Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Mariage Royal à Emeraude

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Elvira de Perle
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MessageSujet: Mariage Royal à Emeraude   Sam 9 Sep - 20:42

Favin – On voit bien la forêt, d'ici. Tu te souviens qu'on allait y courir quand on étaient touts petits ? On accompagnait le vieux Gerald lorsqu'il allait y chercher des plantes.

Elvira – Oui, je me souviens. J'avais encore peur de m'y perdre, tu me tenais toujours la main en disant qu'il suffisait de rester sur le sentier.

Favin – Il y a des jours où j'aimerai y retourner, seul. Parcourir les sentiers et chercher les traces des renards.

Il sourit rêveusement, appuyé contre le rebord du balcon de pierre, les deux mains dans les poches et le regard tourné vers la forêt qu'on voyait au loin. Ils se trouvaient tous deux dans les appartements qu'Elvira occupait pour le moment, sur le balcon où elle avait d'ailleurs invitée leur grande sœur, des jours plus tôt. Son frère était venu la rejoindre pour qu'ils puissent discuter, juste tous les deux, à l'abri dans leur bulle sur ce balcon, accompagnés par un vent très frais et brusque, sous un lourd ciel gris. Cette saison avait au moins de beau le ballet des nuages chargés de pluie et les formes ainsi provoquées dans le ciel bien bas. Elvira gardait ses mains contre elle, jouant un peu avec ses doigts et une petite bague héritée de sa mère. Son jumeau ferma les yeux et inspira à fond, ses cheveux châtains, tirant sur le noir, balayés par le vent. Ils se ressemblaient véritablement trait pour trait, si ce n'et que son frère avait les pommettes légèrement moins arrondies. En-dehors de cela, personne ne pourrait manquer qu'ils étaient bien frère et sœur, son frère aurait les cheveux longs et porterait une robe qu'il pourrait en confondre plus d'un. Ils n'ignoraient pas tous deux que ce visage presque androgyne attirait parfois les ragots et les moqueries, Favin avait déjà dû essuyer plus d'une fois des remarques mesquines, de personnes se demandant s'il était vraiment un homme. Elvira vint s'asseoir contre le balcon à son tour, regardant les jardins et les potagers du palais, en contrebas. Les jardiniers rentraient avec des brassées de fleurs et il y avait beaucoup d'agitation.

Favin – Père a l'air heureux. Je suppose. C'est difficile de savoir ce qu'il pense. Il a simplement dit qu'il était grand temps pour nous de nous marier et fonder un foyer.

Elvira – Il t'a déjà trouvé une épouse ?

Favin – Je n'en sais rien. J'imagine que je l'apprendrai le jour où il me dira de bien m'habiller et me poussera devant l'autel.

Elvira – C'est... Probable. C'est ainsi qu'il a rencontré et épousé Mère.

Au moins, elle-même avait eu plusieurs jours pour se faire à l'idée de ce mariage et n'avait pas été mise devant le fait accompli le jour même... Elle discuta longuement avec son frère jumeau afin qu'il ne fut temps, pour le moment, de se séparer, chacun ayant à faire. Il était venu très tôt ce matin pour parler avec elle et déjeuner tous les deux, mais à présent, il était temps. La cérémonie avait lieu en fin de matinée, puis un grand banquet allait être donnée, avant que la fête ne se mette en place. Dès qu'il fut parti, Elvira ôta sa robe puis délaça les fils de son corset, enlevant souliers et jupons, derrière le haut paravent, où Gwen avait rempli un grand baquet d'eau très chaude et parfumée. La jeune femme ôta les pinces retenant ses longs cheveux, qui tombèrent en cascade sur ses épaules et son do nus. Rentrer dans l'eau brûlante la fit un peu frissonner avant qu'elle ne s'y immerge complètement. Peu de temps après, sa domestique et amie arriva, s'accroupissant derrière pour lui laver les cheveux, pendant qu'Elvira se frottait les bras, les jambes et le corps avec une petite brosse et du savon. Peu de paroles échangées, il régnait une atmosphère assez étrange, aujourd'hui... Ce n'était plus de la peur, plutôt... L'impression de flotter à côté de son propre corps, regarder sa vie comme si elle se voyait elle-même au travers du regard d'une autre. En sortant de l'eau, elle se sécha rapidement puis enfila les dessous que sa chambrière lui tendit, la laissant l'aider à lacer un long corset blanc.

Gwen lui avait préparé une de ses plus belles tenues, pour l'occasion, une robe que Elvira n'avait encore jamais porté, car elle ne pensait pas avoir l'usage d'une si belle toilette. Aujourd'hui était un jour particulier... Une robe longue, d'un carmin soutenu, serré à la taille et couvrant les bras, en laissant cependant les épaules dégagées, avec un décolleté profond. Elle s'habilla avec l'aide de sa domestique, en tâchant de faire abstraction du reste pour le moment. Dès que ce fut fait, Gwen lui brossa les cheveux puis lui fit sa coiffure, y ajoutant un voile léger retombant sur ses épaules et le haut du dos. La jeune femme ne se reconnaissait plus elle-même, cela semblait irréel. Une fois prête, elle ajouta une touche de parfum puis se leva, regardant dans le miroir si tout allait comme il le fallait. La peur était revenue, elle se sentait trembler un peu. Mais il fallait y aller. On frappa tout à coup à la porte et Père entra, s'arrêtant au seuil en la regardant de la tête aux pieds, avant de déclarer d'un ton neutre qu'elle était très bien ainsi. Elvira se sentit rosir puis sourit, rassurée qu'il juge qu'elle s'était bien préparée. Il tendit son bras et elle s'y accrocha, à sa droite, un peu timidement, sortant avec lui sans qu'il ne la presse. En sortant de l'antichambre, ils croisèrent Mère, très souriante et visiblement ravie, ainsi que Favin qui s'était lui aussi préparé.

Père – La cérémonie va débuter, allez vous mettre en place.

Ils partirent devant et Père l'accompagna dans les escaliers, jusqu'à la salle accueillant la cérémonie. Il y avait vraiment beaucoup de monde, allant s'asseoir et s'installer en bavardant, chacun vêtu de sa plus belle tenue. Avec Père, elle attendit dans une petite pièce à côté, de plus en plus nerveuse et effrayée, bien qu'elle fasse tout pour ne surtout pas le montrer. Lorsque chacun fut installé, les cloches sonnèrent et la musique fut lancée. Elle marcha en se tenant un peu mieux, sa main libre tenant contre elle un bouquet de fleurs, entrant dans la grande salle, et remonta l'allée centrale menant à l'autel. jamais des regards ne lui avaient semblé si pesant, elle se sentait dans la plus parfaite insécurité, la peur faisant battre son coeur à une allure folle. Seule son éducation lui permis de redresser la tête et regarder vers l'autel, où l'attendait le Roi d'Emeraude. Père l'emmena ainsi jusqu'à lui et lui donna sa main. Elvira retint un frisson lorsque les mains ridées se refermèrent sur les siennes, tournant la tête vers le prêtre, derrière l'autel, qui débuta la cérémonie. Son maquillage, par chance empêchait de voir à quel point elle était pâle. Les paroles, les sons, la musique, tout lui parvenait flou, étouffé. Elle était là sans être là, tenant en pensant à son frère, qui était là, et qui l'observait. Elle se concentra sur lui et son sourire, sur leurs moments complices et sur tout ce qu'il avait partagé jusqu'alors, pour ne pas songer au reste. Ne pas penser à la bague glissée à son doigt ni au moment où elle dû s'agenouiller, lorsque la couronne fut posée sur sa tête.

Prêtre – Vous êtes à présent Mari et Femme. Roi et Reine du pays d'Emeraude.

Comme si la couronne pesait soudain bien plus lourd, Elvira se sentit écrasée. Debout, la main dans celle du Roi, elle garda un air neutre lorsque tout le monde dans la salle s'inclina. Reine... Et bientôt Mère. Inspirant profondément, elle répondit au sourire du Roi, tremblant toujours un peu.

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MessageSujet: Re: Mariage Royal à Emeraude   Mar 19 Sep - 21:07

PNJ Prince Favin, héritier du royaume de Perle


Père – La cérémonie va débuter, allez vous mettre en place.

Le jeune homme hocha la tête avec respect puis partit au devant avec sa mère, après un dernier regard pour sa sœur jumelle, accrochée au bras de Père. Elle était magnifique, ainsi, s’en rendait-elle compte ? Voilà sûrement des années que leurs parents attendait cet instant, des années qu’ils devaient attendre de nouer cette alliance dès que leur fille sera suffisamment âgé. La cérémonie allait se dérouler dans la grande chapelle du rez-de-chaussée, dans le château, lui et sa Mère avaient droit aux places d’Honneur, tout comme Père bien sûr, près de l’autel. Sur son chemin, il fit, autant par habitude que parce qu’il devait tenir l’image, abstraction de la moindre émotion pouvant traverser con corps ou son visage. Sur ça, Père l’avait très bien entraîné, il ne dévoilait jamais rien par ses expressions ou par son regard, au grand jamais, car en tant qu’héritier du Roi, il ne pouvait autoriser qui que ce soit à lire en lui et tenter, par ce biais, de l’influencer. Debout près de mère, les mains jointes devant lui avec le plus grand des calmes, il se tourna comme tout le monde vers l’entrée de la salle, lorsque la musique et les cloches résonnèrent d’allégresse. Même ici, il entendait certains chuchoter, la moitié s’extasiant devant la beauté de la jeune princesse, l’autre moitié remarquant qu’elle ne ressemblait pas du tout au roi Pally. Là où le souverain arborait des cheveux encore blonds, mêlés de blanc, un regard bleu océan et un nez droit, sa fille portait les cheveux auburn, des yeux marrons en noisette, des traits plus ronds et doux. Ils remontèrent l’allée tous deux, Pally glissant ensuite la main de sa fille dans celle, ridée, du Roi d’Emeraude.

La cérémonie débuta alors qu’une musique bien plus douce et posée se faisait entendre, on aurait pu croire, en observant l’assemblée, qu’absolument personne n’était choqué de la grande différence d’âge entre les époux, une différence qui n’était pourtant pas des moindres ! Mais il s‘agissait d’un mariage royal, il n’y avait aucun problème à marier un homme de soixante ans avec une femme de quarante ans sa cadette, où pouvait bien être le mal ? Favin avala douloureusement sa salive, assis entre ses parents, les poings contractés malgré lui sur ses genoux, il fixait uniquement sa sœur jumelle, l’encourageant de toutes ses forces par la pensée lorsque Émeraude 1er lui passa la bague au doigt. Elle pourrait être sa fille, bon sang ! Voire sa petite-fille ! Il se tendit un peu, s’obligeant à dénouer ses muscles lorsqu’elle s’agenouilla et fut couronnée. Une pensée plutôt cruelle, surtout pour Mère, lui vint en tête à ce moment-là. Lorsque leurs parents ne seront plus de ce monde, lorsqu’il sera lui-même Roi et que Émeraude 1er sera mort de vieillesse, plus rien ne les empêcheront d’abroger ce qui autorisait pareil mariage, royal ou non, chacun dans son royaume, lui à Perle, elle à Émeraude. Il en faisait le serment. S’il avait une fille un jour, il ne lui fera pas vivre ça. Baissant la tête un moment, il la releva lorsque se releva sa sœur, main dans la main avec le vieux roi. Impossible d’être heureux pour elle, en cet instant précis. Seule une envie profonde de vomir le taraudait, une envie si forte qu’il trouvait même étonnant que personne ne le réalise.

Prêtre – Vous êtes à présent Mari et Femme. Roi et Reine du pays d'Emeraude.

La salle entière s’inclina lorsque le couple se retourna pour faire face à la foule, le Roi Pally et son épouse souriant en inclinant brièvement la tête pour les saluer. Favin les imita, avec le cœur au bord des lèvres, croisant ensuite le regard de sa jumelle, où il lut sans peine sa terreur. Une image lointaine lui revint, une image d’eux deux, âgés d’à peine quatre ans, courant dans une cour ensablée en se poursuivant, riant aux éclats au soleil. Ce souvenir formait un contraste si violent avec le reste qu’il préféra le repousser au fin fond de sa mémoire et se concentrer plutôt sur la réalité. Le bal des félicitations, courbettes et autres avait déjà débuté… Favin regagna vite sa place, suivant le cortège avec l’air du Fils digne et sage, qu’il se devait être, bien que la colère grondait au fond de lui et lui serrait la gorge. Aurait-il été seul qu’il aurait pu hurler un bon coup, ou pleurer, ou bien les deux. La foule se dirigea vers la salle du banquet, où le « jeu » diplomatique recommença. Discours, félicitations, rires et chants pour « célébrer » ce mariage. Assis non loin de ses parents, Favin s’y prêtait tout naturellement, après avoir enfermé ses émotions à double tour au fond de son cœur et avalé la clé. Craignant de vomir aussitôt sil buvait, il s’efforça tout d’abord de manger, avant de se risquer à avaler l’alcool qu’on lui tendait.

La fête était bel et bien lancée, les bardes se succédaient, près des jongleurs et autres venus amuser le public. Le jeune homme gardait constamment un regard sur sa jumelle, bien content que le roi et Père ne puissent lire ses pensées, tant il les agonisait d’injures et de malédictions. Toute son attention actuelle était focalisée sur la recherche de nouvelles insultes plus raffinées, alors qu’il gardait le sourire et le ton aimable. Pendant tout le repas, il rechercha une ribambelle de noms d’oiseaux tous plus salés les uns que les autres, jusqu’à la fin où il brûla d’en sortir au moins un, ne se contenant que parce que le moment était mal choisi. Lorsqu’une armée de domestiques surgit pour débarrasser les tables et les repousser, les invités furent priés d’avancer vers le reste de la salle, où d’autres tables supportaient bossons et nourriture. Les bardes et les conteurs étaient très bien lancés, ils avaient dû choisir les meilleurs de tout le pays. Favin prit un verre de vin et marcha un peu au hasard dans la foule, feignant de profiter de la fête et de la musique et surtout, de s’éloigner au maximum de son Père. Sa Mère était bien trop occupée à parler avec une autre grande Dame qu’il ne reconnaissait pas, quant à Père, il était bien lancé, à discuter avec Émeraude 1er. Favin inspira à fond tout en marchant, buvant une petite gorgée de vin. Ce serait malpoli de vomir sur les chaussures de toutes ces nobles dames ?

Au bout d’un moment à déambuler dans la salle, il sut qu’il allait finir par faire un malaise en restant ici. Une fois assuré que personne ne prêtait trop attention à lui, tout le monde étant concentré sur le couple royal, il s‘esquiva et se glissa parmi la foule pour rallier discrètement l’extérieur. Il dû néanmoins rester sous le porche, tant il pleuvait. Au moins, l’air frais lui fit un bien considérable. Il n’était là que depuis deux ou trois minutes lorsqu’un bruit de pas lui fit tourner la tête. Une femme était sortie, elle aussi, l’interpellant poliment. Aussi blonde que lui était brun, des yeux doux et plutôt clairs, vêtue d’une longe robe droite d’un bleu profond, un verre entre les mains. Il lui rendit son salut puis eut un léger frémissement de la bouche lorsqu’elle se présenta, puis lui demanda si elle pouvait rester ou si présence le dérangeait. Favin aurait voulu hausser les épaules, en signe de « Quelle importance, là, tout de suite ? », mais se força à répondre par une phrase correcte et polie. Non, elle ne le dérangeait pas, en cet instant même, personne ne pourrait le déranger autant que ce qui se passait dans cette salle. Avisant un long banc de pierre près d’eux, contre le mur, il s’y assit, l’invitant à faire de même, puis s’appuya contre le mur derrière eux, un très long soupir s’échappant de ses lèvres.

Favin – Si ça ne dérange pas, on oublie le protocole dix minutes.

Juste dix minutes avant de devoir retourner dans cette salle étouffante, à répondre aux rires et discussions huilées, à sourire à tout le monde et « bien se comporter », à faire semblant d’être heureux pour sa sœur et fière d’elle. Ce n’est qu’à cet instant qu’il intégra que cette femme était aussi sa sœur, d’ailleurs, un fait qui ne parvint pas à se fixer dans son esprit tant il était concentré sur le dégoût et la colère. Elvira occupait toutes ses pensées, il aurait été mûr pour « l’enlever » et l’emmener très loin d’ici, d’ailleurs. Chloé s’était assise à son tour, lui jetant un regard inquiet auquel il ne réagit pas. Une main serrée sur son verre, l’autre sur sa bouche, il fixait la pluie battante sans la voir, sans que le dégoût ne descende d’un octa. L’envie de vomir passa enfin, avec l’air frais, lui laissant un goût amer et la gorge brûlante.

Chloé – Je veillerai sur elle, elle sait que je resterai toujours là pour elle si elle a besoin de quoi que ce soit. Pas seulement en tant que chevalier.

Le jeune homme se redressa et regarda franchement le chevalier, cette fois, murmurant un « Merci » d’une voix qu’il ne parvint pas à adoucir. Vidant son verre d’un trait, il le posa sur le banc entre eux puis se leva souplement, les bras croisés, en effectuant un pas ou deux. Il ne pouvait pas décolérer. Pas depuis deux ou trois ans, pas depuis le jour où il s’était douté que Père cherchait un époux pour Elvira, et surtout depuis le jour où il lui avait arraché le seul vrai amour qu’elle avait eu. Les petits béguins qu’elle avait pu avoir, plus jeune, n’étaient rien du tout… Les yeux fermés, Favin baissa la tête, puis la redressa, soupirant encore.

Favin – Vous êtes mariée ? demanda-t-il tout à coup.

La réponse fut négative, elle ajouta ensuite qu’il y avait peu de temps à prendre en dehors du devoir. Son ton avait l’acoustique amère, sur le devoir… Il pouvait comprendre ça. Silencieux, Favin continua de regarder la pluie tombante. La vérité était qu’il ne savait simplement pas quoi dire à leur sœur adoptive. Il pourrait l’interroger sur la vie qu’elle menait, s’inquiéter de ce qu’était devenue cette sœur partie dès l’âge tendre, mais non. Désolé, c’était sans doute cruel vis-à-vis de Chloé, mais il ne parvenait définitivement pas à s’intéresser actuellement à une autre personne qu’Elvira, même si ladite personne était leur grande sœur d’adoption. Et pourtant, elle avait pris la peine de sortir aussi, preuve qu’elle aussi s’en faisait pour la toute jeune reine. Favin frappa tout à coup violemment du poing droit contre le mur, pour se décharger d’une part de la colère, un élancement bien vif de douleur lui traversant le bras comme une flèche, jusqu’au cœur. Une ou deux phalanges brisées, de ce qu’il regarda ensuite. Tant pis, ça ne sera pas pire que ce que sa sœur devra subir ce soir et d’autres fois encore. Sa main avait bleui, rendue violacée, avec un peu de sang coulant. Encore un truc qu’il allait avoir du mal à expliquer.

Chloé – Attendez... Vous permettez ?

De ? Elle lui indiqua sa main, qu’il regarda avant de la lui tendre. Une douce lumière blanche jaillit de ses propres mains lorsqu’elle entoura sa blessure sans la toucher et la douleur partit. Stupéfait, il se sentit un peu plus détendu, malgré lui, la regardant avec étonnement, puis se souvint que tous les chevaliers d’Emeraude étaient aussi magiciens. Favin la remercia, essuyant le sang qui avait coulé avec un petit mouchoir.

Favin – Je dois paraître rustre, navré. Je suis simplement… un peu inquiet pour Elvira. Ce n’est pas contre vous, je sais aussi que vous courrez bien plus de dangers que nous et tout cela. Mais elle est ma sœur par le sang, nous sommes jumeaux. C’est différent.

Sans vouloir la vexer ou le blesser, Favin gardait en tête cette différence, car adoption ou non, il se sentait plus lié avec Elvira qu’il ne l’était avec Père ou Mère, et plus encore qu’il ne l’était avec cette femme qui, même si elle semblait aimable, n’avait pas grandi auprès d’eux et dont il ne connaissait rien.

Chloé – N'ayez crainte, je comprends tout à fait, y compris pour ce que vous ressentez. Je ne peux rien changer... Mais je peux vous assurer qu'elle sera bien entourée, ici, et que je ne l'abandonnerai pas.

Favin – Je ne veux pas être vexant. Merci pour… votre magie.

Il ignorait comment formuler ce genre de pouvoir, donc le terme magie fera très bien l’affaire. Il prit une longue inspiration puis déclara qu’il devait y retourner, à présent. Saluant sa grande sœur par un baisemain, il retourna dans la grande salle, se mêlant rapidement à la foule avant d’y être englouti. Père ne semblait avoir remarqué son absence, c’était parfait ainsi. Favin se refit un sourire de circonstances et discuta aimablement avec les uns et les autres, navigant en tâchant d’être le plus à l’aise possible et tenir son rang. C’était un mariage, on sourit !

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