Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 La meilleure défense peut être l'attaque

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Gunda Nomicant
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MessageSujet: La meilleure défense peut être l'attaque   Ven 26 Mai - 18:29

Sur tout le continent, la saison des pluies était très proche, alors qu’ici, au cœur des montagnes, cette période signifiait un retour plus puissant de la neige et des tempêtes. Une saison plus triste, aux yeux de Gunda, même si elle savait reconnaître la beauté saisissante des monts lorsqu’ils étaient recouverts par une immense vague blanche, sans aucune impureté. Le froid devenait si terrible qu’il devenait impossible de sortir longuement, ou du moins, pas sans être couvert et en bougeant sans cesse. Et dès le premier signe de l’arrivée d’une tempête, il fallait aussitôt se mettre à l’abri pour ne pas mourir de froid. Tout était fermé, claquemuré, les feux ronflaient dans les âtres et les couvertures les plus chaudes étaient sorties. Même à l’intérieur des abris, beaucoup portaient des gants pour éviter les gerçures et engelures, on ne traînait pas dans les tunnels humides des montagnes. Encore quelques jours… Le ciel se couvrait peu à peu, très bientôt, il prendra une teinte grise et noire qui ne partira plus durant de longs mois. Un ciel sombre, comme les volcans et montagnes de ce pays, si régulier, si éternel, réconfortant pour les uns et angoissant pour d’autres.

La salle commune de la Confrérie était l’un des rares endroits à être chaud en permanence, autant à cause des grandes cheminées sans cesse allumées que par les personnes s’y retrouvant avec régularité, la chaleur des corps venant contribuer à augmenter la chaleur de l’air. Qu’on soit là pour manger, lire, se reposer, retrouver des amis, jouer à un quelconque jeu, écouter ou jouer de la musique, qu’importe, il y avait sans cesse du monde. Gunda était assise sur un large blanc, à la table la plus à droite non loin des feux percés dans les hauts murs, une tasse de thé fumante dans les mains. Bien qu’elle soit d’un naturel très discret et solitaire, elle avait aujourd’hui éprouvé le besoin de rejoindre les autres membres de la Confrérie, ainsi que son frère, qui s’était pour une fois joint à eux. La discussion était assez animée, il fallait dire aussi que les nouvelles n‘étaient pas vraiment bonnes. Pour la bibliothécaire, il n’était pas bon de se mêler de politique, ça n’apportait que des soucis. Malgré tout, elle devait reconnaître que les rapports entre peuples devenaient tendus, par ailleurs, les sociétés non-humaines étaient agacées, de plus en plus, d’être ou dénigrées ou complètement ignorées, méprisées. Son frère et d’autres parlaient avec force, s’agitant, laissant éclater une certaine part de leur colère.

Fréhor – Ils ont peur de la sorcellerie, peur des non-humains, peur des dragons, peur de tout ! Ils vénèrent des Dieux qui ne font que jouer avec eux ! Et leurs serviteurs Immortels qui s’en servent comme de vulgaires pantins, pour leurs propres intérêts. Comment être aussi aveugle ?!

Luminara – C’est même pire, certains royaumes ne croient même pas à l’existence réelle des Elfes, des Fées ou des Nains. Et ne parlons même pas d’autres peuples encore plus discrets. Comme s’ils étaient la seule race existante sur ce continent et les autres.

Myran – Qu’attendent-ils ? rajouta le vieil homme d’une voix très rauque. Qu’une guerre éclate ? Je ne parle pas des Nains, ils sont très bien dans leurs cavernes et désirent pas en sortir, ni même des Fées qui se moquent bien qu’on les ignore. Mais les autres ? Cette ignorance ou ce mépris commencent à bien faire, comment apprécier de ne pouvoir circuler librement sans être pointé du doigt, voire combattu si on vous prend pour un démon ? C’est la même chose pour tous les adeptes de la sorcellerie, carrément pourchassés et assassinés. La Dame de l’Alberta a même dû quitter son pays pour aller vivre près des Fées, en paix.

Très juste, cette femme avait une réputation montant jusqu’à leurs montagnes et on la disait bonne amie du Roi des Ombres. Elle était puissante et s’était aventurée sur un terrain peu exploitée. Les Dieux avaient voulu la punir pour cela et elle s’était vu interdire l’accès aux Grandes Plaines de Lumière après sa mort. Mais elle n’avait guère fait que des choses considérées comme « mauvaises » par son peuple. Elle était aussi une chercheuse reconnue dans les milieux bien informés et une guérisseuse de talent. Un véritable puits de connaissance, respectée par les sorciers de ce continent. Gunda l’avait brièvement vu, il y a quelques années, et cela lui avait suffit pour apprendre à la respecter, car cette femme était l’une des Sages. Une personne savante et qui savait se servir de ses connaissances pour conseiller, enseigner et guider. Gunda ne répondit toujours rien, écoutant la conversation sans s’y mêler, buvant son thé à petites gorgées. Bien sûr, il y avait tant de griefs… Après, cela mènera-t-il à de véritables guerres ? Dans le cas de certains peuples, peut-être. Avec les Elfes, non… Du moins, pas encore, c’était un peuple si calme qu’il en faudrait beaucoup pour les pousser en guerre. Ce n’était là que son avis, Gunda ne connaissait que très peu d’Elfes et aucun ne lui semblait très revendicatif. Au contraire, ils étaient calmes, sereins, effacés, presque… Tristes, en réalité. Comme s’ils évoluaient dans un monde où ils n’avaient pas leur place et sans avoir le choix.

La conversation dériva sur la guerre contre l’Empire Noir et là encore, aucun avis ne concordait et les paroles devinrent vite houleuses. Son frère avait un avis très tranché, considérant que s’il fallait en passer par une « alliance » nauséabonde avec l’Empereur des insectes pour obtenir plus de pouvoirs, c’était là un bien moindre mal pour ensuite pouvoir affronter au moins les Immortels. Selon lui, qu’importe que le seigneur d’Irianeth le pense fidèle ou non, les promesses de fidélité n’engagent que ceux et celles qui y croient. Myran était de l’avis inverse, lui estimait qu’il était trop dangereux d’approcher ainsi un tel sorcier, lorsqu’on était humain, et qu’il existait bien d’autres façons de gagner ce pouvoir. Comment, alors ? Sur ce sujet, Gunda non plus n’était pas très convaincue. La sorcellerie maîtrisée par les insectes sur Irianeth, qu’on appelait la forme Kashal, était réputée pour être l’une des plus puissantes. Utilisée par les insectes et leurs enfants légitimes comme hybrides, cette forme nécessitait d’avoir du sang insecte dans les veines, même une petite partie. Un sang qui se révélait être un véritable poison pour les Humains et les Nains. Les Fées y étaient en revanche insensibles. Gunda reposa tasse vide sur le bord de la lourde table puis posa ses mains croisées sur ses genoux, écoutant son frère qui parlait d’un sort assez étrange avec les autres et servant à « vider » la mémoire d’une personne, définitivement. Plus une malédiction qu’un sort, aux yeux de Gunda, perdre son identité était l’un des malheurs les plus terribles, à ses yeux.

Se levant discrètement, elle s’esquiva sans que qui que ce soit ne prête la moindre attention à son départ, tant ils étaient plongés dans leur discussion. Guère de quoi s’en offusquer, cependant, bien au contraire, Gunda préférait qu’on ne la remarque pas. Même sa tenue l’aidait à se fondre dans le gris et la roche, tout au long des cavernes de la Confrérie. Tout en marchant, ses pensées dérivèrent un instant vers le chevalier Santo. Voilà maintenant trois ou quatre jours qu’il était parti avec ses amis, il devait actuellement être sur la route pour rentrer, après avoir quitté les montagnes et le Nord dans son ensemble. Tout quitter… Il l’avait beaucoup surprise, en la rattrapant comme ça pour la serrer contre lui juste avant de partir. Gunda n’avait guère l’habitude des personnes si… démonstratives. Elle avait été touchée, oui, mais très surprise. Perdue dans ses pensées, elle faillit tout à coup percuter quelqu’un au détour d’un couloir et recula aussitôt, avec un mot d’excuse. Relevant les yeux, elle se reprit en reconnaissant leur chef et le salua dans les formes, comme il se devait. Navrée, elle était… ailleurs.

Gunda – Navrée, je ne vous ai pas fait mal ?

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Elrond
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 3 Juin - 15:39

Le royaume du Gondor ne voulait définitivement rien entendre et se concentrait sur la défense de ses propres frontières, sans chercher à se mêler des troubles sur le continent et encore moins ceux du monde. Elrond secoua un peu la tête en écoutant le récit de Haldir, assis dans son fauteuil près d'un bureau recouvert de nombreux documents, grimoires, parchemins, bouteilles d'encre et longues plumes. Avec d'autres gardes de la forêt d'Or, ils avaient formé une petite délégation pour se rendre au Gondor et parler à l'Intendant de la menace s'étendant sur leur propre continent ainsi que sur tous les mondes libres, proches ou lointains, une menace pesant aussi bien sur les Elfes que les Hommes, les Nains et les Fées, ainsi que de nombreuses autres espèces. L'accueil s'était pour le moins révélé... glacial. L'Intendant n'avait aucune intention de se porter au secours de ses voisins et estimait n pas avoir besoin lui-même d'aide pour contenir le mal menaçant ses frontières. Haldir leur rapporta ces mots. "Notre contrée est assez puissante pour se défendre et nous n'avons cure des problèmes des autres ! Nous ne voulons rien à voir avec les Elfes ou les Nains, rien à voir avec les autres communautés dont nous ne sommes pas amis." Elrond soupira légèrement, les yeux fermés, sentant que le chemin allait être encore bien long. Bien qu'il ne soit guère dans les habitudes de son peuple de se hâter, car le temps glissait sur eux sans les atteindre, il ressentait néanmoins l'urgence à agir.

Le garde de la Lórien conclut en disant qu'il croyait vraiment très peu à ce que les peuples humains de ce continent-ci soient plus réceptifs que ceux des Terres du Milieu. Qu'ils le soient ou non, ils se devaient au moins d'essayer. Certes, par chez eux, il y avait des communautés à qui on ne pouvait reprocher de ne point bouger, comme le tout jeune royaume du Rohan, naissant à peine et gouverné par un Roi choisi par un peuple perdu en quêtes de nouveaux repères. Pour ce peuple, soit, ils n'étaient pas encore prêts à la véritable guerre, ce genre de fait prenait du temps. Mais le Gondor... Le Gondor, lui, était pourtant prêt, même privé de leur Roi légitime. Et s'il n'y avait que cela ! Dans leur propre race aussi, tous n'étaient pas réceptifs. Thranduil se moquait bien du sort des Hommes et des Nains, ne se préoccupant que de son propre peuple. Ceci étant, par la sorcellerie de l'Ennemi, les elfes de bois souffraient encore beaucoup, comment reprocher à leur souverain de penser avant tout à un moyen de lutter contre cette sorcellerie abominable ? Il ne détournera guère son regard de ce souci avant qu'il ne soit écarté, qu'importe ses voisins en pleine lutte. Pensif, Elrond réfléchit à un stratagème, échangeant parfois des idées avec Galadriel, ainsi que les autres Elfes présents. Haldir raisonnait surtout de façon militaire, pensant avant tout aux moyens pratiques, alors qu'Elrond était déjà plus rompu aux moyens diplomatiques et politiques. Le Gondor avait raison sur un point important, les différences entre les races amèneront un lot important d'incompréhensions et ils n'en seront que tous freinés. Le risque de dissension était si important.

Une petite main venue s'agripper à un bout de sa manche, près de l'épaule, le tira de pensées assez moroses. Tournant la tête, il fit un de ses jumeaux Elladan, tirer encore sr le tissu rouge foncé en lui demandant quand est-ce qu'ils allaient voir à quoi ressemblaient ce continent, qu'il leur avait promis, et qu'ils étaient venus exprès pour ça, qu'ils avaient envie de voyager et de voir les gens d'ici. Oui, oui, un instant ! Ces deux-là étaient toujours si impatients ! Elrond lui répondit de se calmer un peu puis de jouer avec son frère pour le moment, qu'ils ne quittaient pas ce pays aujourd'hui, ajoutant ensuite q'ils pouvaient déjà commencer à aller fureter près des humains de ces montagnes s'ils en avaient envie. Elladan hocha la tête et courut rejoindre son frère, Elrohir, l'attrapant par la main avant de sortir avec lui. Ils n'étaient pas les seuls enfants, à vrai dire, le fils de Thranduil était aussi venu avec Galadriel, dans l'espoir que sa présence adoucisse son peur et puisse permettre l'avancée des discussions et plans. A vrai dire, ils n'avaient trouvé aucun autre moyen d'apaiser quelque peu Thranduil, toutes les autres tentatives étaient vaines. Se levant à son tour, Elrond soupira un peu et déclara qu'ils pouvaient au moins commencer par former, sur ce continent, la délégation qui tentera une première approche vers les royaumes Humains. Tout d'abord, s'entourer des personnes, humaines ou autres, qui sauront s'y prendre pour avancer vers l'union. Partant à sa recherche, Elrond tomba sur le jeune femme par pur hasard, au détour d'un couloir, alors qu'il partait la chercher dans la bibliothèque. Elrond lui rendit son salut d'un ton paisible, toujours étonné de voir cette apparente fragilité se dégager de certains mortels.

Gunda – Navrée, je ne vous ai pas fait mal ?

Elrond – Il en faut bien plus pour me blesser, sourit-il sereinement. Suivez-moi, c'est vous que j'étais parti chercher.

Tournant à nouveau les talons, il retint un soupir en voyant un peu plus loin ses deux enfants harceler un cordonnier de questions, l'un après l'autre, le vieil humain répondant avec une patience infinie tout en poursuivant son travail. Ces deux-là étaient sans doute les plus agités de tout leur peuple... Leur mère était restée à Imladris avec leur dernière-née, Arwen, un peu de calme avec juste son bébé devait lui faire beaucoup de bien. Revenu dans le salon, Elrond s'effaça pour que la bibliothécaire puisse entrer. Dès sa venue, tous les regards convergèrent dans l'instant vers elle, Haldir semblait aussi un peu étonnée qu'il soit aller rechercher cette jeune humaine. Elrond croisa brièvement le regard de Galadriel, sachant qu'elle devait déjà étudier le comportement de l'humaine, sa posture, son attitude, sans doute ses pensées et émotions, afin de savoir à quoi s'en tenir avec elle.

Elrond – Vous connaissez les soucis que nous avons en ce moment, Gunda. L'heure du rassemblement est venue, tous nos efforts doivent converger en ce sens. J'ai tenté de parler à Thranduil, Dame Nerwen, cependant, il est peu réceptif, avec ce que traverse son peuple. Comment pourrait-on le convaincre de nous aider ?

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Galadriel de Valinor
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MessageSujet: Re: La meilleure défense peut être l'attaque   Sam 10 Juin - 10:45

Quel que soit le temps ou l’époque venant sur eux, quels que soient les âges qu’ils traversaient, les difficultés éprouvaient se répétaient et s’enchaînaient, l’Histoire n’était qu’un éternel recommencement, un cycle sans fin dont ils étaient condamnés à revivre perpétuellement. Avoir foi ou non en les Hommes, croire encore ou non en les Nains, inciter ou pas leur propre peuple à se lever, sinon rester cachés. Galadriel restait parfaitement silencieuse, debout non loin de l’imposante cheminée, mains jointes devant elle, un doigt caressant avec lenteur et douceur son anneau de diamant, Nenya. Haldir poursuivait son résumé de la situation, sans dissimuler la foi perdue en le peuple des Hommes et tout particulièrement du Gondor, sans chef réel et trop fiers pour appeler à l’aide. La Fierté était un poison que l’Elfe connaissait à la perfection elle-même et savait qu’il était une de ses faiblesses, contre laquelle elle devait combattre. Ceci étant, le temps ne manquait guère, alors que les Hommes devaient vivre bien plus vite. Ils ne pouvaient observer ce monde avec le même regard, c’était bien impossible lorsqu’on avait une si courte et fragile existence. Les peuples de ce continent seront-ils plus à l’écoute ? Ils ne pouvaient le savoir sans avoir au moins tenté leur chance, étrangers venus de terres particulièrement lointaines, étrangers dont les Hommes étaient si méfiants.

Si une centaine d’années n’était pour eux qu’un faible battement de sourcils dans toute une existence, pour les Hommes, cela représentait déjà plus qu’une vie. Le temps, que les Elfes avaient tendance à négliger, était précieux pour eux et la force d’un Homme n’était bien vive que lors d’une petite part de sa vie. Une fois la jeunesse passée et avant le déclin de la vieillesse, il y avait si peu d’années restantes. Son idée était de tenter une approche plus globale, diplomatique tout d’abord, en tâchant d’atténuer les différences conséquentes entre leurs races pour amener à plus de compréhension. Elrond partait également en ce sens, rompu à ce genre d’exercices et portant la diplomatie devant lui en bouclier comme d’autres portaient leur art, leur épée ou que sait-on encore. Haldir s’avança à nouveau pour souligner le fait que les Hommes se méfiaient déjà les uns des autres, et que par conséquent, si on espérait pouvoir gagner leur confiance, il fallait d’abord s’appuyer sur quelques rois seulement, bien choisis, avant d’approcher les autres, avant d’ajouter qu’en plus de cela, certains royaumes ici étaient très pacifiques et d’autres non. Il avait raison, on ne discutait pas de la même manière avec un peuple militarisé qu’avec un peuple pacifique et sans armée.

Plusieurs des leurs étaient déjà venus longuement sur ce continent et avaient voyagé pour observer les différents peuples d’Enkidiev, connaître leurs modes de vie, façon de pensées, habitudes et coutumes, sans jamais se montrer, filant comme des ombres rapides et légères, indiscernables au regard humain. Beaucoup de royaumes n’avaient que de très petites armées, voire pas du tout, les territoires étaient aussi nombreux qu’ils étaient restreints, à vrai dire… Ils équivalaient en taille au royaume du Rohan. La magie, si elle était bien présente, était comme restreinte, contrôlée, étouffée, ne jouant pas avec les Hommes comme elle devrait le faire, ce qui était on ne peut plus curieux. Le regard de Galadriel se posa ensuite sur ses deux petits-fils, visiblement ennuyés des discussions et cherchant à explorer ce nouvel environnement. Leur père les envoya à la rencontre des Hommes présents dans ces montagnes, pour les occuper, les garçons ne perdant pas une minute avant de sortir de la pièce en courant. Ils furent suivis du regard par le jeune enfant de leur confrère de la forêt noire, assis près d’un conseiller de Thranduil les ayant accompagné, plus jeune encore que les enfants d’Elrond. Ce dernier se leva finalement pour aller chercher une humaine qui, selon lui, pourra aider dans la délégation qu’ils devaient former.

Haldir – Pensez-vous que les Humains de ces terres sauront mieux voir la menace, ma Dame ?

Galadriel – Nous ne pouvons le savoir. Au moins faut-il tenter.

Le capitaine de ses gardes fit un léger mouvement, ouvrant la bouche, puis la referma la seconde d’après, se contentant d’incliner la tête vers elle en murmurant qu’il en sera donc fait ainsi. Galadriel eut un très doux sourire, ne pouvant décemment as leur en vouloir pour cette absence de foi. Haldir était de la génération ayant vu le jour dans le cocon protecteur de la Lórien alors que leurs frontières étaient déjà soigneusement fermées aux autres races. Le silence revint dans la pièce, les Elfes présents se contentant d’attendre tranquillement, comme une myriade de statues immobiles et silencieuses. Cependant, Elrond revint vite, faisant entrer avec lui une humaine d’apparence fragile, presque innocente. Plutôt mince, la peau si pâle comme une personne n’ayant jamais eu le bonheur de vor le soleil, les cheveux noirs comme la nuit, en retrait, et pourtant… Son regard brillait d’une intelligence certaine qui n’était pas pour déplaire à la dame Elfe. Elle croisa assez vite le regard d’Elrond, tandis qu’il leur présentait la nouvelle venue, une femme aimant apprendre et s’instruire, d’après ses dires. Galadriel l’évalua du regard puis s’aventura dans son esprit pour en lire le sens, sondant ses pensées, ses émotions, sa personnalité, tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était. Intelligente, en effet, un esprit bien formé. Elle ressentait également une méfiance accrue, un retrait, à la manière d’un jeune louveteau restant en arrière en attendant de voir s’il y avait du danger.

Elrond – Vous connaissez les soucis que nous avons en ce moment, Gunda. L'heure du rassemblement est venue, tous nos efforts doivent converger en ce sens. J'ai tenté de parler à Thranduil, Dame Nerwen, cependant, il est peu réceptif, avec ce que traverse son peuple. Comment pourrait-on le convaincre de nous aider ?

Galadriel – Je doute que nous le puissions tant qu’il n’aura pas trouvé un moyen de libérer son peuple de cette sorcellerie.

Le conseiller s’agita un peu, soudain mal à l’aise, et le jeune Legolas releva son regard clair vers la petite assemblée avec une moue inquiète. Galadriel posa un long regard sur eux, pensive, puis de nouveau sur leur invitée humaine. Tout était un enchaînement, en luttant contre leur ennemi, ils trouveront du même coup un moyen d’aider leurs cousins de la forêt noire, ce n’était plus qu’une question de temps, dorénavant. Chacun devait songer à une union forte et durable. Galadriel se rapprocha de quelques pas de la jeune humaine, posant sur elle un regard sans âge.

Galadriel – Voulez-vous participer aux fondements d’une nouvelle alliance entre les Elfes, les Hommes et les Nains ? A nous aider, aider à planter les graines d’un nouveau départ ?

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