Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 La meilleure défense peut être l'attaque

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Gunda Nomicant
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MessageSujet: La meilleure défense peut être l'attaque   Ven 26 Mai - 18:29

Sur tout le continent, la saison des pluies était très proche, alors qu’ici, au cœur des montagnes, cette période signifiait un retour plus puissant de la neige et des tempêtes. Une saison plus triste, aux yeux de Gunda, même si elle savait reconnaître la beauté saisissante des monts lorsqu’ils étaient recouverts par une immense vague blanche, sans aucune impureté. Le froid devenait si terrible qu’il devenait impossible de sortir longuement, ou du moins, pas sans être couvert et en bougeant sans cesse. Et dès le premier signe de l’arrivée d’une tempête, il fallait aussitôt se mettre à l’abri pour ne pas mourir de froid. Tout était fermé, claquemuré, les feux ronflaient dans les âtres et les couvertures les plus chaudes étaient sorties. Même à l’intérieur des abris, beaucoup portaient des gants pour éviter les gerçures et engelures, on ne traînait pas dans les tunnels humides des montagnes. Encore quelques jours… Le ciel se couvrait peu à peu, très bientôt, il prendra une teinte grise et noire qui ne partira plus durant de longs mois. Un ciel sombre, comme les volcans et montagnes de ce pays, si régulier, si éternel, réconfortant pour les uns et angoissant pour d’autres.

La salle commune de la Confrérie était l’un des rares endroits à être chaud en permanence, autant à cause des grandes cheminées sans cesse allumées que par les personnes s’y retrouvant avec régularité, la chaleur des corps venant contribuer à augmenter la chaleur de l’air. Qu’on soit là pour manger, lire, se reposer, retrouver des amis, jouer à un quelconque jeu, écouter ou jouer de la musique, qu’importe, il y avait sans cesse du monde. Gunda était assise sur un large blanc, à la table la plus à droite non loin des feux percés dans les hauts murs, une tasse de thé fumante dans les mains. Bien qu’elle soit d’un naturel très discret et solitaire, elle avait aujourd’hui éprouvé le besoin de rejoindre les autres membres de la Confrérie, ainsi que son frère, qui s’était pour une fois joint à eux. La discussion était assez animée, il fallait dire aussi que les nouvelles n‘étaient pas vraiment bonnes. Pour la bibliothécaire, il n’était pas bon de se mêler de politique, ça n’apportait que des soucis. Malgré tout, elle devait reconnaître que les rapports entre peuples devenaient tendus, par ailleurs, les sociétés non-humaines étaient agacées, de plus en plus, d’être ou dénigrées ou complètement ignorées, méprisées. Son frère et d’autres parlaient avec force, s’agitant, laissant éclater une certaine part de leur colère.

Fréhor – Ils ont peur de la sorcellerie, peur des non-humains, peur des dragons, peur de tout ! Ils vénèrent des Dieux qui ne font que jouer avec eux ! Et leurs serviteurs Immortels qui s’en servent comme de vulgaires pantins, pour leurs propres intérêts. Comment être aussi aveugle ?!

Luminara – C’est même pire, certains royaumes ne croient même pas à l’existence réelle des Elfes, des Fées ou des Nains. Et ne parlons même pas d’autres peuples encore plus discrets. Comme s’ils étaient la seule race existante sur ce continent et les autres.

Myran – Qu’attendent-ils ? rajouta le vieil homme d’une voix très rauque. Qu’une guerre éclate ? Je ne parle pas des Nains, ils sont très bien dans leurs cavernes et désirent pas en sortir, ni même des Fées qui se moquent bien qu’on les ignore. Mais les autres ? Cette ignorance ou ce mépris commencent à bien faire, comment apprécier de ne pouvoir circuler librement sans être pointé du doigt, voire combattu si on vous prend pour un démon ? C’est la même chose pour tous les adeptes de la sorcellerie, carrément pourchassés et assassinés. La Dame de l’Alberta a même dû quitter son pays pour aller vivre près des Fées, en paix.

Très juste, cette femme avait une réputation montant jusqu’à leurs montagnes et on la disait bonne amie du Roi des Ombres. Elle était puissante et s’était aventurée sur un terrain peu exploitée. Les Dieux avaient voulu la punir pour cela et elle s’était vu interdire l’accès aux Grandes Plaines de Lumière après sa mort. Mais elle n’avait guère fait que des choses considérées comme « mauvaises » par son peuple. Elle était aussi une chercheuse reconnue dans les milieux bien informés et une guérisseuse de talent. Un véritable puits de connaissance, respectée par les sorciers de ce continent. Gunda l’avait brièvement vu, il y a quelques années, et cela lui avait suffit pour apprendre à la respecter, car cette femme était l’une des Sages. Une personne savante et qui savait se servir de ses connaissances pour conseiller, enseigner et guider. Gunda ne répondit toujours rien, écoutant la conversation sans s’y mêler, buvant son thé à petites gorgées. Bien sûr, il y avait tant de griefs… Après, cela mènera-t-il à de véritables guerres ? Dans le cas de certains peuples, peut-être. Avec les Elfes, non… Du moins, pas encore, c’était un peuple si calme qu’il en faudrait beaucoup pour les pousser en guerre. Ce n’était là que son avis, Gunda ne connaissait que très peu d’Elfes et aucun ne lui semblait très revendicatif. Au contraire, ils étaient calmes, sereins, effacés, presque… Tristes, en réalité. Comme s’ils évoluaient dans un monde où ils n’avaient pas leur place et sans avoir le choix.

La conversation dériva sur la guerre contre l’Empire Noir et là encore, aucun avis ne concordait et les paroles devinrent vite houleuses. Son frère avait un avis très tranché, considérant que s’il fallait en passer par une « alliance » nauséabonde avec l’Empereur des insectes pour obtenir plus de pouvoirs, c’était là un bien moindre mal pour ensuite pouvoir affronter au moins les Immortels. Selon lui, qu’importe que le seigneur d’Irianeth le pense fidèle ou non, les promesses de fidélité n’engagent que ceux et celles qui y croient. Myran était de l’avis inverse, lui estimait qu’il était trop dangereux d’approcher ainsi un tel sorcier, lorsqu’on était humain, et qu’il existait bien d’autres façons de gagner ce pouvoir. Comment, alors ? Sur ce sujet, Gunda non plus n’était pas très convaincue. La sorcellerie maîtrisée par les insectes sur Irianeth, qu’on appelait la forme Kashal, était réputée pour être l’une des plus puissantes. Utilisée par les insectes et leurs enfants légitimes comme hybrides, cette forme nécessitait d’avoir du sang insecte dans les veines, même une petite partie. Un sang qui se révélait être un véritable poison pour les Humains et les Nains. Les Fées y étaient en revanche insensibles. Gunda reposa tasse vide sur le bord de la lourde table puis posa ses mains croisées sur ses genoux, écoutant son frère qui parlait d’un sort assez étrange avec les autres et servant à « vider » la mémoire d’une personne, définitivement. Plus une malédiction qu’un sort, aux yeux de Gunda, perdre son identité était l’un des malheurs les plus terribles, à ses yeux.

Se levant discrètement, elle s’esquiva sans que qui que ce soit ne prête la moindre attention à son départ, tant ils étaient plongés dans leur discussion. Guère de quoi s’en offusquer, cependant, bien au contraire, Gunda préférait qu’on ne la remarque pas. Même sa tenue l’aidait à se fondre dans le gris et la roche, tout au long des cavernes de la Confrérie. Tout en marchant, ses pensées dérivèrent un instant vers le chevalier Santo. Voilà maintenant trois ou quatre jours qu’il était parti avec ses amis, il devait actuellement être sur la route pour rentrer, après avoir quitté les montagnes et le Nord dans son ensemble. Tout quitter… Il l’avait beaucoup surprise, en la rattrapant comme ça pour la serrer contre lui juste avant de partir. Gunda n’avait guère l’habitude des personnes si… démonstratives. Elle avait été touchée, oui, mais très surprise. Perdue dans ses pensées, elle faillit tout à coup percuter quelqu’un au détour d’un couloir et recula aussitôt, avec un mot d’excuse. Relevant les yeux, elle se reprit en reconnaissant leur chef et le salua dans les formes, comme il se devait. Navrée, elle était… ailleurs.

Gunda – Navrée, je ne vous ai pas fait mal ?

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Elrond
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 3 Juin - 15:39

Le royaume du Gondor ne voulait définitivement rien entendre et se concentrait sur la défense de ses propres frontières, sans chercher à se mêler des troubles sur le continent et encore moins ceux du monde. Elrond secoua un peu la tête en écoutant le récit de Haldir, assis dans son fauteuil près d'un bureau recouvert de nombreux documents, grimoires, parchemins, bouteilles d'encre et longues plumes. Avec d'autres gardes de la forêt d'Or, ils avaient formé une petite délégation pour se rendre au Gondor et parler à l'Intendant de la menace s'étendant sur leur propre continent ainsi que sur tous les mondes libres, proches ou lointains, une menace pesant aussi bien sur les Elfes que les Hommes, les Nains et les Fées, ainsi que de nombreuses autres espèces. L'accueil s'était pour le moins révélé... glacial. L'Intendant n'avait aucune intention de se porter au secours de ses voisins et estimait n pas avoir besoin lui-même d'aide pour contenir le mal menaçant ses frontières. Haldir leur rapporta ces mots. "Notre contrée est assez puissante pour se défendre et nous n'avons cure des problèmes des autres ! Nous ne voulons rien à voir avec les Elfes ou les Nains, rien à voir avec les autres communautés dont nous ne sommes pas amis." Elrond soupira légèrement, les yeux fermés, sentant que le chemin allait être encore bien long. Bien qu'il ne soit guère dans les habitudes de son peuple de se hâter, car le temps glissait sur eux sans les atteindre, il ressentait néanmoins l'urgence à agir.

Le garde de la Lórien conclut en disant qu'il croyait vraiment très peu à ce que les peuples humains de ce continent-ci soient plus réceptifs que ceux des Terres du Milieu. Qu'ils le soient ou non, ils se devaient au moins d'essayer. Certes, par chez eux, il y avait des communautés à qui on ne pouvait reprocher de ne point bouger, comme le tout jeune royaume du Rohan, naissant à peine et gouverné par un Roi choisi par un peuple perdu en quêtes de nouveaux repères. Pour ce peuple, soit, ils n'étaient pas encore prêts à la véritable guerre, ce genre de fait prenait du temps. Mais le Gondor... Le Gondor, lui, était pourtant prêt, même privé de leur Roi légitime. Et s'il n'y avait que cela ! Dans leur propre race aussi, tous n'étaient pas réceptifs. Thranduil se moquait bien du sort des Hommes et des Nains, ne se préoccupant que de son propre peuple. Ceci étant, par la sorcellerie de l'Ennemi, les elfes de bois souffraient encore beaucoup, comment reprocher à leur souverain de penser avant tout à un moyen de lutter contre cette sorcellerie abominable ? Il ne détournera guère son regard de ce souci avant qu'il ne soit écarté, qu'importe ses voisins en pleine lutte. Pensif, Elrond réfléchit à un stratagème, échangeant parfois des idées avec Galadriel, ainsi que les autres Elfes présents. Haldir raisonnait surtout de façon militaire, pensant avant tout aux moyens pratiques, alors qu'Elrond était déjà plus rompu aux moyens diplomatiques et politiques. Le Gondor avait raison sur un point important, les différences entre les races amèneront un lot important d'incompréhensions et ils n'en seront que tous freinés. Le risque de dissension était si important.

Une petite main venue s'agripper à un bout de sa manche, près de l'épaule, le tira de pensées assez moroses. Tournant la tête, il fit un de ses jumeaux Elladan, tirer encore sr le tissu rouge foncé en lui demandant quand est-ce qu'ils allaient voir à quoi ressemblaient ce continent, qu'il leur avait promis, et qu'ils étaient venus exprès pour ça, qu'ils avaient envie de voyager et de voir les gens d'ici. Oui, oui, un instant ! Ces deux-là étaient toujours si impatients ! Elrond lui répondit de se calmer un peu puis de jouer avec son frère pour le moment, qu'ils ne quittaient pas ce pays aujourd'hui, ajoutant ensuite q'ils pouvaient déjà commencer à aller fureter près des humains de ces montagnes s'ils en avaient envie. Elladan hocha la tête et courut rejoindre son frère, Elrohir, l'attrapant par la main avant de sortir avec lui. Ils n'étaient pas les seuls enfants, à vrai dire, le fils de Thranduil était aussi venu avec Galadriel, dans l'espoir que sa présence adoucisse son peur et puisse permettre l'avancée des discussions et plans. A vrai dire, ils n'avaient trouvé aucun autre moyen d'apaiser quelque peu Thranduil, toutes les autres tentatives étaient vaines. Se levant à son tour, Elrond soupira un peu et déclara qu'ils pouvaient au moins commencer par former, sur ce continent, la délégation qui tentera une première approche vers les royaumes Humains. Tout d'abord, s'entourer des personnes, humaines ou autres, qui sauront s'y prendre pour avancer vers l'union. Partant à sa recherche, Elrond tomba sur le jeune femme par pur hasard, au détour d'un couloir, alors qu'il partait la chercher dans la bibliothèque. Elrond lui rendit son salut d'un ton paisible, toujours étonné de voir cette apparente fragilité se dégager de certains mortels.

Gunda – Navrée, je ne vous ai pas fait mal ?

Elrond – Il en faut bien plus pour me blesser, sourit-il sereinement. Suivez-moi, c'est vous que j'étais parti chercher.

Tournant à nouveau les talons, il retint un soupir en voyant un peu plus loin ses deux enfants harceler un cordonnier de questions, l'un après l'autre, le vieil humain répondant avec une patience infinie tout en poursuivant son travail. Ces deux-là étaient sans doute les plus agités de tout leur peuple... Leur mère était restée à Imladris avec leur dernière-née, Arwen, un peu de calme avec juste son bébé devait lui faire beaucoup de bien. Revenu dans le salon, Elrond s'effaça pour que la bibliothécaire puisse entrer. Dès sa venue, tous les regards convergèrent dans l'instant vers elle, Haldir semblait aussi un peu étonnée qu'il soit aller rechercher cette jeune humaine. Elrond croisa brièvement le regard de Galadriel, sachant qu'elle devait déjà étudier le comportement de l'humaine, sa posture, son attitude, sans doute ses pensées et émotions, afin de savoir à quoi s'en tenir avec elle.

Elrond – Vous connaissez les soucis que nous avons en ce moment, Gunda. L'heure du rassemblement est venue, tous nos efforts doivent converger en ce sens. J'ai tenté de parler à Thranduil, Dame Nerwen, cependant, il est peu réceptif, avec ce que traverse son peuple. Comment pourrait-on le convaincre de nous aider ?

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Galadriel de Valinor
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 10 Juin - 10:45

Quel que soit le temps ou l’époque venant sur eux, quels que soient les âges qu’ils traversaient, les difficultés éprouvaient se répétaient et s’enchaînaient, l’Histoire n’était qu’un éternel recommencement, un cycle sans fin dont ils étaient condamnés à revivre perpétuellement. Avoir foi ou non en les Hommes, croire encore ou non en les Nains, inciter ou pas leur propre peuple à se lever, sinon rester cachés. Galadriel restait parfaitement silencieuse, debout non loin de l’imposante cheminée, mains jointes devant elle, un doigt caressant avec lenteur et douceur son anneau de diamant, Nenya. Haldir poursuivait son résumé de la situation, sans dissimuler la foi perdue en le peuple des Hommes et tout particulièrement du Gondor, sans chef réel et trop fiers pour appeler à l’aide. La Fierté était un poison que l’Elfe connaissait à la perfection elle-même et savait qu’il était une de ses faiblesses, contre laquelle elle devait combattre. Ceci étant, le temps ne manquait guère, alors que les Hommes devaient vivre bien plus vite. Ils ne pouvaient observer ce monde avec le même regard, c’était bien impossible lorsqu’on avait une si courte et fragile existence. Les peuples de ce continent seront-ils plus à l’écoute ? Ils ne pouvaient le savoir sans avoir au moins tenté leur chance, étrangers venus de terres particulièrement lointaines, étrangers dont les Hommes étaient si méfiants.

Si une centaine d’années n’était pour eux qu’un faible battement de sourcils dans toute une existence, pour les Hommes, cela représentait déjà plus qu’une vie. Le temps, que les Elfes avaient tendance à négliger, était précieux pour eux et la force d’un Homme n’était bien vive que lors d’une petite part de sa vie. Une fois la jeunesse passée et avant le déclin de la vieillesse, il y avait si peu d’années restantes. Son idée était de tenter une approche plus globale, diplomatique tout d’abord, en tâchant d’atténuer les différences conséquentes entre leurs races pour amener à plus de compréhension. Elrond partait également en ce sens, rompu à ce genre d’exercices et portant la diplomatie devant lui en bouclier comme d’autres portaient leur art, leur épée ou que sait-on encore. Haldir s’avança à nouveau pour souligner le fait que les Hommes se méfiaient déjà les uns des autres, et que par conséquent, si on espérait pouvoir gagner leur confiance, il fallait d’abord s’appuyer sur quelques rois seulement, bien choisis, avant d’approcher les autres, avant d’ajouter qu’en plus de cela, certains royaumes ici étaient très pacifiques et d’autres non. Il avait raison, on ne discutait pas de la même manière avec un peuple militarisé qu’avec un peuple pacifique et sans armée.

Plusieurs des leurs étaient déjà venus longuement sur ce continent et avaient voyagé pour observer les différents peuples d’Enkidiev, connaître leurs modes de vie, façon de pensées, habitudes et coutumes, sans jamais se montrer, filant comme des ombres rapides et légères, indiscernables au regard humain. Beaucoup de royaumes n’avaient que de très petites armées, voire pas du tout, les territoires étaient aussi nombreux qu’ils étaient restreints, à vrai dire… Ils équivalaient en taille au royaume du Rohan. La magie, si elle était bien présente, était comme restreinte, contrôlée, étouffée, ne jouant pas avec les Hommes comme elle devrait le faire, ce qui était on ne peut plus curieux. Le regard de Galadriel se posa ensuite sur ses deux petits-fils, visiblement ennuyés des discussions et cherchant à explorer ce nouvel environnement. Leur père les envoya à la rencontre des Hommes présents dans ces montagnes, pour les occuper, les garçons ne perdant pas une minute avant de sortir de la pièce en courant. Ils furent suivis du regard par le jeune enfant de leur confrère de la forêt noire, assis près d’un conseiller de Thranduil les ayant accompagné, plus jeune encore que les enfants d’Elrond. Ce dernier se leva finalement pour aller chercher une humaine qui, selon lui, pourra aider dans la délégation qu’ils devaient former.

Haldir – Pensez-vous que les Humains de ces terres sauront mieux voir la menace, ma Dame ?

Galadriel – Nous ne pouvons le savoir. Au moins faut-il tenter.

Le capitaine de ses gardes fit un léger mouvement, ouvrant la bouche, puis la referma la seconde d’après, se contentant d’incliner la tête vers elle en murmurant qu’il en sera donc fait ainsi. Galadriel eut un très doux sourire, ne pouvant décemment as leur en vouloir pour cette absence de foi. Haldir était de la génération ayant vu le jour dans le cocon protecteur de la Lórien alors que leurs frontières étaient déjà soigneusement fermées aux autres races. Le silence revint dans la pièce, les Elfes présents se contentant d’attendre tranquillement, comme une myriade de statues immobiles et silencieuses. Cependant, Elrond revint vite, faisant entrer avec lui une humaine d’apparence fragile, presque innocente. Plutôt mince, la peau si pâle comme une personne n’ayant jamais eu le bonheur de vor le soleil, les cheveux noirs comme la nuit, en retrait, et pourtant… Son regard brillait d’une intelligence certaine qui n’était pas pour déplaire à la dame Elfe. Elle croisa assez vite le regard d’Elrond, tandis qu’il leur présentait la nouvelle venue, une femme aimant apprendre et s’instruire, d’après ses dires. Galadriel l’évalua du regard puis s’aventura dans son esprit pour en lire le sens, sondant ses pensées, ses émotions, sa personnalité, tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était. Intelligente, en effet, un esprit bien formé. Elle ressentait également une méfiance accrue, un retrait, à la manière d’un jeune louveteau restant en arrière en attendant de voir s’il y avait du danger.

Elrond – Vous connaissez les soucis que nous avons en ce moment, Gunda. L'heure du rassemblement est venue, tous nos efforts doivent converger en ce sens. J'ai tenté de parler à Thranduil, Dame Nerwen, cependant, il est peu réceptif, avec ce que traverse son peuple. Comment pourrait-on le convaincre de nous aider ?

Galadriel – Je doute que nous le puissions tant qu’il n’aura pas trouvé un moyen de libérer son peuple de cette sorcellerie.

Le conseiller s’agita un peu, soudain mal à l’aise, et le jeune Legolas releva son regard clair vers la petite assemblée avec une moue inquiète. Galadriel posa un long regard sur eux, pensive, puis de nouveau sur leur invitée humaine. Tout était un enchaînement, en luttant contre leur ennemi, ils trouveront du même coup un moyen d’aider leurs cousins de la forêt noire, ce n’était plus qu’une question de temps, dorénavant. Chacun devait songer à une union forte et durable. Galadriel se rapprocha de quelques pas de la jeune humaine, posant sur elle un regard sans âge.

Galadriel – Voulez-vous participer aux fondements d’une nouvelle alliance entre les Elfes, les Hommes et les Nains ? A nous aider, aider à planter les graines d’un nouveau départ ?

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Gunda Nomicant
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 8 Juil - 12:13

Seigneur Bassilac – Il en faut bien plus pour me blesser, sourit-il sereinement. Suivez-moi, c'est vous que j'étais parti chercher.

Pardon ? Elle ? Pourquoi ? En quel honneur, qu’avait-elle fait de mal ou qui aurait pu être mal interprété ? Tout à coup très méfiante, avec une légère peur commençant à lui mordre le creux du ventre, elle le suivit malgré tout, un peu en arrière. Après à peine quelques minutes de marche, elle vit tout à coup deux enfants, deux Elfes jeunes comme n’en avait jamais vu, qui ressemblaient d’une façon étrange au Seigneur Bassilac. Des jumeaux, sans aucun doute possible, posés près de Frédéric et occupés à le harceler de questions sur son travail. Serait-ce donc les enfants de leur maître de Confrérie ? Elle ne les avait absolument jamais vu, alors qu’elle avait passé des années ici. Pensive, elle détacha son regard d’eux, continuant à traverser les couloirs en se demandant ce qui pouvait bien l’attendre. Le seigneur la fit bientôt entrer dans un vaste salon, où une dizaine de personnes, tous des Elfes, se tenaient. Un salon où elle sentit aussitôt tous les regards se poser sur elle. La méfiance augmenta encore d’un cran et elle pinça les lèvres, les mains jointes et serrées devant elle, tout sauf à l’aise. Plusieurs d’entre eux étaient en armes et armures, parés pour la guerre, d’autres portaient des tenues dont le tissu devait valoir une somme inimaginable. Pourquoi l’avoir fait venir ici ? Le Seigneur la présenta, ajoutant qu’elle était « une femme aimant apprendre et s’instruire ». Même si c’était vrai, qu’est-ce que cette précision venait faire dans la conversation ? Gunda n’aimait pas cela, elle sentait qu’elle venait involontairement de poser le pied dans une histoire la dépassant complètement.

Seigneur Bassilac – Vous connaissez les soucis que nous avons en ce moment, Gunda. L'heure du rassemblement est venue, tous nos efforts doivent converger en ce sens. J'ai tenté de parler à Thranduil, Dame Nerwen, cependant, il est peu réceptif, avec ce que traverse son peuple. Comment pourrait-on le convaincre de nous aider ?

Dame Elfe – Je doute que nous le puissions tant qu’il n’aura pas trouvé un moyen de libérer son peuple de cette sorcellerie.

Gunda resta un moment coite, la bouche légèrement entrouverte, lorsque son regard se posa sur la dame. Elle était… Elle était… Jamais la bibliothécaire n’avait vu une femme aussi belle et qui dégageait en même temps une telle puissance. C’était indescriptible ! Grande et mince, es traits fins, dévoilant une jeunesse autant qu’une vieillesse avancée, la jeune humaine ne saurait pas le définir, elle avait le sentiment que cette femme n’avait pas d’âge, qu’elle était comme ce monde, jeune et vieille à la fois. Elle en était si soufflée qu’elle n’avait qu’à peine prêté attention aux paroles échangées, juste profondément troublée face à cette femme. Outre la puissance qu’elle dégageait, il y avait… Grâce à la sorcellerie, comme les chevaliers pourraient le faire avec la magie, Gunda pouvait ressentir à quel point l’Elfe était loin d’eux, plus belle, plus puissante, plus âgée que la raison ne pouvait se le figurer. C’était aussi envoûtant qu’effrayant et la bibliothécaire ne put bouger lorsque la Dame avança de quelques pas, en posant sur elle un regard où brillait des temps si anciens que nul sinon elle ne pouvait s’en rappeler. A nouveau, cette sensation de ne pas être à sa place, d’avoir été entraînée sans en avoir conscience dans un engrenage dont elle ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants. On l’avait fait venir ici, en présence de personnes d’un évident niveau social très élevé, elle, qui était une simple sorcière peu douée et amoureuse des livres.

Dame Elfe – Voulez-vous participer aux fondements d’une nouvelle alliance entre les Elfes, les Hommes et les Nains ? A nous aider, aider à planter les graines d’un nouveau départ ?

Lui aurait-on jeté un seau d’eau glacé en plein visage que cela aurait eu le même effet. C’était trop soudain, comment s’était-elle retrouvée ici à devoir répondre à ce genre de questions, déjà ? La journée avait pourtant commencé on ne peut plus normalement ! Non ? Ou cela avait-il dérapé pour la conduire sur ce nouveau chemin, à quel moment le seigneur de la Confrérie avait-il pensé qu’elle pourrait aider en quoi que ce soit et surtout pourquoi ? Ouvrant la bouche, elle la referma dix secondes plus tard, ne pouvant répondre comme cela, bien trop de questions se bousculaient pour le moment. Stop, stop, stop, on se reprend. Une nouvelle alliance entre les trois races ? Ou entre tous ? Qui était cette femme et pourquoi lui posait-elle cette question, comme si Gunda faisait parti des puissants, des Sages, qu’elle était à même d’aider la situation à évoluer dans ce sens ? Gunda se reprit, tâchant de faire abstraction de ses sentiments et garder la tête froide, réfléchir, réfléchir vite. Elle redressa la tête, bien décidée à ne pas trop se laisser troubler car elle sentait que cette attitude la desservira et l’empêchera de découvrir ce qu’on attendait d’elle exactement.

Gunda – Je dois tout d’abord connaître vos buts avant de vous aider, déclara-t-elle. Je souhaite, bien sûr, que des unions durables naissent entre les peuples, au contraire de toutes les dissensions existantes actuellement. Cependant, pourquoi venez-vous vous soucier de ce qui arrive sur ce continent ? Vous n’êtes pas d’ici et j’imagine que vos propres terres ont leur lot d’attaques à gérer. Si votre but est d’unir les continents contre l’Empereur Noir et ses alliés, je suis prête à aider, dans la mesure de mes moyens.

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Elrond
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Jeu 27 Juil - 7:37

Galadriel – Je doute que nous le puissions tant qu’il n’aura pas trouvé un moyen de libérer son peuple de cette sorcellerie.

Haldir hocha la tête avec lenteur, une moue autant contrariée que compatissante au visage, les mains jointes devant lui et bien droit, non loin de la Dame des forêts. Un léger silence plana durant un court instant et les regards échangés n’incitaient guère à beaucoup de confiance et de Foi, tant ils ne pouvaient espérer à un règlement rapide de la situation. Avec un très léger soupir, Elrond échangea un bref regard navré avec la Dame de la Forêt d’Or, les mains jointes devant lui en une attitude respectueuse et sereine. De son côté, Gunda semblait surtout très soufflée de ce qu’elle avait sous les yeux et ne pouvait détacher son regard de Galadriel, ce dont personne ne pourrait lui en vouloir. La dirigeante de la Lorien ne pouvait que produire cet effet sur les Mortels la rencontrant pour la première fois, une fascination sourde et une admiration pour sa beauté. Néanmoins, le seigneur Elfe restait convaincu que cette jeune Humaine saura se reprendre très vite, il la connaissait assez bien, à présent, et l’avait conduite ici car il était certain qu’elle saura travailler main dans la main avec eux, et ce même si elle remettait constamment en doute ses propres capacités et compétences. C’était là, par ailleurs, un trait de caractère commun à de nombreux Mortels, ne pas croire en eux-mêmes et donc se freiner sans cesse, par crainte ou par défiance. S’en était presque une malédiction, aux yeux d’Elrond, car ils passaient à côté de tant de choses, bonnes ou mauvaises, ne voyant que la poudre qu’ils se jetaient aux yeux.

Galadriel – Voulez-vous participer aux fondements d’une nouvelle alliance entre les Elfes, les Hommes et les Nains ? A nous aider, aider à planter les graines d’un nouveau départ ?

Tous les regards se tournèrent à nouveau vers la jeune humaine, jugeant ses réactions, les émotions traversant son visage et tous les gestes trahissant son état d’esprit. Le choc la prenant était des plus visibles, ceci étant, c’était bien normal alors qu’elle se retrouvait soudainement impliquée dans une telle histoire. Elrond aurait voulu lui dire de respirer un peu, cependant, il la connaissait maintenant assez bien pour savoir qu’elle saura se reprendre d’elle-même, même sans aide particulière, et ce malgré le choc. De leur point de vue, à eux qui réfléchissaient à ce problème depuis si longtemps et tentaient de mettre des solutions en place, il devenait si naturel d’en parler de cette façon et donc de proposer à d’autres de les aider, s’ils le pouvaient. En revanche, le seigneur de Rivendell admettait sans le moindre souci que cette attitude prêtait à confusion face à de nombreux humains. Espèce encore si jeune et fragile, possédant néanmoins une remarquable capacité d’adaptation. Mais aussi une si grande faiblesse de l’âme… Car oui, les Humains étaient faibles, si facilement corrompus, si facilement séduits par des pouvoirs sombres… Si jeune espèce, pourquoi ne vois-tu plus loin devant toi ? Trop souvent, ils couraient aveuglément et en se fiant à leurs instincts, prenant de bonnes et de mauvaises décisions sans réfléchir à quoi cela allait les mener dans des années et des années.

Gunda – Je dois tout d’abord connaître vos buts avant de vous aider, déclara-t-elle. Je souhaite, bien sûr, que des unions durables naissent entre les peuples, au contraire de toutes les dissensions existantes actuellement. Cependant, pourquoi venez-vous vous soucier de ce qui arrive sur ce continent ? Vous n’êtes pas d’ici et j’imagine que vos propres terres ont leur lot d’attaques à gérer. Si votre but est d’unir les continents contre l’Empereur Noir et ses alliés, je suis prête à aider, dans la mesure de mes moyens.

Le seigneur Elrond ne s’était guère fourvoyé, en la choisissant, tout le monde ici pouvait maintenant le réaliser. Cette femme était pleine de ressources, plus que tout le monde ne le soupçonnait. Plus qu’elle ne le soupçonnait elle-même. Il lui sourit donc, avec un air apaisé, notant bien la posture défensive et en retrait qu’elle adoptait toujours.

Elrond – C’est vrai, notre propre continent a ses propres difficultés et nous avons bien assez à y faire, sans avoir à nous mêler des problèmes des autres. Cependant, un événement assez récent a bouleversé la donne.

Lorsque le seigneur parlait de « récent », cela signifiait « quelques centaines d’années », mais là n’était pas le sujet. Il croisa le regard de Haldir et celui s’avança d’un pas ferme, reprenant le récit pour la jeune humaine et lui expliquant que les principales forces de terreur s’étaient réunies, rencontrées, pour finalement s’unir. Cela dans le but d’imposer un régime global de sorcellerie sur tous les peuples libres des différents concurrents et avec cela, éliminer les magiciens ou autres serviteurs de forces moins obscures qui pourraient leurs barrer la route. Amecareth dans l’Empire Noir, Sauron dans les Terres du Milieu, Galbatorix dans l’Alagaësia. Comme l’ajouta le capitaine des gardes de la Forêt d’Or, il était effectivement très peu concevable que des grandes puissances mauvaises parviennent ainsi à s’unir, et pourtant, ils ne retiraient tous de très gros avantages et s’étaient ainsi révélés bien plus intelligents que tous leurs ennemis et peuples refusant de se soumettre à leurs dictatures. Ils avaient tous été dépassés et beaucoup étaient très loin de mesurer l’ampleur du danger les menaçant désormais. En ne combattant chacun que contre un seul ennemi, en espérant l’abattre, ils se prêtaient à un vaste jeu de dupes où ils étaient des pions.

Elrond – Notre peuple est en conflit avec les Nains, voire avec les Hommes. Et les Hommes sont en conflit entre eux. Autant dire que l’idée même d’une Alliance commune semble terriblement loin… Cependant, nous ne pourrons abandonner tout espoir avant d’avoir tout tenté. Commençons ne serait-ce que par réunir les rois, les reines et seigneurs de ce continent pour les avertir du danger.

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Galadriel de Valinor
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 12 Aoû - 15:20

Gunda – Je dois tout d’abord connaître vos buts avant de vous aider, déclara-t-elle. Je souhaite, bien sûr, que des unions durables naissent entre les peuples, au contraire de toutes les dissensions existantes actuellement. Cependant, pourquoi venez-vous vous soucier de ce qui arrive sur ce continent ? Vous n’êtes pas d’ici et j’imagine que vos propres terres ont leur lot d’attaques à gérer. Si votre but est d’unir les continents contre l’Empereur Noir et ses alliés, je suis prête à aider, dans la mesure de mes moyens.

Une réponse qui sembla surprendre quelque uns, dont Haldir qui haussa assez fortement les sourcils, fait à noter tant le chef des gardes de la forêt d’Or peinait à montrer ses émotions réelles. Galadriel eut un fin sourire en coin, les mains jointes devant elle et la tête légèrement tournée vers leur invitée humaine, trouvant toujours étonnant les personnalités si diversifiées que l’on pouvait trouver chez cette jeune race. Peut-être parviendront-ils à plus de résultats ici que sur leur propre continent, qui sait ? Ce sera déjà une belle avancée. Les obstacles à surmonter étaient très nombreux, néanmoins, la situation n’était pas aussi désespérée que lors des grandes batailles qu’avait connues Galadriel lors de sa jeunesse et de son arrivée sur les Terres du Milieu, bien avant qu’elle n’épouse Celeborn, en un temps où si peu de races étaient déjà éveillées, où les Nains dormaient encore dans leurs demeures de pierre. Le Mal avait pris bien des formes et des visages différents, depuis le temps où elle avait ouvert les yeux en les Terres Immortelles puis prit la route de l’océan, en quête de nouveaux territoires et découvertes. Sous différents noms, sous des formes inattendues, doté de pouvoirs qu’on n’oserait qu’à peine imaginer, le Mal était sans cesse présent, creusant ses pas dans un monde noirci par son aura. Il avançait et il tenait qu’à eux, les peuples libres, de ne pas céder ni baisser la tête face à la domination et à l’horreur, pas tant que les esprits mauvais continueront de vouloir asseoir leur puissance sur ce monde et en détruire tout ce qui est beau, tel les Arbres Blancs.

Elrond – C’est vrai, notre propre continent a ses propres difficultés et nous avons bien assez à y faire, sans avoir à nous mêler des problèmes des autres. Cependant, un événement assez récent a bouleversé la donne.

Ce fut Haldir qui enchaîna juste derrière le seigneur d’Imladris, s’avançant à nouveau et continuant le récit. Sauron, Galbatorix, Amecareth… Autant de noms inspirant un même sentiment. Des trois, Sauron était le plus ancien, néanmoins, sans doute pas le plus fort car il avait perdu une grande parti de son pouvoir lors de la bataille menée par la Dernière Alliance, aux Jours Anciens. Galbatorix était humain, on pourrait donc s’attendre à ec qu’il soit plus simple à renverser, mais ce n’était pas le cas. En tant que Dragonnier et maître de sorcellerie, il disposait d’un pouvoir à faire pâlir bien des peuples et son statut lui offrait une vie éternelle, tant qu’on ne l’abattait pas, ni lui ni la bête enchaînée à son service. Quant à Amecareth, il était celui sur lequel l’Alliance possédait encore si peu d’informations, hormis la race à laquelle il appartenait et certains de ses pouvoirs. Cela car le continent d’Irianeth était vide des peuples humains, nains ou elfiques, seuls des insectes, des wyvernes et des hybrides y vivaient, des races non portées à vendre des informations ou parler du souverain du continent. Trois êtres si différents et qui, pourtant, avaient réussi là où tous avaient échoué. S’unir, s’allier, joindre leurs forces afin de se rendre intouchables. Il était bien ironique de voir leurs plus grands ennemis réussir là où tant de peuples avaient échoué… Dans ce vaste monde, la menace s’était resserrée et l’Alliance était si fragile, ballotée d’un bord à l’autre, incapable de grossir et gagner des forces. S’en devenait ridicule.

Elrond – Notre peuple est en conflit avec les Nains, voire avec les Hommes. Et les Hommes sont en conflit entre eux. Autant dire que l’idée même d’une Alliance commune semble terriblement loin… Cependant, nous ne pourrons abandonner tout espoir avant d’avoir tout tenté. Commençons ne serait-ce que par réunir les rois, les reines et seigneurs de ce continent pour les avertir du danger.

Galadriel – Certains souverains sont déjà sensibles à cette idée. Un roi humain d’une contrée des bords de mer y travaille déjà depuis quelques temps. Ainsi qu’un autre roi voisin, dont le peuple a eu beaucoup à souffrir des troupes d’Amecareth. Avec eux, nous réunirons tout un chacun, la menace doit être connue du plus grand nombre. Ainsi, nous pousserons à une Alliance solide.

Les hommes seront-ils sensibles, sur ces terres, à leurs arguments ? L’espoir était mince mais subsistait. Ils n’étaient pas isolés, les personnes déjà gagnées à la cause seront également utiles, dans ce combat…

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