Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Mise au clair

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MessageSujet: Mise au clair   Mar 25 Avr - 11:49



PNJ Thranduil, Roi des Elfes Sylvains

Deux jours de voyage furent nécessaires, même en allant à mesure très rapide et en empruntant les routes secrètes pour quitter ces montagnes. Lorsqu’ils arrivèrent dans l’immense forêt, la brume s’élevant à peine du sol, en ce début de journée froid, donnait l’illusion d’une vieille magie attendant la première opportunité pour attaquer vraiment. Un observateur avisé pouvait remarquer les arbres frémissant avec légèreté lorsque la troupe passa, dans un silence presque absolu malgré les nombreux chevaux. Les Elfes, lorsqu’ils le désiraient, pouvaient devenir aussi silencieux que des chats sur le point d’attaquer et nul regard humain ne put se poser sur eux avant qu’ils ne gagnent l’abri de la forêt et pénètrent dans le royaume d’Elenath. Une forêt si différente de celle d’où sils venaient… Sans doute aussi vieille mais bien plus silencieuse et apaisée, nul horrible maléfice n’avait jamais couvé par ici et aucun arbre n’avait eu le cœur noirci de colère, pourri de l’intérieur par des créatures de cauchemars. L’endroit ressemblait plutôt à des bois assagis par le temps, usés par la vieillesse, mais frémissant encore malgré tout d’une force vive entretenue par ses habitants. Les bis gris et verts défilaient de parts et d’autres, ne laissant qu’à peine visibles certains sentiers.

Leur arrivée à la « capitale » cause un certain remous, bien que ce dernier ne fut guère visible. Ses sujets les évitaient très clairement… Thranduil haussa un sourcil en voyant que personne ne sortait, que chacun restait obstinément à vaquer à ses occupations, détournant le regard, parfois mêmes craintifs. Cela seul suffit à le plonger dans le dégoût. Toute une fierté bafouée, une force réduite à néant ! Voir les siens ainsi réduits à cela ne pouvait que le rendre malade de colère, dégoûté, tant il trouvait ignoble ce sort qui avait lié une partie des siens à l’abrutissement et à la faiblesse. Sautant à terre, il donna ses ordres, avisant ensuite que son jeune frère, lui, était bien sorti pour les accueillir. L’air néanmoins plus réservé, sur ses gardes, le ton prudent lorsqu’il le salua. Ne s’attendait-il donc pas à le voir ici, après tout ce temps ? Ah, Hamill restait donc bien naïf… Père lavait bien dit dès ses premières années de jeunesse, « cet enfant-là sera poète plutôt que Roi ». Et le destin avait voulu qu’il soit Roi, pour un peuple réduit en soumission, sous l’effet d’un sort. Malgré tout, le grand Elfe devait admettre qu’il éprouvait toujours de l’affection pour si jeune frère, né très peu de temps avant la mort de leur père et la Dernière Alliance.

Hamill – C’est… une surprise, reprit son frère alors que Thranduil s’approchait. Je ne m’attendais guère à vous voir.

Thranduil – Tu aurais pu t’en douter, répliqua-t-il avec légèreté. Je suis venu voir comment allaient les choses ici, s’il y avait la moindre avancée. Et je crains que non, d’après ce que j’ai pu observer, il nous faut parler de tout cela. Ce sont tes enfants ?

Deux jeunes Elfes et une autre, jeune elle aussi, se tenaient non loin dans la pièce, près les uns des autres. Hamill hocha la tête en les présentant. Seregol, son fils aîné, dont les yeux verts contrastaient étonnamment avec le reste de sa famille, Elwing, sa fille, jeune femme très menue et aux longs cheveux blonds tombant en vagues douces jusqu’à ses rangs, et enfin Aranel, le plus jeune, possédant les yeux verts d’eau profond que son grand frère et plus costaud que les deux autres, un peu plus grand aussi. Le roi ne les avait encore jamais vu, même s’il avait pu apprendre leur naissance, n’ayant plus revu ni son frère ni aucun des exilés depuis un bon millénaire. En revanche, il avait déjà rencontré sa belle-sœur, Danaé, qui avait choisi de partir sur Enkidiev avec son frère, même si elle ne venait qu’à peine de le rencontrer. Une union fertile que voilà, tout de même trois enfants, c’était si rare au sien de leur peuple de n’en avoir ne serait-ce qu’un seul. Lui-même n’avait qu’un fils et ne comptait guère espérer la venue d’un second enfant. Hamill n’en était pas à cette préoccupation puisqu’il lança presque aussitôt que même s’ils avaient pu faire des découvertes, il fallait du temps avant de pouvoir briser un tel sceau.

Thranduil – Le temps passe et notre peuple décline, répliqua-t-il en passant dans une autre pièce, servant visiblement de bureau de travail, accompagné d’Hamill. Pire encore, certains se laissent dangereusement aller… Comme la gamine rousse qui te sert de garde.

Hamill – Aveleen ? Elle a disparu sans crier gare depuis des jours, nous ne…

Thranduil – Nous l’avons retrouvée, le coupa le Roi en jetant un coup d’œil à une carte d’Enkidiev. En compagnie d’un jeune humain dont elle s’est éprise, imagine le ridicule de la chose.

Hamill afficha un instant un air un peu perdu, puis le fil de la conversation appris au Roi que ce petit humain était visiblement déjà bien connu dans cette forêt, pour être l’un des rares Hommes à venir pour échanger et donner des nouvelles de la guerre. Un Humain attaché à leur peuple, c’était assez curieux, bien rares étaient ceux qui n’étaient pas directement rebuté. Mais de là à tomber amoureux d’une des leurs ? C’était inacceptable. Ridicule. Sur leurs terres, ce serait un motif plus que suffisant pour enfermer le gamin des Hommes dès qu’il osera remettre les pieds dans leur royaume. Sans doute le roi n’avait-il pas été suffisamment clair, lorsqu’il lui avait dit de ne plus s’occuper des affaires des Elfes, une mise au point serait urgente à poser.

Thranduil – Je mettrai les choses au clair avec son propre Roi, je ne tolère pas que les Humains pensent pouvoir ainsi briser les règles si facilement. En attendant, fais venir la gamine.

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Aveleen Eärfalas
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MessageSujet: Re: Mise au clair   Dim 30 Avr - 14:58

Le retour vers leur pays avait été fait rapidement, plus rapidement qu'elle ne l'avait escompté, car ils étaient passé par des chemins dont elle ignorait jusqu'ici l'existence. On lui avait prêté un cheval pour le trajet, qu'elle avait monté à cru à la façon de son peuple, avec, durant tout ce temps, cette sensation d'être surveillée et observée. Entourée de soldats en armure, silencieux et raides, non loin du Roi lui-même, en tête de la troupe, sur un immense cerf. C'était comme si, soudainement, les histoires dont on l'avait bercée, enfant, prenaient vie et forme autour d'elle. La venue du véritable Roi, sur des terres où personne n'y croyait plus, le bouleversement d'un monde qu'elle croyait jusqu'ici si solide et stable. Elle savait qu'elle ne devrait, en toute logique, pas être effrayée, puisqu'il s'agissait de son propre peuple. Cependant... Jamais elle ne s'était sentie si différente des siens qu'en cet instant. Sans doute la plus jeune de tous, pas la seule femme, mais la plus à l'écart. Elle était de ceux et celles qui étaient nés sous le sceau et en avait une conscience de plus en plus brûlante. Si on ajoutait à cela l'amour la liant à un Mortel...

Voilà longtemps, dès le début en réalité, qu'elle savait que cet attachement leur causera à tous des ennuis. Pourquoi n'avait-elle pas stoppé avant ? Pourquoi n'avait-elle pas fini par repousser Jasson, sincèrement, puisqu'elle avait parfaitement conscience qu'ils n'avaient pas le droit d'en arriver là ? Elle avait cru que ça pouvait se réaliser, qu'en restant cachés, qu'ils pourraient peut-être vivre ainsi. Une illusion dont elle s'était longuement bercée puis qui s'était fissurée malgré elle. Le poids était devenue bien lourd, le secret pesait sur elle, se mêlant à une nouvelle culpabilité et la peur de trahir les lois et donc trahir son peuple. Aujourd'hui, il était un part pour regretter, elle avait sciemment poursuivi en ignorant toutes les occasions où elle aurait dû mettre fin à cette histoire. Chevauchant en regardant droit devant elle, une foule de sentiments contradictoires vinrent la saisir en voyant l'immense forêt où elle avait toujours vécu. Joie d'être chez elle, peur car tout pouvait être bouleversé, dorénavant. Si le Roi était venu, ce n'était sûrement pas pour se contenter de discuter. Une fois sous l'ombre des arbres, elle ferma un instant les yeux, se concentrant sur l'aura apaisante des bois.

Leur arrivée à Boëli troubla très fortement les habitants, elle put le ressentir dès qu'elle posa pied à terre. Leurs chevaux furent aussitôt pris en charge, libérés pour l'instant de charges ou poids, envoyés boire ou paître. Aveleen allait s'éloigner lorsqu'une main assez dure empoigna son épaule et la ramena en arrière, la gardant près de tout un groupe de gardes, restés au centre de la ville, près de la maison du roi. Très bien, ne pas s'esquiver pour le moment. Très raide, elle ne tenta plus de bouger, gardant les mains jointes devant elle et le soldat hocha la tête sans plus la retenir. Autour d'eux, chacun et chacune s'activait, en une frénésie qu'elle n'avait encore jamais observée. D'ordinaire, les siens étaient très apaisés et tranquilles, aujourd'hui, il régnait une agitation à faire trembler les arbres eux-mêmes. Levant le regard, la jeune Elfe vit son père, un peu plus loin, ne pouvant le rejoindre, et eut le cœur assez serré en voyant l'inquiétude l'envahir. Elle avait disparu si brutalement et revenait en étant entourée des gardes du Roi, sans doute devait-il penser qu'elle avait commis quelque crime. S'efforçant de lui sourire, pour le rassurer un peu, son regard se troubla lorsqu'elle vit également sa mère le rejoindre, tous deux restant là à la fixer, sans plus bouger. Elle était navrée.

De longues minutes plus tard, un autre homme vint la chercher en lui disant qu'elle était convoquée par le Roi. Aveleen se redressa et prit une petite inspiration, entrant derrière lui et fut guidée jusqu'à une pièce où il se trouvait, avec le seigneur Hamill. S'inclinant profondément pour les saluer, elle se redressa et veilla à se tenir toujours très droite, les bras le long du corps, en une attitude respectueuse. A côté du Roi, Hamill avait l'air singulièrement plus petit et surtout plus jeune, c'était maintenant si visible, son regard le trahissait. Le Roi se tourna vers elle et commença par dire qu'il trouvait bien étonnant que, même pour une enfant née ici, elle puisse se laisser tant aller au point de se lier si fort avec un simple humain, un mortel, en dépit de toutes les lois. Oui, elle en était consciente. Ce chemin avait été, au début, plus fort qu'elle. Insouciance de jeunesse ? Elle y avait cru, avait douté, et encore maintenant, trouvait douloureux de devoir laisser ce souvenir s'effacer, s'écarter loin d'elle. Elle ne répondit pas, il n'y avait de toute manière rien à dire, attendant juste sans quitter sa posture. Lorsqu'il s'approcha, elle eut le sentiment d'être face à un chaut sauvage, ou un puma, se raidissant un peu plus.

Roi – Je ne tolérerai pas qu'une enfant bafoue ainsi toutes les règles, même une enfant de ce pays, même une enfant de parents brisés. Une enfant dont toute l'éducation est visiblement à refaire.

Ses parents avaient toujours faits au mieux et l'avaient élevée convenablement, ils n'avaient rien de "brisés", peu importe ce que qui ce soit puisse en penser ! Aveleen ne détourna pas le regard mais une lueur de colère y apparut, très marquée et brillante, alors qu'elle se contractait, les poings serrés contre elle. Toujours muette, elle ne bougea pas plus lorsqu'il la dévisagea puis la détailla de haut en bas. Voulait-il ajouter qu'elle était en plus faible ou mal habillée ? Puisqu'il la prenait de toute façon pour une gamine sans éducation, autant enfoncer les choses jusqu'au bout. Il ajouta ensuite qu'il trouvait cela pitoyable, que même des parents brisés devraient pourtant se souvenir de leur propre éducation et l'appliquer à leur fille, qu'importe ce qu'eux-mêmes ressentaient et tout ce qui pouvait les emprisonner, qu'un couple capable de se conduire ainsi ne devrait même pas avoir le droit d'élever un enfant. Le ton était si glacial et méprisant que Aveleen eut de plus en plus de mal à se contenir. Comme lors des fois où une colère inhabituelle venait la saisir, elle était envahie par un autre sentiment, l'envie d'agir, se défendre, ne pas le laisser cracher sur sa famille comme il le faisait.

Aveleen – Vous n'avez pas à accuser mes parents, ils n'ont jamais pensé à mal avec moi, répliqua-t-elle d'une voix ferme. Pourquoi s'en prendre à eux alors que l'erreur vient de moi ?!

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MessageSujet: Re: Mise au clair   Mer 31 Mai - 20:23



Thranduil ne doutait pas que son frère ait déjà tenté une multitude de moyens différents, pour parvenir à ses fins, là n’était pas le souci… Mais lui-même réfléchissait à une autre approche. Quel était le trait de caractère principal de leur peuple, de tous les elfes sylvains ? Le sentiment les poussant par-dessus tout autre ? La Volonté. Le désir de se battre pour préserver les leurs et leur territoire. C’était cela avant tout et c’était bien contre ce sentiment que leurs ennemis s’étaient acharnés et avaient lancé ce terrible sort. Lorsque le sceau avait été jeté, sur le champ de bataille, beaucoup n’avaient pas réussi à fuir assez vite ou esquiver les mailles du filet et s’étaient retrouvés prisonniers et emmêlés dans les fils si étroit du sortilège. Le Roi avait observé longuement les effets et tenté diverses choses avant de finalement se résoudre à ordonner à tous les leurs touchés par le sort de partir. Ils ne pouvaient se permettre de traîner avec eux une partie de leur peuple endormie et molle, cela signerait leur fin. La Forêt Noire ne souffrait pas les faibles, aucune erreur ne pouvait être tolérée dans un tel environnement. D’autant plus lorsqu’ils avaient découverts que le sceau emprisonnant une femme se propageait également dans le sang de son bébé, si elle venait à tomber enceinte. De ce fait, impossible même d’envoyer les leurs dans la forêt d’Or ou à Imladris.

Cependant, il restait un moyen qu’ils n’avaient pas encore tenté. Pousser la magie à se « réveiller », le sceau à réapparaître bien visible. Cette magie emprisonnant coulait dans le sang de chacune des personnes touchées, tel un poison mortel imprégnant veines et organes afin de finalement conduire à la mort. Partant du principe qu’il était peut-être possible de la faire « ressortir », du moins d’en rendre sa marque visible sur une personne, ils pouvaient partir de là pour l’arracher d’une personne et la libérer. Le Roi ignorait si ce processus pouvait fonctionner, cela dit, il n’y avait qu’un moyen de le savoir. Et la gamine pouvait servir… Autant utiliser quelqu’un déjà colérique de base, ce sera plus simple. Lorsqu’elle arriva et s’inclina, Thranduil se tourna vers elle avec lenteur, faisant simplement un léger signe à son frère pour qu’il ne s’en mêle pas. Tout d’abord silencieux, il dit ensuite du ton le pus hautain possible qu’il trouvait bien étonnant qu’une gamine, même née dans cette forêt, se laisse tant aller, au point de se lier avec Mortel, malgré les lois régissant leur peuple. Thranduil s’approcha un peu plus d’elle, curieux de voir comment la pousser à son maximum. Les cordes sensibles étaient bien souvent les mêmes, d’autant plus pour tous les jeunes Elfes comme elle, encore des enfants. A qui les petits étaient attachés le plus, à cette période de leur vie ? Leurs parents.

Thranduil – Je ne tolérerai pas qu'une enfant bafoue ainsi toutes les règles, même une enfant de ce pays, même une enfant de parents brisés. Une enfant dont toute l'éducation est visiblement à refaire.

Un point effectivement sensible chez elle, tel qu’il put le constater en voyant la lueur brillante de la colère s’allumer dans son regard, la contraction de tout son corps et ses poings serrés, bras le long du corps. Ah, qu’il était aisé de provoquer les enfants, ceci étant, ça ne suffisait guère. Un peu de colère ne suffira guère à rallumer le sceau coulant dans ses veines grâce à sa chère mère. Il la détailla longuement, cherchant en elle les signes physiques de l’emprisonnement. Sur le champ de bataille, les Elfes touchés avaient vu des marques étranges apparaître sur leur peau, ainsi que d’autres signes, qui s’étaient par la suite estompés lorsque le sortilège avait véritablement gagné leur sang. Hamill, de son côté, affichait un regard circonspect, ne comprenant sans doute pas ce que le Roi tentait de faire. Peu importe, qu’il se contente d’obéir, lui aussi, comme tout un chacun dans cette forêt. La véritable force de leur peuple reviendra, il fera tout pour cela, il n’était pas question de se soumettre encore longtemps aux manipulations ténébreuses de leurs ennemis de toujours et encore moins de les laisser les narguer plus longtemps.

Pour arriver à cela, ils devaient savoir si leur autre « technique » pouvait fonctionner. Sur cette enfant. Thranduil approcha encore d’un pas et déclara qu’il trouvait cette histoire particulièrement pitoyable, en rajoutant ensuite du ton le plus glacé possible afin de la provoquer et réveiller, qui sait, quelques signes en elle… La colère s’empara d’elle, en tout cas, comme il put vite le constater. Elle pâlit, ses yeux brillèrent de rage, elle se mettait en mouvement, cependant, il sentait toujours cette retenue. Il pouvait toujours sentir, même en elle, cette prison magique autour de son esprit et l’empêchant de véritablement exprimer ce qu’elle devrait être. Sa colère n’était pas assez forte… Sa peau restait vierge de toutes traces, sa voix restait contrôlée, la magie ne ressortait pas. Attaquer donc les parents n’était pas assez… Thranduil ne prit même garde à la réponse qu’elle donna, se redressant un peu, alors qu’ils ‘était penché vers elle, à la fois déçu et frustré. Il pouvait être patient, néanmoins, cette histoire durait depuis déjà trop longtemps. Qu’est-ce qui était aussi fort que les liens familiaux ? Il y avait… L’amour. L’attachement. Le Roi se détourna un instant, ramenant la main contre son torse et touchant du bout des doigts en le pendentif en cristal brillant, à son cou, dissimulé sous les vêtements.

Thranduil – Quels étaient vos projets avec ce Mortel ? continua-t-il. Vivre à jamais dans le secret et rêver à une fuite impossible ? Vous ne trahirez pas votre peuple et vos parents, je le sais. Espérer que lui quitte les Humains et son Ordre pour vivre près d’ici ?

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MessageSujet: Re: Mise au clair   Sam 8 Juil - 14:21

Si jamais ses parents avaient des ennuis à cause de son propre comportement, Aveleen s’en voudra à vie. Le Roi la laissa un tantinet plus respirer en s’écartant d’elle, une expression impavide, quoi qu’elle était certaine de le dégoûter ou le rendre furieux. Désolée, Jasson… Elle était désolée, elle aurait dû faire cesser cela plus tôt, s’éloigner de lui, lui dire qu’il n’y avait rien de possible entre eux, qu’ils pouvaient être amis mais que rien ne leur autorisait à se rendre plus loin. C’était ainsi, c’était la loi, et Aveleen ne risquera pas la santé et la vie de sa famille pour une histoire d’amour vouée par avance à l’échec. Jasson vivra, il trouvera une femme humaine qui lui donnera de nombreux enfants, il vieillira à ses côtés puis mourra lorsque les années l’emporteront à son tour, comme tant d’autres humains et humaines, comme ses frères et sœurs. Quant à elle, elle continuera de vivre, prenant de l’âge sans que rien ne le trahisse dans ses traits, poursuivant son existence dans les forêts. Peut-être aimera-t-elle à nouveau, un homme de son propre peuple, avec qui l’éternité deviendra moins fade. Dans cent ans, deux cents ans, Jasson deviendra ainsi un souvenir, un beau souvenir, mais qui devra rester ainsi. La flamme délicate d’une bougie, au coin de sa mémoire, qui finira par s’éteindre à force de temps.

Roi – Quels étaient vos projets avec ce Mortel ? continua-t-il. Vivre à jamais dans le secret et rêver à une fuite impossible ? Vous ne trahirez pas votre peuple et vos parents, je le sais. Espérer que lui quitte les Humains et son Ordre pour vivre près d’ici ?

Elle secoua la tête pour dire non, fermant un très court instant les yeux avant de redresser la tête. La colère l’avait quittée, seul l’abattement subsistait. Il avait raison, elle ne trahira pas les siens, comme Jasson ne trahira pas l’Ordre et son peuple. Et ni lui ni elle n’auraient sans doute pu continuer à vivre ainsi, à se voir en secret, à rêver d’une vie qui ne leur était pas autorisée. Il fallait l’accepter. Elle finit donc pas répondre qu’elle avait compris leur erreur et que cette union ne pouvait pas se concrétiser, quoi qu’il arrive, qu’elle l’avait bien retenu dorénavant. Il avait certes fallu bien du temps pour l’admettre, mais c’était ainsi. Le Roi resta un moment silencieux puis déclara d’un ton glacial qu’à la prochaine erreur de ce genre, elle sera définitivement bannie du royaume. La jeune femme hocha la tête avec lenteur, puis s’inclina, sortant dès qu’elle en reçut l’autorisation. Au-dehors, les gardes s’étaient positionnés et plusieurs patrouilles étaient visiblement parties pour surveiller la forêt et ses frontières. La jeune elfe s’éloigna un peu du village pour prendre l’air, longuement, s’arrêtant près d’un des plus gros chênes et s’y appuyant, se laissant aller quelques instants. Les yeux fermés, elle glissa le long du tronc puis tomba assise dans la mousse, les feuilles, les branchages. Une légère larme coula le long de sa joue, qu’elle essuya très vite, puis prit une longue inspiration.

Aveleen – Adieu, murmura-t-elle.

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