit avec une autre femme. Il pouvait, enfin, repartir et retourner vivre dans les forêts, se nourrir du produit de sa chasse et se battre contre les envahisseurs du continent lorsque l’occasion se présentera. Un bruit de pas derrière lui le fit se retourner, la porte de la chambre se referma. La jeune reine posa sur la commode près de la porte le chandelier qu’elle tenait, si faible lumière qu’elle ne suffisait guère à chasser la pénombre de la nuit. Il ne bougea pas d’un pouce, ni lorsqu’elle s’approcha, ni lorsqu’elle leva une main pâle et gracile pour la poser sur sa joue. Il la regardait, simplement, s’imprégnant des traits de ce visage qui avaient hanté chacune de ses nuits durant de longs mois avant qu’il ne s’oblige à les oublier, pour ne pas en souffrir. Des traits doux, arrondis, comme, perdus entre de longs et bouclés cheveux si noirs. Une apparence presque enfantine, une grâce toute féminine lui donnant cet air fragile et doux.

Elvira – Raconte-moi tout, chuchota-t-elle. Ce qui est arrivé précisément après que Père t'ait banni. Qu'as-tu fait, où es-tu parti d'abord ?

Le mercenaire leva la main pour prendre celle qu’elle avait posé contre sa joue puis la ramena contre lui, la serrant entre les siennes, contre son torse, la réchauffant peut-être un peu. Tout lui raconter ? Même s’il hésitait, car c’était là une part de sa vie qu’il répugnait à dévoiler, aussi courte fut-elle, il était aussi conscient qu’elle avait le droit de savoir. Ils s’étaient promis, il y a six ans, de ne jamais rien se cacher, d’être deux amis que ni les raisons sociales ni les pressions des autres ne pouvaient séparer. De se comporter l’un envers l’autre sans tenir compte de leurs statuts respectifs et de ne pas chercher à se mentir ou se dissimuler les faits importants. C’était sur cela que s’était bâtie leur amitié, peu à peu muée en amour, une relation de confiance tissée et renforcée au cours des mois, qu’il ne comptait pas renier. C’était ainsi qu’il lui avait raconté ses joies et tracas de sa vie de soldat, ainsi qu’elle lui avait confié les rires comme les pleurs dû à son éducation et sa préparation à la vie d’une reine.

Elvira – Je peux tout entendre, ne m'épargne pas, si tu dois crier contre Père, fais-le. Mais ne garde pas tout pour toi.

Callum – Je n’ai pas oublié, souffla-t-il en embrassant la main qu’il tenait.

Tous les couples au monde, qu’ils s’aiment ouvertement ou en secret, devaient partager entre eux cette confiance et cette envie de tout partager, joies comme peine, comment cela pourrait-il fonctionner, sinon ? Il posa une main sur son épaule puis la rapprocha un peu de lui, s’asseyant avec elle sur un petit banc en bois près du grand lit. Il savait que cette femme, sous ses apparences de douceur et de fragilité, possédait une grande force d’âme et avait été éduquée à encaisser de nombreux coups durs en gardant la tête droite. Son jeune âge ne la rendait pas aussi douée à cet exercice que d’autres rois, c’était vrai, mais il savait qu’elle prendra, avec l’âge avançant, bien des attitudes et forces, caractérisant une véritable souveraine.

Callum – Lorsque ton Père m’a fait exilé, j’ai disposé d’une heure pour rassembler des affaires avant d’être « escorté » jusqu’à la frontière et jeté dehors, je n’ai pu voir personne, ni famille, ni amis. J’ai passé un moment à errer dans le royaume de Jade puis j’ai décidé, pour gagner ma vie et parce que je ne savais faire que ça, de devenir mercenaire. Pendant un peu plus d’un an, j’ai beaucoup voyagé, dans les différents royaumes du continent, menant des missions de garde du corps, protection de biens ou encore autre chose, de moins avouable. Pour survivre, dans ce milieu, il faut être très entraîné et prêt à tout, c’est la loi du plus fort. Je me suis… vite fait à cette nouvelle vie. Il le fallait. Seul et sans règles, sinon celles que je m’imposais.

Il veillait à ne pas la toucher pour ne pas l’importuner, si elle ne le souhaitait pas, et aussi parce qu’un contact physique aurait rendu plus douloureux d’évoquer ces deux derniers années. Elle pouvait parfaitement imaginer quelles étaient ces choses « moins avouable », qu’il avait commis pour certains de ses clients. Un mercenaire ne suivait les lois d’aucun royaume, ils étaient parfois tolérés, parfois pourchassés pour être exécutés, utiles selon les circonstances mais toujours écartés de toutes les sociétés car ils n’appartenaient à aucune d’entre elles. Il était d’une rareté inimaginable qu’on propose à un mercenaire d’entrer dans un service régulier d’un royaume, tel Émeraude 1er l’avait proposé à Callum, car il fallait pour cela soit être l’auteur d’un fait d’exception, soit avoir rendu un très grand service au souverain ou seigneur de la contrée.

Callum – Il y a neuf mois, je me suis arrêté à quelques lieues d’ici, au cœur de la forêt, où j’ai continué de vendre mes services mais en vivant à un endroit fixe cette fois. J’ai trouvé une cabane abandonnée, au bord du fleuve, que j’ai retapé pour l’occuper. J’y ai passé les derniers mois seul, avec un vieux chat comme unique compagnie. Lorsque l’invasion des wyvernes a débuté, j’ai stoppé un moment mes missions pour me concentrer sur ce problème-là. Je les ai d’abord chassé à l’épée puis à l’arc, et c’est au cours d’une de ces chasses que j’ai repéré une bataille plus loin. J’y ai couru, tiré de loin sur la bête qu’affrontaient les chevaliers. J’étais, à ce moment-là, loin d’imaginer qu’on pouvait me retrouver. Et encore moins que ce serait dans ce château que je te reverrai.

Il tourna finalement la tête vers elle, avec un faible sourire. Le destin avait un humour plutôt particulier, la preuve en était une fois de plus. Le destin ou bien les Dieux. Cela dit, il la revoyait certes, mais elle était dorénavant reine, une barrière de plus entre eux deux.

Callum – Tu sais comme moi ce que nous risquons en continuant de nous voir comme autrefois. Je ne veux rien imposer, tu risques bien plus que moi et je ne veux pas que tu perdes absolument tout, à ton tour. Mais je veux que tu saches que si les choses devaient mal tourner, je ne te laisserai pas subir les conséquences. Ça va faire étrange, dit comme cela, mais je pense t’enlever avant qu’il ne t’arrive quelque chose de grave ou d’humiliant. J’espère que tu ne m’en voudras pas, s‘il faut en arriver là, je suis navré par anticipation.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Fonction :
  • Membre
Présence :
  • Actif
Messages : 62
Double-compte : Non
Âge in-RP : 25 ans
Situation marital : Mariée
Maître : Aucun
Ecuyer : Aucun
avatar
Reine d’Émeraude
Elvira d'Émeraude
MessageSujet: Re: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   Ven 1 Déc - 12:00
Callum – Je n’ai pas oublié, souffla-t-il en embrassant la main qu’il tenait.

C’est vrai, il le lui avait promis. Pas de mensonges sauf en cas d’urgence vitale, de la confiance entre eux. Qu’ils se parlent en oubliant les barrières sociales ou celles qu’imposaient la vie, se retrouver en secret puis évoluer comme deux personnes tout à fait ordinaires, que rien ne séparaient. Elvira sourit en songeant que cette promesse-là était restée vivace pour lui malgré ces deux dernières années, une barrière venait d’être ôtée entre eux deux et cela la soulageait. Il s’assirent tous les deux sur un banc en bois, à une distance courte mais respectable l’un de l’autre. Elle comprenait qu’il puisse avoir besoin de temps pour trouver ses mots et la façon de raconter cette histoire, ça n’avait rien d’évident. Elle attendit donc, laissant le silence s’installer entre eux, mais pas un silence gêné. Plutôt ce genre de silence qui se glissait entre les personnes lorsqu’elles pouvaient se comprendre sans un mot ou lorsque seul ces moments plus doux pouvaient aider mieux s’ouvrir ensuite. Ici, ils étaient protégés, personne n’allait venir ici à pareille heure, le Roi était profondément endormi et nul ne pouvait savoir qu’elle se trouvait ici avec Callum. Ou peut-être les chevaliers le pourraient-ils… Mais tous dormaient ou étaient partis loin en mission. Ils feront en sorte que rien ne se produise comme au royaume de Perle.

Callum – Lorsque ton Père m’a fait exiler, j’ai disposé d’une heure pour rassembler des affaires avant d’être « escorté » jusqu’à la frontière et jeté dehors, je n’ai pu voir personne, ni famille, ni amis. J’ai passé un moment à errer dans le royaume de Jade puis j’ai décidé, pour gagner ma vie et parce que je ne savais faire que ça, de devenir mercenaire. Pendant un peu plus d’un an, j’ai beaucoup voyagé, dans les différents royaumes du continent, menant des missions de garde du corps, protection de biens ou encore autre chose, de moins avouable. Pour survivre, dans ce milieu, il faut être très entraîné et prêt à tout, c’est la loi du plus fort. Je me suis… vite fait à cette nouvelle vie. Il le fallait. Seul et sans règles, sinon celles que je m’imposais.

Ce n’était pas quelque chose qu’on pouvait imaginer sans l’avoir déjà vécu. Qui pourrait prétendre comprendre ça sans y être passé ? Tout perdre, absolument tout, son pays, son héritage, ses parents, ses amis, ne plus revoir les lieux de notre enfance ni rien… Les romans parlaient de cette sensation de déchirement absolu, de la solitude inimaginable qui accompagnait les exilés à chacun de leurs pas, cependant, aucun mot ne pouvait être à la hauteur de la réalité… Ceux qui restaient au pays étaient surveillés car ils n’avaient aucun droit de reprendre contact un jour avec l’exilé, le bannissement était souvent considéré comme une sanction pire que la condamnation à mort. Une fois mort, vous étiez enterré près de vos ancêtres ou brûlé dans votre pays, mas les familles étaient là et pouvaient se recueillir là où vous étiez mort. Alors que dans le cas du bannissement, votre famille et vos amis ignoraient si vous étiez en vie ou non, blessé ou pas, où est-ce que vous viviez et comment, ce qui vous arrivait, pourquoi et la façon dont vous meniez votre existence. L’exilé était « effacé » de force de la vie et la mémoire de tous ses proches et chacun devait vivre avec le poids de cette disparation brutale. Une sanction vraiment horrible.

Callum ne parlait pas de ce qu’il avait ressenti réellement et elle le comprenait très bien. S’il ne le voulait pas ou n’y était pas prêt, elle ne le poussera pas à évoquer ce qu’il avait ressenti ainsi. Le reste était déjà plus facile à imaginer. Les mercenaires n’étaient pas des personnes très appréciées, de façon générale. Souvent d’anciens soldats ayant décidé de partir à l’aventure, des ermites voulant améliorer leur quotidien, ou même des déserteurs en ayant eu assez de leurs royaumes d’origine, parfois criminels ou bandits, ils étaient personna no grata dans de très nombreux endroits, cependant, personne n’avait tenté de tous les faire arrêter ou chasser à grande échelle. Pourquoi ? Car ils étaient considérés comme utiles, malgré leur réputation des plus douteuses et leurs méthodes. On les payait pour faire le sale boulot et il fallait des personnes qui acceptent ça. Des personnes « prêtes à tout ». Il avait déjà dû tuer plusieurs fois, traquer, sans doute voler et elle ne savait quoi encore. Une fois de plus, c’était là un terrain privé qu’elle n’exigera pas qu’il lui dévoile. Elvira tenait beaucoup à ce principe, si une personne n’était pas prête à parler de sujets sensibles pour elle, personne ne devait l’obliger.

Callum – Il y a neuf mois, je me suis arrêté à quelques lieues d’ici, au cœur de la forêt, où j’ai continué de vendre mes services mais en vivant à un endroit fixe cette fois. J’ai trouvé une cabane abandonnée, au bord du fleuve, que j’ai retapé pour l’occuper. J’y ai passé les derniers mois seul, avec un vieux chat comme unique compagnie. Lorsque l’invasion des wyvernes a débuté, j’ai stoppé un moment mes missions pour me concentrer sur ce problème-là. Je les ai d’abord chassé à l’épée puis à l’arc, et c’est au cours d’une de ces chasses que j’ai repéré une bataille plus loin. J’y ai couru, tiré de loin sur la bête qu’affrontaient les chevaliers. J’étais, à ce moment-là, loin d’imaginer qu’on pouvait me retrouver. Et encore moins que ce serait dans ce château que je te reverrai.

Chasser pareilles monstres avec simplement un arc, la reine ne put s’empêcher de frémir en entendant cela. Elle lui rendit son sourire lorsqu’il retourna la tête vers elle, soulagé qu’il n’ait pas été blessé, lui aussi, que rien de grave ne lui soit arrivé au cours de cette chasse. Et maintenant ? Le Roi avait parlé de lui offrir une place dans l’armée régulière, une proposition très rarement offerte à un mercenaire, allait-il prendre cette chance ou préférait-il repartir ? Étant donné leur… situation… repartir de ce château était le plus prudent et raisonnable. Il ne pouvait plus rien y avoir entre eux, sinon une amitié, à condition que le Roi le lui concède et accepte qu’elle rencontre Callum comme une amie le ferait. Certains souverains refusaient que leurs épouses fréquentent des hommes comme amis, elles devaient se contenter de leurs dames de compagnie. Évidemment, c’était en prévention d’éventuels adultères, restait à savoir comment le Roi de cette contrée voyait les choses. De part son âge, il pourra bien plus facilement croire qu’elle voulait se retrouver avec un homme plus jeune et il n’aura pas tord. Comment aborder ce genre de sujets ? Le mariage venait tout juste de se passer, ce serait suspect de demander si vite si elle était en droit de voir des hommes en tant qu’amis, surtout un homme qu’elle n’était censée avoir rencontré que depuis quelques jours. Si le passé véritable de Callum arrivait aux oreilles d’Emeraude 1er …

Callum – Tu sais comme moi ce que nous risquons en continuant de nous voir comme autrefois. Je ne veux rien imposer, tu risques bien plus que moi et je ne veux pas que tu perdes absolument tout, à ton tour. Mais je veux que tu saches que si les choses devaient mal tourner, je ne te laisserai pas subir les conséquences. Ça va faire étrange, dit comme cela, mais je pense t’enlever avant qu’il ne t’arrive quelque chose de grave ou d’humiliant. J’espère que tu ne m’en voudras pas, s‘il faut en arriver là, je suis navré par anticipation.

Elvira lâcha un petit rire nerveux, en entendant ça, le visualisant très bien passer par la fenêtre de sa chambre pour l’emmener ensuite avec lui, dans ses bras, sur un cheval rapide puis se lancer ensemble vers un endroit secret où personne ne les retrouvera jamais. Comme dans ces contes de fées qu’elle lisait, étant enfant, où le beau chevalier venait sauver sa princesse et promise des griffes d’un terrible monstre, souvent un dragon d’ailleurs, avant de l’emmener au loin et l’épouser. Elle était profondément touchée, les larmes lui en montaient même un peu aux yeux, il l’aimait donc sincèrement s’il lui proposait cela.

Elvira – Merci.

Elle glissa une main sur la nuque du mercenaire puis l’approcha doucement d’elle pour l’embrasser tendrement sur les lèvres. Il aurait difficilement pu trouver mieux pour lui prouver qu’il tenait à elle, car c’était un immense risque à prendre, il serait condamné à mort pour cet acte. Elle ferma les yeux pour l’embrasser, un long frisson la parcourant, lorsqu’elle était ainsi proche de lui. Avec lui, elle ne ressentait aucun dégoût à ce qu’il la touche, elle n’était pas révulsée lorsqu’il posait les mains contre sa taille ou lorsque son souffle se mêlait au sien. Elle savait très bien ce qu’ils risquaient, oui, mais son choix était fait. Elle acceptait les conséquences, ce qu’elle lui chuchota au bout d’un long moment à l’embrasser, restant très proche de lui. Elle le lui affirma dans un chuchotement et lui dit que si lui les acceptaient aussi, alors elle voulait qu’ils ne se séparent plus. Peut-être courrait-elle plus de risques en étant reine, mais ce statut lui donnait également plus de libertés. En apparence, elle sera une épouse fidèle, digne et sur qui le Roi pouvait comptait, et en secret, elle voulait aussi être la jeune femme aimante qu’on lui refusait d’exprimer. Elle sera aussi une mère attentive et aimante pour l’enfant qu’elle portait, si elle était déjà enceinte.

Elvira – Si tu décides de repartir dans la forêt, alors promets-moi d’abord de ne jamais risquer ta vie inutilement. Si tu restes, si tu acceptes que nous puissions nous aimer en secret, faisons vœu de nous lier l’un à l’autre. Ce mariage n’est qu’un lien politique, il a peut-être une grande importance pour les hommes et leurs lois mais ne vaut rien sous le regard des Dieux. Si tu le souhaites aussi…

Le mariage civil était une chose, mais il existait une autre pratique, qui s’était développée après de nombreux mariages forcés et le refus de beaucoup de suivre ces règles. Un mariage secret, basé sur un lien magique, qui unissait deux personnes l’une à l’autre à jamais. Un mariage presque impossible à réaliser car il imposait qu’un magicien le fasse pour vous et bien peu acceptaient, surtout si un des deux futurs conjoints était déjà marié civilement. Mais si Callum et elle trouvaient un des magiciens du château qui accepte cela… Elle resterait mariée au Roi selon la Loi des Hommes. Mais mariée secrètement à Callum selon la Loi des Dieux. Ceci étant, le rituel était complexe et seuls les magiciens très sensibles à la magie et versés dans certains arts anciens pouvaient les maîtriser.

Elvira – Si nous trouvons un magicien capable de ça et qui l’acceptera… Si je porte un enfant, je veux que tu en sois le père, qu’importe ce qu’écriront les hommes.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Fonction :
  • Membre
Présence :
  • Actif
Messages : 51
Double-compte : Non
Âge in-RP : 31 ans
Situation marital : Célibataire
Maître : Aucun
Ecuyer : Aucun
avatar
Mercenaire
Callum
MessageSujet: Re: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   Sam 30 Déc - 12:47
Le faible et nerveux rire qu'il parvint à lui prendre lui rappela avec une certaine douleur les moments où elle pouvait se permettre de se lâcher, où son rire était alors haut et clair, comme ces moments où tous d'eux s'élançaient à cheval en pleine forêt ou près des fleuves, la nuit. Au grand galop, elle s'accrochait à sa taille derrière lui et riait aux éclats, un son qui avait bercé de bien nombreux rêves. La situation était bien plus tendue... Pour autant, c'était un serment, il ne l'abandonnera pas, même si pour cela il devra être parjure devant la Loi des Hommes. Une Loi qu'il ne reconnaissait pas, ou avec de très grandes difficultés, il y a bien des règles qu'il jugeait profondément absurdes et tout juste bonne à asseoir l'autorité d'hommes gagnant un trône par leur seule naissance et qui n'y étaient pas légitimes. Il emmènera Elvira dans l'une de ces communautés où les peuples choisissaient eux-même qui allait les gouverner, un chef sage et respecté de ses pairs pour ses qualités et compétences, pas pour un pouvoir acquis grâce à sa naissance. Il sourit doucement en voyant sa belle émue aux larmes, lui aussi n'en était plus très loin, ne se retenant que par pure habitude. Il était plus simple de se laisser aller à ses sentiments lorsqu'on était seul ou dans les bras d'une personne qu'il aimait. Malheureux étaient ceux qui n'avaient pas encore connu ça, de se sentir proche ainsi d'une personne, de l'aimer et être aimé en retour, de savoir qu'à chaque instant, ils pouvaient retrouver la chaleur des bras de celui ou celle avec qui ils partageaient leur vie.

Elvira – Merci.

Il ferma les yeux lorsqu'elle passa une main derrière sa nuque et tendit ses lèvres, qu'il effleura doucement une première fois avant de l'embrasser plus franchement, l'entourant de ses bras pour la rapprocher de lui et approfondir encore le baiser. Durant cet instant, il ne pensa plus à rien d'autre, pas même au fait qu'il était en train de toucher la femme d'un autre, pire encore, la femme du roi, et que ce simple acte le ferait condamner à mort. Il lui avait donné sa parole. Après un très long moment à s'embrasser, ils s'écartèrent à peine l'un de l'autre, il la garda dans ses bras près de lui, en l'incitant à se laisser aller, se reposer dans ses bras, comme auparavant lorsqu'il la sentait plus fatiguée ou un peu malade, ou bien triste. Le silence fut percé lorsqu'elle lui chuchota qu'elle comprenait et acceptait toutes les conséquences, et que s'il s'agissait également de son cas, elle ne voulait plus qu'ils se séparent. Il était aussi amusant qu'étrange de constater à quel point, dans certaines situations, de simples paroles pouvaient réchauffer considérablement un coeur, un coeur qui s'était lui-même glacé depuis deux ans pour résister à la tristesse et aux chocs de la vie. Enlever cette glace était à la fois dangereux car on prenait de nouveau le risque de saigner, mais d'un autre côté, il était bien plus dur de vivre sans cette chaleur.

Elvira – Si tu décides de repartir dans la forêt, alors promets-moi d’abord de ne jamais risquer ta vie inutilement. Si tu restes, si tu acceptes que nous puissions nous aimer en secret, faisons vœu de nous lier l’un à l’autre. Ce mariage n’est qu’un lien politique, il a peut-être une grande importance pour les hommes et leurs lois mais ne vaut rien sous le regard des Dieux. Si tu le souhaites aussi…

Comment hésiter à poser la question ? Il sourit devant sa petite moue, secouant la tête. Il venait de lui prêter serment de l'emmener le plus loin possible d'ici si jamais elle se trouvait en danger ou si on la menaçait, si le roi voulait la répudier ou la faire exécuter, n'était-ce déjà pas une preuve qu'il voulait se lier à elle à jamais et en assumait les conséquences ? Il la serra un peu plus fort contre lui, les yeux fermés, comprenant de quoi elle parlait. Ce genre d'union n'était presque jamais réalisée car les personnes n'en avaient pas besoin, tout simplement. A quoi bon s'adonner à un rituel compliqué alors que le mariage civil était bien suffisant en soit ? Et on pouvait s'en défaire par le divorce en cas de besoin. Avec ce rituel, si jamais les choses tourneraient mal, personne ne pourra obliger Elvira à aimer et vivre avec un autre homme sans offenser les Dieux... Elle sera, devant eux, sa femme légitime, le Roi ne pourra se permettre d'obliger Elvira à ne plus le voir sans lourdes conséquences, et avec la guerre, ce n'était certes pas le moment d'énerver les Dieux. Mais qui pourrait les unir ainsi ? Le magicien du château ? Callum ne le connaissait pas, cependant, à voir cet air revêche et cette façon de passer tant de temps auprès du Roi pour le conseiller... Ce serait une mauvaise idée, il les dénoncerait. Qui d'autre ? Peut-être un des chevaliers, parmi les plus doués, mais... Non. Il ne les connaissait pas non plus, ou à peine, et certainement pas assez pour quelque chose d'aussi important.

Elvira – Si nous trouvons un magicien capable de ça et qui l’acceptera… Si je porte un enfant, je veux que tu en sois le père, qu’importe ce qu’écriront les hommes.

Callum – Je le veux aussi, souffla-t-il. Plus que jamais, je veux être lié à toi, je veux être un époux pour toi, un père pour ce bébé. Pour le moment, j'ignore qui pourrait nous aider, c'est si spécifique, peu de magiciens sont au fait de ce genre de rituel.

Mais il trouvera, il pouvait en faire sa quête, il le lui promettait. S'écartant un peu, il posa ses mains sur ses épaules et lui promit de rechercher le ou la personne qui acceptera de les unir devant les Dieux, qu'ils pourront bientôt être officiellement mariés sous leur regard. Ainsi, il lui donnera une protection supplémentaire, s'il devait à nouveau être banni, personne ne pourra lui interdire de le suivre, ni à elle, ni à leurs enfants. Il posa une main sur son ventre, encore bien plat doucement en sentant la chaleur de la peau à travers la robe de nuit, sous la robe de chambre entrouverte. Portait-elle déjà un enfant, y avait-il déjà une petite vie commençant à se développer en elle ? Et si oui, une fillette ou un garçonnet ? Il releva les yeux vers elle pour lui sourire, sans ôter sa main, puis se pencha pour l'embrasser sur les lèvres et le front, les yeux à demi-fermés.

Callum – Je vais tâcher de trouver quelqu'un, tout en continuant à combattre pour ce contient. Je te promets de ne pas prendre de risque inutile, tu peux me faire confiance, j'ai été formé pour la guerre et je me suis amélioré, depuis deux ans, le petit incident avec la Wyverne le prouve. Je viendrai te voir en secret, je t'écrirai, et je te promets que nous serons bientôt mariés. N'oublie pas que tu ne seras jamais seule, quoi qu'il arrive, je garderai un regard sur toi. Même si tu las l'impression d'être isolée ou piégée, tu ne risqueras jamais rien car je veille sur toi. C'est un serment.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Fonction :
  • Membre
Présence :
  • Actif
Messages : 62
Double-compte : Non
Âge in-RP : 25 ans
Situation marital : Mariée
Maître : Aucun
Ecuyer : Aucun
avatar
Reine d’Émeraude
Elvira d'Émeraude
MessageSujet: Re: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   Mer 3 Jan - 11:44
Callum – Je le veux aussi, souffla-t-il. Plus que jamais, je veux être lié à toi, je veux être un époux pour toi, un père pour ce bébé. Pour le moment, j'ignore qui pourrait nous aider, c'est si spécifique, peu de magiciens sont au fait de ce genre de rituel.

Mais ils pouvaient trouver, n’est-ce pas ? Dans ce château ou ailleurs sur le continent ? Elle se doutait que ce sera difficile, pourtant… S’il l’acceptait, lui aussi, pour eux deux… Il lui avait dit un jour qu’aucune Loi écrite par les Hommes ne devrait empêcher deux personnes de s’aimer, elle en était plus que convaincue aujourd’hui. Elle avait d’abord était persuadée que le Devoir primait avant tout, puis lorsque le Roi l’avait touchée… Cette heure avait bouleversante, pour elle, tous ses principes avaient fondu devant la terreur et le dégoût, elle n’avait pas supporté d’être ainsi privée de tous droits sur son propre corps et en était révulsée. Le Devoir exigeait-il ça ? Elvira avait beau avoir été préparée toute sa vie à ça, elle n’arrivait plus à surmonter le dégoût et ne plus penser à ces mains qui l’avaient touchée, à ce corps, si vieux, qui s’était glissé en elle. Les larmes aux yeux, elle hocha doucement la tête lorsque Callum lui posa les deux mains sur les épaules et lui promit qu’il allait rechercher la personne qui sera capable de les unir devant les Dieux. Il posa ensuite sa main large et chaude contre son ventre, souriant avant de l’embrasser. Lorsque c’était lui, qui la touchait, il n’y avait aucun dégoût. Il ne pouvait ni l’effrayer ni lui donner envie de hurler ou vomir.

Callum – Je vais tâcher de trouver quelqu'un, tout en continuant à combattre pour ce contient. Je te promets de ne pas prendre de risque inutile, tu peux me faire confiance, j'ai été formé pour la guerre et je me suis amélioré, depuis deux ans, le petit incident avec la Wyverne le prouve. Je viendrai te voir en secret, je t'écrirai, et je te promets que nous serons bientôt mariés. N'oublie pas que tu ne seras jamais seule, quoi qu'il arrive, je garderai un regard sur toi. Même si tu as l'impression d'être isolée ou piégée, tu ne risqueras jamais rien car je veille sur toi. C'est un serment.

Elvira – Je t’attendrais aussi longtemps qu’il le faudra.

Sans pleurs, sans colère, sans lassitude, qu’il sache, en partant, qu’il aura une femme souriante et aimante à l’attendre, elle voulait qu’il ait cette pensée-là lorsqu’il sera sur les routes. L’attirant de nouveau contre elle, elle reprit ses lèvres pour l’embrasser, les yeux fermés et bras passés autour de son cou, dans sa nuque. Peut-être il y avait-il une personne au château pouvant les aider, peut-être pas, ils verront cela plus tard… Pour le moment, elle voulait juste profiter de ce moment volé avec lui et rester dans ses bras aussi longuement que possible. Rester avec lui pour une heure, deux heures, avant qu’on ne réalise son absence ou que le Roi ne puisse se réveiller. Elle l’aimait, il l’aimait aussi, c’était finalement tout ce qui comptait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Le cœur à ses raisons que la raison ignore   
Revenir en haut Aller en bas
 
Le cœur à ses raisons que la raison ignore
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» MAËLLE ∆ car le coeur a ses raisons, que la raison ignore
» Léna - Le coeur a ses raisons que la raison ignore
» "Le cœur a ses raisons que la raison même ignore" - Avec Aaron S. Hill et Oka Rules [Event Eclipse]
» Le foie à ses raisons que l'alcool ignore...{PV Raynox}
» Jules || Le coeur a ses raisons que la raison ignore

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Piliers de la Terre :: Continent d'Enkidiev :: Royaumes Forestiers :: Émeraude :: Domaine Royal d’Émeraude :: Château :: Aile Royale :: Appartements royaux-
Sauter vers: