Au cœur des temps anciens, le mal se répand sur terre, il faut se battre ou accepter de disparaître, le danger est partout...
 
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 Naissance des ailes

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Ariane d’Émeraude
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MessageSujet: Naissance des ailes   Ven 27 Jan - 22:57

C'était ça, ne plus avoir peur, être capable de foncer vers un endroit dangereux remplis de plein de personnes aux intentions floues avec un gros risque d'y laisser la vie, mais avec l'espoir de sauver quelqu'un qu'on aimait ? Ariane serrait les deux mains contre elle en regardant partir le chevalier Jasson et la gentille dame Elfe qui les avait accompagné dans la forêt, espérant que ce n'était pas la dernière fois qu'il les voyait. Comment allaient-ils s'en sortir ? Et si ça se passait mal ? Comment les aider ? Elle était tout sauf rassurée, maintenant. Ce pays était trop oppressant, c'était très dangereux, le chevalier Santo était peut-être même gravement malade ou blessée, et en plus, tout le monde ici pouvait beaucoup souffrir si les gens de cette Confrérie les trouvait dans cette grotte. Mais ils partaient tout de même... Ils n'avaient pas peur ? Les yeux un peu écarquillés, elle échangea un regard avec Morgan, qui se tenait debout tout près du premier apprenti de son maître. Son regard dériva ensuite sur le chevalier Kevin, debout à côté de Nogait, les yeux un peu brillants. Eux, ils étaient la seconde génération et ils avaient connu directement les horreurs de la guerre, dès douze ou treize ans, ils étaient déjà sur le champ de bataille. Pourtant, ils étaient là, adultes, entraînés, ils n'avaient pas peur. Ariane baissa la tête, assez honteuse de se laisser aller à la peur alors qu'elle craignait beaucoup moins que si elle se trouvait elle aussi face à des hordes de guerriers-insectes et leurs dragons.

Se bougeant, elle alla aider les autres écuyers à chercher le bois qu'ils avaient récupéré en cours de route, jusque dans ce royaume, pour l'amener près du feu et constituer une réserve pour la nuit, préférant s'occuper les mains, à défaut de l'esprit. La nuit apportait un froid encore plus mordant, il leur fallait reculer plus loin dans la grotte pour être à l'abri du vent, rassembler les chevaux, prendre des couvertures. Ariane trottina jusqu'à sa propre monture, devant se hisser sur la pointe des pieds et tendre le bras pour poser la main sur la tête de la jument, pourtant moins grande que ses congénères. La fillette était plus petite et fluette que ses camarades d'âge, une constitution très fine due à son espèce, et pesait moitié moins lourd qu'un enfant humain du même âge. Ses camarades pesaient environ trente kilos alors qu'elle atteignait à grande peine les dix. La jument renâcla un peu puis se calma lorsque l'enfant lui frotta les naseaux, tout en douceur. A défaut d'être capable de soulever une épée en entraînement, elle avait au moins de profondes affinités avec les animaux et la nature. Un sourire vint éclairer son visage alors qu'elle s'occupait de sa monture, posant son front contre la tête de la jument lorsqu'elle la baissa à sa hauteur. La jument souffla un peu, faisant légèrement voleter ses longues mèches, pendant qu'Ariane posait les mains contre sa tête et le cou, plus détendue.

Une fois son travail fait, elle revint vers le reste du groupe, s'approchant de son maître et restant un petit moment près d'elle, derrière dans son ombre, en cherchant comment poser sa question et surtout le faire dans un instant où elle ne la dérangera pas, comme elle était occupée avec les autres... L'heure était grave, c'était idiot de venir déranger pour demander ça ! Et si son maître se moquait d'elle, de penser ça ? Les mains dans le dos, elle attendait, une petite moue aux lèvres, ayant soudain très envie de laisser tomber le sujet. Son maître finit par se retourner, baissant la tête en lui demandant si elle voulait lui poser une question, si quelque chose n'allait pas. Ariane la regarda droit dans les yeux, comme l'exigeait le code, s'empourprant de plus en plus puis posa sa question si vite qu'elle en devint parfaitement incompréhensible, bafouillant un peu sur la fin avant de se taire, avec le vague espoir que son maître ait compris tout de même. Non ? C'était très clair, après tout, sans doute un peu rapide, mais très clair. Mais dame Chloé ne répondit pas tout de suite, l'incitant d'abord à la suivre à l'écart du groupe, en la poussant un peu dans le dos. Ariane suivit aussitôt, se sentant coupable de la déranger pour si peu. Elle redressa la tête lorsque sa tutrice lui demanda de se calmer, ajoutant qu'elle pouvait lui dire tout ce qu'elle voulait, qu'elle n'allait pas se fâcher. C'est que c'était si idiot... La fillette baissa un peu la tête puis la releva en se souvenant qu'il fallait toujours regarder quelqu'un dans les yeux lorsqu'on lui parlait.

Ariane – Maître, reprit-elle d'une voix plus faible. Est-ce que c'est... C'est mal d'avoir peur dans ce genre de situations ? D'avoir peur quand il faut aider les autres ? J'ai l'impression de... De ne savoir rien faire.

Sa voix avait baissé au fur et à mesure, jusqu'à ne devenir qu'un petit murmure très léger. Voilà, elle l'avait dit, et le feu de ses joues n'en était pas diminué pour autant, très loin de là. Maître Chloé s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur puis la prit par les épaules, avec un doux sourire aux lèvres. Elle n'était pas fâchée, alors ? Vraiment pas ?

Maître Chloé – Ce n'est pas mal, c'est normal d'avoir peur vu la situation. Je sais que tu n'as pas peur d'aider les autres, tu as un grand cœur et tu seras un grand chevalier. Tu sais faire des choses mais donne-toi le temps pour apprendre. Dis-moi... Comment est-ce que tu m'imaginais, à ton âge ?

Ariane – Vous avez eu mon âge ? demanda-t-elle d'un ton éberlué sans réfléchir.

Ce n'est qu'après-coup que la petite fille réalisa à quel point cette question était incroyablement stupide. Evidemment que son maître avait eu son âge, elle n'était pas née comme ça ! Même si Ariane était juste incapable de l'imaginer enfant, c'était impossible, pour elle, c'était comme si elle était apparue dans ce monde déjà adulte et tout, comme si elle n'avait jamais été une enfant. Son maître se mit à rire et Ariane se serait bien esquivé si elle ne la tenait pas, à vrai dire, tant elle était gênée. C'était sorti tout seul !

Maître Chloé – Evidemment ! Je ne suis pas née en sachant tout faire, j'ai appris et je ne suis devenue chevalier qu'au bout d'un très long apprentissage. Comme toi, comme tous les écuyers.

Oui, mais... Ariane n'était même pas capable de soulever une épée et ne parlons même pas de s'en servir, alors que ses camardes, eux, réussissaient ça. Cameron aussi avait beaucoup de mal, cela dit, ils en avaient déjà parlé ensemble, partageant leurs craintes de décevoir leurs maîtres respectifs, même si Ariane devait avouer qu'il bien moins intimidant d'être sous la tutelle du chevalier Chloé que sous celle de maître Wellan. Elle lança un très rapide regard à ce dernier puis hocha la tête, murmurant qu'elle comprenait. C'était délicat à accepter et elle voyait mal comment sa force physique pourrait vraiment augmenter, néanmoins, elle voulait y mettre beaucoup d'efforts et y travailler, pour ne faire honte à personne.

Ariane – Pourquoi le chevalier Jasson n'a-t-il pas le droit d'être amoureux ? murmura-t-elle ensuite.

Maître Chloé – Parce que... Certaines lois ne permettent pas les relations entre deux peuples différents. Il peut être amoureux, mais pas avec une Elfe.

Pourquoi ? Elle eut une moue un peu choquée, ne comprenant pas du tout comment il pouvait y avoir des lois comme ça. C'était si mal d'être d'une autre espèce que les humains lorsqu'on vivait dans leurs royaumes ? C'était pour ça que les Elfes et les Fées vivaient exclusivement entre eux, à part de rares exceptions ? Donc ça voulait dire qu'elle aussi, plus tard, n'aura pas le droit d'être proche d'un humain, il faudra qu'elle soit amoureuse d'un Féetaud ou d'un Elfe ? Troublée, elle hocha la tête puis remercia son maître, allant ensuite rejoindre les autres pour le repas du soir, autour du feu de camp. Pas de relations entre deux peuples différents, mais, mais... C'était quoi la raison qui justifiait ça ?! Pourquoi ? Pourquoi les races devaient-elles si séparées ? Pourtant, au château, maître Hawke s'entendait bien avec tout le monde et il était un Elfe. Il y avait aussi Derek, l'héritier de Buchanan, qui était aussi un Elfe. Et tous les petits, encore élèves au château. Il y avait même une autre fée. Eux tous, ils n'étaient pas humains mais membres de l'Ordre quand même. Ariane grignota plus qu'elle ne mangea, se posant à présent des questions sur la façon dont les peuples humains voyaient les autres races et comment il était possible de s'intégrer lorsqu'on était différent. De toute manière, eux avaient encore beaucoup de chances, ils pouvaient passer pour des humains. Pas comme Kira qui elle n'avait rien d'humaine. C'était vraiment triste... Ariane la trouvait belle, elle, la petite Sholienne avait des traits très fins et des yeux de chat.

Tout en pensant à Kira, Ariane tourna la tête et se pencha un peu pour regarder le capitaine mauve, qui ne partageait pas leur repas et s'était installé plus loin, non loin des chevaux, occupé à tailler une sorte de figurine dans un morceau de bois. Lui aussi était un hybride, alors ? Il ressemblait tellement à Kira qu'on aurait dit son père. Même regard violet avec deux pupilles noires verticales et fendues. Même peau d'une teinte mauve profonde. Même cheveux de la même couleur. Lui aussi avait seulement quatre doigts à chaque main, terminés par des griffes acérées. Ariane était aussi fascinée qu'intimidée, lorsqu'elle le sondait, ressentant chez lui une force brûlante, une magie puissante qu'il renfermait comme une arme pouvant être saisie à tout instant. Au moins, dans ce royaume, il n'était pas rejeté à cause de la couleur de sa peau, de son apparence. Ailleurs, ce serait comme pour Kira, les gens auraient peur de lui. Il releva tout à coup la tête, croisant son regard, Ariane détournant très vite le sien, comme si le bref contact l'avait brûlé. Ce n'était pas pour le gêner, promis ! Elle était juste un peu... surprise. Il était le premier être semblable à la princesse de Shola qu'elle rencontrait. Enfin, le but n'était pas de le gêner, vraiment, pardon. Heureusement, il fut assez vite temps d'aller dormir, une fois les tours de garde instaurés. La fillette s'enroula dans sa couverture avant de se coucher sagement près de son maître, allongée sur une autre couverture pour les préserver des cailloux et du froid. Elle s'endormit plutôt vite, une fois le calme revenu dans la grotte.

Il devait s'être écoulé une heure, peut-être deux, lorsque la petite fut à moitié tiré du sommeil en sentant une douleur lui tirailler le dos. Elle grogna un peu dans son sommeil en pensant s'être endormie avec un gros caillou dans les côtes, sur ce sol inégal, se retournant sur le côté en cherchant à replonger dans le sommeil. La douleur, loin de s'atténuer, persista, allant même en augmentant, la fillette s'étirant en tous sens comme un petit chat, très mal réveillée, pour la faire passer. L'instant d'après, ce fut comme une pointe de souffrance fulgurante qui la traversa entre les omoplates, couplée à la sensation qu'on lui dévorait la peau du dos de l'intérieur, et elle hurla de douleur, sans pouvoir s'en empêcher, se débattant dans sa couverture en criant encore, appelant son maître d'une voix étranglée. L'instant d'après, tout le monde s'était levé d'un bond, l'épée en main, tandis que son visage se retrouvait noyé de larmes, qu'elle poussait un nouveau cri de douleur en continuant d'appeler son maître, sa main battant dans le vide pour essayer de s'accrocher à quelque chose, n'importe quoi. La vue brouillée, elle s'accrocha avec toute sa force possible à son maître lorsqu'elle fut près d'elle, bafouillant que quelque chose lui mangeait le dos. Elle avait si mal, on aurait juré qu'un animal était entré entre elle et mangeait sa peau depuis l'intérieur, qu'il poussait pour sortir, juste entre les omoplates.

Agrippée de toutes ses forces à son maître en la suppliant de l'aider, elle l'entendit à peine parler, pleurer contre elle en gémissant de douleur. Maître Wellan s'approcha à son tour et s'agenouilla à côté, lui relevant sa tunique en lui disant de ne pas s'inquiéter. Il la releva jusqu'à ses épaules, le froid mordant de la nuit venant harceler sa peau nue, ce qui la fit se tendre encore plus. Le chef de l'Ordre reprit alors en disant que ce n'était ni un monstre, ni un sort, mais ses ailes qui devaient sans doute sortir... Phrase qui fit pousser une grosse vague de panique chez l'enfant, qui s'accrocha de plus belle à Chloé, tremblant lorsque leur chef dit qu'il y avait deux grosses boursouflures enflées et violettes, ainsi que deux autres plus petites, qu'étant donné son âge, ça ne pouvait être que ça, elle allait avoir ses ailes. Ariane était terrifiée, à présent, ne sachant rien de la façon dont naissaient les ailes chez une fée, comment elles sortaient, pourquoi à cet âge et si c'était normal que ce soit si douloureux. Elle fourra son visage de le creux du cou de sa professeure humaine, sentant qu'on lui donnait une vague d'apaisement, vague qui ne lui procura aucun bienfait étant donné l'état de ses nerfs. Elle voulait juste que la douleur cesse, que ça s'arrête, ayant l'impression qu'elle allait finir par étouffer. Et Chloé parut tout aussi paniquée lorsqu'elle parla, aggravant la propre panique d'Ariane.

Maître Chloé – Qu'est-ce qu'on peut faire ? On doit l'aider ! Il doit bien y avoir une solution !

Maître Wellan – Il y en a bien une, mais... Bon. Fais-lui mordre quelque chose et tiens-la fermement.

Maître Chloé – Qu'est-ce que... Non. Non, s'il faut le faire, c'est à moi de le faire.

Mmmh ??! Encore moins rassurée d'un seul coup, alors qu'elle croyait ça impossible pourtant, Ariane se débattit malgré elle lorsque son maître et le chef de l'Ordre la firent s'allonger autrement, puis qu'il la bloqua, laissant son dos à découvert, à nu, puis lui mettant un morceau de bois entre les dents en lui disant de morde dedans aussi forte qu'elle pouvait. Son maître lui dit alors qu'elle était désolé, pendant qu'ils le mettaient tous les deux dans une certaine position. Désolée pour quoi ? Ils voulaient faire quoi ? C'était dangereux ? Elle cherchait à voir lorsqu'une nouvelle douleur vint tout à coup s'ajouter à la précédente, dans on dos, la fillette mordant si fort le morceau de bois qu'elle y laissa des traces. Sa vue se brouilla et elle gémit en sentant comme... le froid d'un poignard ricocher sur son dos. La seconde suivante, elle eut le sentiment que quelque chose se dépliait brusquement, s'épanouissant d'entre les blessures, libérant tout à coup sa respiration. La fillette ouvrit la bouche en laissant tomber le bout debout à terre, un scintillement léger brillant attirant son attention. Tournant faiblement la tête, elle vit deux grandes ailes, avec deux plus petites, battre faiblement dans son dos, scintillantes et couvertes d'une sorte de liquide, comme du placenta.

Ariane tâtonna un peu, très faiblement, de la main jusqu'à trouver un bout de tunique de son maître et s'y accrocher comme elle put, pour avoir un point de repère et ne pas s'évanouir pour de bon. Complètement glacée à cause du froid, elle ne pouvait pas remettre sa tunique sur son dos à cause de ses ailes. Ses ailes. Elle avait des ailes... Incapable de remuer plus qu'elle ne venait de le faire, elle se laissa emporter comme une enfant lorsque son maître la recouvrit comme elle put puis se tourna avec elle vers le foyer.

Ariane – Ne me lâchez pas, bredouilla-t-elle avec beaucoup de peine. S'il vous plaît...

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:28

Alllez le dé, sois mignon !

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:28

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:30

A mon touur.

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:30

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:32

De la chance pour une foiiis...

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:32

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:33

Alleez...

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:33

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 1 Fév - 11:36

Résultat des Dés :

Ah, vous êtes pas mauvais.xD

Les cris n'ont pas encore alerté les grades postés dans toute la montagne grâce au vent très fort soufflant au-dehors et étouffant les sons. Néanmoins, vous pouvez choisir de quitter aussitôt l'endroit pour vous réfugier ailleurs ou d'attendre le matin pour trouver une autre grotte.

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Lun 20 Fév - 23:36



PNJ Thranduil, roi Elfe de Woodland Realm

Il n'y avait pas tant de royaumes donnant ainsi si peu envie de s'y attarder... Celui-ci était d'une désolation peu commune, pouvant même concurrencer les terres dévastées au Nord, là où vivaient les Dunedains. Des landes infinies et de rares arbres dans ces vallées désertes, des montagnes imposantes, des grandes chaînes de volcans, pas de signe de village ou de cités, de rares animaux. Quelle idée son frère avait eu là de prendre racine dans un tel pays ? Quitter la dernière Maison Simple pour venir ici, c'était grotesque, même si Thranduil lui reconnaissait de très bonnes raisons d'agir ainsi. Du moins, de très bonnes raisons selon son point de vue personnel. Pour sa part, le Roi ne voyait aucun intérêt à ce que tous les peuples de tous les continents s'unissent pour combattre ensemble le Mal grandissant, même si l'ennemi, lui, avait déjà franchi ce cap. L'alliance entre Elfes, Hommes et Nains était morte depuis bien longtemps, il serait bien utopique de croire qu'elle puisse renaître. Avec la nuit tombant sur cette contrée, le paysage environnant n'en devenait que plus misérable et souffreteux. Un pays malade, comme l'était tout ce continent, des terres en souffrances et agonisantes dont le sort l'indifférait.

Eclaireur – Mon seigneur ! lança le jeune garde en revenant à grande vitesse. J'ai pu entendre de très grands cris d'une enfant et une brusque agitation. Un petit groupe vient de quitter une caverne, à l'Est d'ici. Quelques humains, dont des petits, un hybride et... Enfin, une Elfe Noire.

L'information causa aussitôt un remous dans les rangs et Thranduil leva la main pour signaler à tous de reprendre le silence. Ces contrées n'en devenaient que plus austères... ainsi, des membres de leurs chers ennemis étaient encore en vie et se cachaient en ces lieux ? Ils continuaient d'infester cette terre de leur présence immonde ?! Ces démons, ces créatures de cauchemar affreuses et infectes... Aussitôt, il fit prendre à ses troupes la direction indiquée par l'éclaireur, accélérant la cadence afin de se rendre au plus vite vers ce fameux groupe. Des espions venant attaquer le petit Ordre dont Elrond avait pris le contrôle pour le besoin de ses plans, sans aucun doute. Ces humains, toujours à s'agiter... néanmoins, jamais le grand roi n'aurait cru qu'ils étaient prêts à faire une alliance aussi nauséabonde que celle-ci. Comment ces êtres avaient-ils pu survivre ?! Comment avaient-ils pu se propager même sur ce continent, telle une peste impossible à éradiquer à jamais ? Une race aussi ancienne que la leur mais une race qui évoluait comme une maladie rongeant absolument tout sur son passage !

Le groupe ne fut guère difficile à repérer, malgré le fait qu'ils tâchent d'avancer rapidement, et ce fut sous la lueur puissante d'une lune enfin dévoilée que les troupes du roi les encerclèrent avec une très vive célérité, à cheval, les tenant aussitôt en joue de leurs arcs. Celui qui devait être leur chef lança d'une voix assez rauque de stopper, alors même qu'ils venaient de poser pied à terre, torches allumées et prêts à se réfugier dans une nouvelle cavité. Thranduil fit avancer Feor, le cerf majestueux lui servant de monture, regardant les humains d'un air dédaigneux, passant rapidement sur l'hybride à la peau mauve avant d'arrêter le regard sur l'Elfe Noire. Une infection vivante... une femelle de cette espèce dépravée, venant jusqu'ici pourrir l'air des autres peuples. Il mit pied à terre à son tour, haussant légèrement les sourcils lorsque l'hybride se plaça devant l'Elfe Noire et dégaina son épée. Ridicule. Le Roi sortit la sienne bien trop vite pour un regard humain et fendit tout net en deux celle de son adversaire avant qu'il ne puisse réagir. La lame, pourtant solide, fut tranchée nette et tomba lourdement au sol, sous l'air très choqué de son propriétaire.

Thranduil – Ce n'est même pas la peine d'essayer, jeune hybride, siffla-t-il d'un ton hautain et glacial. Devons-nous croire que cette infection vivante est une amie ? Ou pire, une compagne ? Tu choisis bien mal tes fréquentations.

Chef du groupe – Qui êtes-vous ?! Et d'où sortez-vous ? Vous n'avez rien à faire par ici, ni à vous mêler de ce qui vous ne regarde pas !

Cet humain l'agaçait déjà. Thranduil tourna le regard vers lui avec lenteur, l'expression hautaine et très méprisante, en lançant un long regard à ces humains à peine adultes et aux quelques mioches, dont une fée, les accompagnant. Qu'est-ce qu'eux faisaient ici, plutôt, telle était la véritable question. Le roi rengaina son épée d'un geste souple, laissant ses gardes surveiller les deux autres, puis s'avança vers l'humain. Il était grand, oui, mais l'Elfe le dépassait tout de même d'une bonne tête, ayant pour lui la stature et la prestance des Sindar. Tout en lui, de la tiare légère portée sur la tête jusqu'à la tenue et la façon de se déplacer, dévoilait qu'il était de haut rang. Les Hauts-Elfes avaient une apparence plus Noble et fière que leurs cousins mortels, même un humain devrait pourtant le remarquer.

Thranduil – Je pourrai te poser la même question, petit humain, sourit-il. Mais tout d'abord, je voudrai savoir comment des membres de ton espèce ont pu tomber si bas qu'ils sont prêts à s'allier avec une maladie vivante.

Il entendit très nettement leur ennemie siffler de rage, lui renvoyant en guise de réponse un bref regard regard particulièrement hautain. Voilà tout ce que savait faire son peuple, diffuser haine et rage sur le monde et infester les contrées qu'ils visitaient, sans cesse, sans repos, sans trêve. Au même instant, la fillette blonde, celle qui portait une petite fée chétive dans ses bras, inspira à son tour, bien droite malgré les circonstances.

Petite Humaine – Nous sommes venus sauver un ami, un des nôtres, qui a été enlevé et qui est détenu dans ce royaume. Ces deux personnes ont accepté de nous aider comme nous ne connaissons pas ces terres et nous avons envoyé quelqu'un le chercher mais il s'est fait prendre.

Thranduil – Quelle efficacité, sourit-il ironiquement. Un groupe de "sauvetage" comme on en voit peu. Prenez- leur leurs armes, ajouta-t-il en Elfique, et arrêtez-les.

Il revint en selle sur son cerf le temps que ses gardes obéissent à ses ordres, sachant qu'ils iraient vite et avec efficacité. Et en effet, le tout dura très peu de temps, néanmoins, il nota que ses hommes tâchaient d'être moins rudes avec les enfants, innocents dans cette affaire. Le Roi méprisait les humains, à l'exception des Dunedains, mais il n'en était pas pour autant injuste et n'avait rien contre les enfants, définis par principe comme des êtres plus fragiles à préserver. C'est pour cela qu'un des gardes récupéra la fillette fée en étouffant les protestations de son maître puis l’enveloppa dans une couverture avant de la porter avec lui sur son cheval. Bien, en route, à présent. Il reprit la tête et tous continuèrent à avancer d'un bon rythme avec leurs prisonniers, placés au milieu des troupes pour étouffer tout espoir de fuite. Seuls les enfants n'étaient pas attachés, chacun avait été placé sur le cheval d'un des gardes, qui les surveillait tout autant qu'il les maintenait tranquilles. Après un temps de voyage rapide dans la pénombre, ils arrivèrent à un autre passage dissimulé, s'enfonçant dans l'ombre de la montagne. Ils stoppèrent à nouveau, le passage se refermant derrière eux puis la la haute cavité fut tout à coup illuminé par de nombreuses torches.

Elrond descendit le long et large escalier de pierre dévoilé par les torches et lui sourit, lançant dans leur langue qui ne l'attendait guère si tôt. Thranduil répondit d'un ton léger qu'il avait pu régler plus vite que prévu certaines affaires dans son propre royaume et avait donc pu faire le déplacement assez rapidement. Ils se saluèrent formellement mais avec une certaine chaleur latente, comme deux vieux amis ne s'étant plus vu depuis très longtemps. Tout en discutant, Thranduil fit approcher la petite troupe de prisonniers en expliquant à son vis--à-vis qu'il était tombé sur ça au cours du trajet, lui rapportant ce qui avait été dit par la fillette humaine. Elrond parut à peine entendre, cependant, car il se pencha aussitôt sur la fée minuscule que la garde tenait toujours dans ses bras, un air inquiet et concerné envahissant ses traits. Lui et ses réflexes de guérisseur... Il posa la main sur le front de l'enfant puis ferma les yeux, concentré. Un moment plus tard, la fillette se décrispa sensiblement et lâcha un léger soupir, son visage reprenant quelques couleurs. Il la prit avec une infinie délicatesse dans les bras du garde, la couvant du regard en la tenant contre lui.

Elrond – Elle est épuisée, marmonna-t-il dans le langage commun. Elle va tomber malade si on ne fait rien, il lui faut aussi plus de chaleur.

Petite Humaine – Ses ailes ont poussé cette nuit... S'il vous plaît, ne la laissez pas dans cet état, elle n'a rien fait, elle est obligée de me suivre partout où je vais. Tout ce qui m'importe est sa santé.

L'état de l'enfant semblait grandement la concerner, en tout cas, elle était bien implorante. cela dit, il n'était guère la peine de supplier Elrond de soigner quelqu'un, il ne pouvait pas s'empêcher de le faire. Thranduil se tourna vers son capitaine des gardes et lui ordonna de faire enfermer l'Elfe Noire et son compagnon hybride, et de les garder sous haute surveillance. Quand aux jeunes humains... Interrogeant son confrère du regard, ce dernier haussa les épaules et dit d'un ton plus las, toujours en langage commun, qu'ils ne représentaient un danger pour personne. Le sous-entendu, assez évident pour le coup, fit sourire le roi Elfe qui fit signe à ses hommes de détacher les humains. Elrond leur dit ensuite de le suivre, emportant avec lui la fillette fée comme s'il portait un nouveau-né. Grimpant à ses côtés, Thranduil échangea avec lui quelques nouvelles de leur propre continent, dans leur langue, jusqu'à arriver à une pièce très grande et haute de plafond, décoré dans un style très propre à leur peuple. Un endroit confortable, avec quelques meubles, des coussins et sofas, un feu ronflant avec ardeur dans une grande cheminée.

Elrond fit défaire sa tunique à l'enfant puis s'allonger sur le ventre, effleurant les longues et brillantes ailes enfin libérées. Penché sur elle, il ferma les yeux et appliqua ses deux mains sur les omoplates de la fillette, murmurant une très longue série d'incantations dans leur langue, la fillette plongeant dans une sorte de transe où elle tressaillait parfois. Thranduil s'installa à côté dans un large fauteuil observant le rituel d'un regard habitué, ayant déjà vu plus d'une fois son confrère user de ses talents de guérisseur. Dès qu'il eut terminé, il se fit apporter un baume blanc à l'odeur douce qu'il appliqua à la base des ailes, massant avec soin jusqu'à le faire rentrer. La fillette avait battu des paupières avec un air perdu, bafouillant en demandant où elle se trouvait. Bah, ce n'état qu'une enfant, après tout. Elrond répondit avant tout le monde en disant qu'elle était en sécurité et ne devait pas bouger le temps qu'il s'occupe d'elle. Étrange que les humains et fées laissent des enfants de cet âge participer aux guerres... Lui-même avait interdit à son fils de mettre le nez dehors sans être accompagné.

Thranduil – Tes propres enfants vont bien, par ailleurs ? Tu les amenés avec toi ?

Elrond – Non, ils sont restés avec leur mère. Comme toi tu n'as pas eu l'idée d'emmener ton fils.

Thranduil – Je l'emmènerai, un jour... Lorsqu'il aura grandi.

Pour le moment, il ne quittait pas la protection de la forêt et c'était très bien ainsi. Thranduil accepta un verre de vin que lui servit un des jeunes venus apporter ce qu'il fallait au seigneur d'Imladris. Il reporta le regard sur l'humaine blonde, buvant une petite gorgée.

Thranduil – Vous êtes-vous donc vraiment lancés à l'aventure en ces terres sans aucun plan ?


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Chloé d’Émeraude
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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Dim 26 Fév - 23:53

Chloé se réveilla en sursaut en entendant Ariane hurler et l’appeler, à côté d’elle, au beau milieu de la nuit. Tirant immédiatement son épée comme les autres, elle se leva d’un bond en guettant les environs, ne posant son regard sur son écuyer qu’après tandis qu’elle avait le visage baigné de larmes. Laissant les autres s’occuper de sonder les environs, de surveiller s’il n’y avait aucun problème, elle se précipita auprès d’Ariane pour la prendre dans ses bras, cherchant ce qu’elle avait. Que se passait-il ? Pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi hurlait-elle ? Attrapant sa main, Chloé écouta les plaintes de la petite en fronçant les sourcils, sans comprendre. Quelque chose lui « mangeait » le dos… ? Elle pleurait, gémissait, souffrait et la voir ainsi lui fendait le cœur. Que se passait-il ?! Incapable de bouger parce qu’Ariane s’agrippait de toutes ses forces à son maître, elle lui envoya une vague d’apaisement, en vain. Une plus forte n’y fit rien non plus, la petite continuant de souffrir comme jamais Chloé ne l’avait vue souffrir. Elle souriait constamment, ne se plaignait pas, qu’est-ce qui lui arrivait ?!

Ariane la suppliait de l’aider sans qu’elle ne sache quoi faire, désespérée, impuissante. Elle ne trouvait aucune blessure, comment la soigner ? Avec ça, la jeune femme n’était pas la meilleure guérisseuse du groupe et ignorait où appliquer ses mains, ne pouvant même pas se déplacer tant son écuyer la serrait fort contre elle – ce qui lui déchirait le cœur. Wellan s’approcha enfin, s’agenouillant à côté d’elles, sans doute alerté par sa propre détresse et par l’inquiétude d’être repéré, et souleva la tunique de la jeune fée pour lui dégager en lui disant de ne pas s’inquiéter. Le froid mordant de la nuit fit réagir Ariane qui se tendit très sensiblement tandis que Chloé cherchait à savoir ce qu’il lui arrivait par l’intermédiaire de son chef. Il répondit à sa question silencieuse en disant que c’étaient sans doute ses ailes qui sortaient… Ses ailes. Et c’était normal que cela soit si douloureux ? Comment faire pour l’aider ? Elle souffrait le martyr ! Les paroles de Wellan déclenchèrent, d’ailleurs, une énorme vague de panique chez Ariane qui ne semblait pas s’y attendre, s’accrochant davantage à Chloé. Son âge expliquait la naissance d’ailes, c’était plus que probable.

Il y avait quatre boursoufflures violettes, deux grosses et deux petites à distance identique sur son dos. C’était ça… Elle enfouit son visage dans le creux de son cou, lui brisant davantage le cœur. Combien de temps cela allait-il durer ? Pourquoi était-ce si douloureux ? Était-ce vraiment normal ? Est-ce que le fait qu’elle ait dormi sur du sol dur n’avait pas empêché la naissance de ses ailes ? Tant de questions sans réponses tandis que Chloé serrait contre elle ce petit corps fragile et secoué par la douleur. Elle ne savait pas quoi faire ! Elle n’avait pas pensé à cela, ayant brièvement lu que les ailes pouvaient se développer, oui, mais ne s’attendant pas à ce que leur naissance provoque une douleur si vive. Elle sentait qu’Ariane éprouvait une telle douleur que la respiration lui était coupée, parfois, alors que les autres autour d’eux vérifiaient que personne ne les avait entendus. Avec cela, oui, ils devaient rester discrets. Mais ce qui l’inquiétait le plus était la douleur de son écuyer qui ne cessait pas malgré les vagues d’apaisement, les paroles, l’affection. Et c’était mauve ! Chloé ne put camoufler sa panique à Wellan lorsqu’elle s’adressa à lui, ne trouvant aucune idée.

Chloé – Qu'est-ce qu'on peut faire ? On doit l'aider ! Il doit bien y avoir une solution !

Wellan – Il y en a bien une, mais... Bon. Fais-lui mordre quelque chose et tiens-la fermement.

Chloé – Qu'est-ce que... Non. Non, s'il faut le faire, c'est à moi de le faire.

Enfin… Elle… devait vraiment faire ça ? Chloé blêmit légèrement en s’imaginant faire ce qu’elle s’apprêtait à faire tandis que Wellan l’aida à coucher Ariane sur le ventre, le dos découvert. Lorsqu’elle le vit, elle se retint à grand peine de pousser un cri de surprise mêlé d’horreur tant ce qu’elle voyait surpassait ce qu’elle avait imaginé. Pas étonnant qu’Ariane hurle de douleur… Son frère d’armes la bloqua, pour faciliter « l’opération » et lui mit un morceau de bois trouvé non loin dans la bouche pendant qu’elle-même attrapa son poignard laissé à côté du lit. La simple idée de… Non. Mais elle le devait. Ariane avait mal, c’était la seule solution ! Prenant son courage à deux mains, Chloé lança un regard à Wellan, comme pour lui demander la permission, et incisa avec mille précautions les endroits où les ailes essayaient de sortir. Elle s’excusa un bon million de fois mentalement envers sa protégée, désolée, reléguant au second plan sa conscience de chevalier qui lui criait qu’elle lui faisait du mal. Désolée, désolée, désolée. Elle n’avait aucune autre solution ! C’était presque fini, encore deux. Courage, presque fini, elle était courageuse, Chloé était fière d’elle. Après, ses ailes sortiraient, ce serait terminé, elle n’aurait plus mal. Plus qu’une. Une toute petite, très petite. La jeune femme se dépêchait en prenant soin de ne rien faire de mal, envoyant le plus de vagues d’apaisement possible même si cela ne devait rien changer. Désolée.

Enfin, lorsque la dernière incision fut faite, Chloé réalisa que quatre magnifiques et fragiles ailes étaient sorties du dos d’Ariane, se déployant enfin. Fragiles, très grandes et scintillantes. Tellement fragiles et légères qu’elle peinait à croire que c’étaient elles la source de la douleur de la petite fée. En même temps, les gémissements se turent, Ariane découvrant ses propres ailes et ayant relâché le bout de bois. Elle tâtonna un peu après s’être tournée faiblement pour les observer, avant de toucher la tunique de Chloé qui restait subjuguée par ce qu’elle voyait. C’était magnifique et horrible à la fois. Magnifique parce que voir la naissance d’ailes n’était pas donné à tout le monde et horrible parce qu’elle avait dû ouvrir le dos de son écuyer à quatre endroits différents pendant que Wellan soignait les incisions dès qu’il le pouvait. La chevalier la reprit doucement dans ses bras, s’excusant encore avant de la recouvrir tant bien que mal, craignant de la blesser encore. Elle était frigorifiée… Glacée. Elle se rapprocha du feu pour réchauffer sa protégée, désolée.

Ariane – Ne me lâchez pas, bredouilla-t-elle avec beaucoup de peine. S'il vous plaît...

Chloé – Compte sur moi, c’est fini… Repose-toi, souffle.

Qu’elle essaie de dormir, au moins un peu. Chloé lui envoya une vague d’apaisement pour l’aider, au moins un peu, et éloigner tout souvenir de la douleur ressentie même si c’était impossible et qu’elle ne l’oublierait jamais. Désolée, vraiment. Ce fut Wellan qui l’interrompit, la rappelant à la réalité. Les cris d’Ariane avaient sûrement alerté quelqu’un, dans les alentours, c’est vrai. Ils devaient bouger. Mais, elle, désolée, elle ne pourrait pas les aider pour l’instant. Hors de question de lâcher son écuyer alors qu’elle avait souffert le martyr, et le premier qui l’approcherait et oserait toucher l’un de ses cheveux aurait affaire à elle. Observant les autres s’activer pour tout rassembler et effacer toutes traces de leur passage, Chloé promena ses sens magiques à l’entrée de leur cachette et aussi loin qu’elle le put pour s’assurer que personne ne venait. Par chance, c’était désert et ils purent partir sans crainte.

Avec une infinie douceur, la jeune femme déposa Ariane sur sa propre monture, refusant de la laisser seule dans cet état même si elle avait été capable de tenir sur son cheval, et grimpa aussi vite qu’elle le put avant d’entourer la petite de ses bras. Elle fit le plus attention possible à ne pas toucher ses ailes, de peur de lui faire mal, et patienta en restant au milieu du groupe tandis qu’ils s’enfonçaient dans la nuit et les bois. Seule la lune et quelques torches leur permettaient d’avancer sans encombre, souhaitant aller vite pour se remettre à couvert. La perspective d’être pris au piège alors qu’ils n’avaient aucune excuse d’être ici et que Jasson avait été envoyé en espion… Autant dire que cela motivait à presser le pas, aucun d’entre eux ne voulait s’expliquer ou être obligé de se battre alors qu’ils avaient une personne affaiblie et blessée. Surtout dans ce royaume qu’ils ne connaissaient pas.

Ils avancèrent rapidement, Chloé serrant toujours Ariane contre son cœur en surveillant son cheval tenu par l’écuyer de Nogait. La nuit était glaciale, oppressante malgré la lueur de la lune. Elle n’était vraiment pas rassurée, restant silencieuse. Elle avait un mauvais pressentiment alors que ses sens ne détectaient rien. Faisant part de ses inquiétudes à Wellan, ils pressèrent un peu le pas, chaque bruit mettant leurs nerfs à vif. Enfin… Les siens, du moins, à cause de l’état d’Ariane. Ce n’est qu’au bout d’un moment de chevauchée, alors qu’ils venaient de passer par une clairière, qu’ils aperçurent enfin une grotte susceptible de leur fournir un nouvel abri pour la nuit. Cela ferait l’affaire, oui, c’était très bien. Ils mirent tous pied à terre, Chloé après avoir brièvement relâché sa protégée pour la reprendre dès qu’elle le put.

Lorsque, d’un coup, ils se firent encercler par une troupe d’elfes avec des flèches qui les pointaient. Plus. Bouger. D’un pouce. Elle resserra son étreinte sur la petite fée, cherchant à la protéger de son mieux même si c’était franchement compromis. Un homme, sans doute le chef, s’avança alors vers eux, descendant de… d’un cerf… ? C’était… sa monture ? Bon, heu, soit, ce n’était pas le plus inquiétant ni le plus urgent. Alyas se plaça immédiatement devant l’elfe noire et dégaina son épée mais, sans qu’elle put comprendre quand et comment, le chef des elfes avait la sienne à la main et celle de l’hybride se retrouvait coupée en deux. Wow… Un peu… Bon, autant dire que c’était très mal parti. Comment les avaient-ils repérés, en plus ? Ils avaient fait attention ! Chloé était sûre d’elle, elle avait vérifié et assuré aux autres que c’était bon ! Ils avaient surveillé le coin, les environs, alors comment avaient-ils pu se faire prendre ?! Qu’avaient-ils loupé ? Qu’est-ce qui leur avait échappé ?

Chef des elfes – Ce n'est même pas la peine d'essayer, jeune hybride, siffla-t-il d'un ton hautain et glacial. Devons-nous croire que cette infection vivante est une amie ? Ou pire, une compagne ? Tu choisis bien mal tes fréquentations.

Wellan – Qui êtes-vous ?! Et d'où sortez-vous ? Vous n'avez rien à faire par ici, ni à vous mêler de ce qui vous ne regarde pas !

Wellan, bon sang ! Chloé avait beau l’adorer, parfois, il ferait mieux de se taire ! Ariane était blessée, ils étaient en territoire inconnu, la dernière chose à faire était de provoquer les personnes qui les menaçaient de leurs armes ! Même si ces personnes étaient des elfes ! La diplomatie, il connaissait, non ?! Mais non, trop tard… Le chef des elfes se tourna vers eux, vers lui plus précisément, tandis que les gardes surveillaient Alyas et sa compagne. Même si son frère d’armes était grand, leur adversaire le dépassait d’une tête au moins et avait une certaine prestance, sans doute due à son rang de chef. Et il avait l’air de ne pas les apprécier du tout, son allure dégageant un caractère hautain et très fier. Ses vêtements, sa tenue… Tout, en lui, évoquait une personne haut placée et capable de les tuer en un clin d’œil si tel était son désir.

Chef des elfes – Je pourrai te poser la même question, petit humain, sourit-il. Mais tout d'abord, je voudrai savoir comment des membres de ton espèce ont pu tomber si bas qu'ils sont prêts à s'allier avec une maladie vivante.

Chloé – Nous sommes venus sauver un ami, un des nôtres, qui a été enlevé et qui est détenu dans ce royaume. Ces deux personnes ont accepté de nous aider comme nous ne connaissons pas ces terres et nous avons envoyé quelqu'un le chercher mais il s'est fait prendre.

Chef des elfes – Quelle efficacité, sourit-il ironiquement. Un groupe de "sauvetage" comme on en voit peu.

Il ajouta ensuite, à l’adresse de ses hommes en elfique sans aucun doute, des mots qu’elle ne comprit pas mais ils leur prirent directement leurs armes et les arrêtèrent. Chloé, elle, évita le regard de Wellan et ferma ses pensées aussi fort qu’elle le put, refusant de se faire sermonner maintenant. Désolée mais elle n’avait pas eu le choix ! Tous connaissaient, ici, l’aversion de leur chef envers les elfes et les elfes en question étaient bien plus forts qu’eux en cet instant précis. Ils étaient chez eux, bénéficiaient de l’effet de surprise et eux-mêmes avaient leurs écuyers. Hors de question de déclencher une attaque stupide de laquelle ils ne sortiraient pas vivants. Autant dire la vérité et… attendre la suite. Avec ça, l’état d’Ariane ne s’améliorait pas et la jeune femme refusait de risquer la vie de son écuyer pour une question d’amour-propre. Ils avaient mal joué, ils devaient assumer, point final.

Un garde lui prit Ariane des bras, Chloé protestant qu’elle était fragile et blessée, qu’il ne fallait pas la toucher mais elle ne put rien y changer. L’elfe l’enveloppa à nouveau dans une couverture et la prit avec lui sur son cheval, comme les autres gardes avec les autres écuyers. Bon… Au moins, ils ne touchaient pas aux enfants. Lorsqu’eux-mêmes furent attachés, la jeune femme ne put, cependant, pas détacher son regard d’Ariane tant elle était inquiète pour elle. Le garde qui la tenait n’avait pas intérêt à lui faire le moindre mal, elle n’avait rien fait du tout et était affaiblie. Qu’ils les attaquent eux, s’ils le souhaitaient, mais pas les enfants. Avançant un long moment, en tout cas c’est comme cela qu’elle le ressentit même si c’était purement subjectif, ils arrivèrent à un endroit dans lequel elle ne discerna aucune entrée à première vue, comme chez les elfes. Ils s’enfoncèrent dans ce qui semblait être une montagne, de l’extérieur du moins, sans rien voir tout de suite à l’intérieur. Chloé échangea un regard avec les autres, évitant toujours Wellan, inquiète. Où allaient-ils exactement… ?

Le trou par lequel ils venaient d’entrer se referma immédiatement derrière eux, les elfes les poussant ensuite à avancer plus loin vers ce qui semblait être un escalier. Illuminé de torches, l’endroit ne la rassura pas du tout mais toute son attention était focalisée sur sa protégée tandis qu’un autre elfe aux cheveux bruns, cette fois, descendait les escaliers. Il discuta un long moment avec l’elfe blond dans leur langue et, au moment où on les fit se rapprocher, Chloé devina qu’ils avaient aussi parlé de « leurs prisonniers ». Cependant, l’elfe brun n’eut pas l’air de tout écouter, son regard se portant directement sur Ariane dès qu’il la vit. Il se pencha au-dessus d’elle, la chevalier esquissant un geste malgré elle. Elle faillit dire quelque chose mais se ravisa, réalisant qu’elle avait les poings liés, qu’elle n’avait plus aucune arme et que trop de vies seraient mises en danger pour un simple geste.

Ce n’est que lorsqu’il posa la main sur le front d’Ariane que Chloé retrouva, dans cet elfe, les mêmes réflexes que chez Santo. Il était… guérisseur ? Inquiète, elle ne le quitta pas des yeux, surveillant le moindre de ses faits et gestes pendant qu’il faisait… elle ne savait trop quoi. Elle sonda la petite fée, veillant comme elle le pouvait sur elle, et réalisa qu’il l’aidait. Il l’aidait vraiment. Ariane se décrispa, soupira légèrement et retrouvait quelques couleurs. Comment avait-il… Elle allait… mieux ? Partagée entre la peur, l’inquiétude et l’appréhension, Chloé observa l’elfe prendre délicatement sa protégée dans ses bras, la couvant du regard comme elle-même et la tenant bien contre lui. S’il pouvait l’aider… Qu’il le fasse, elle acceptait de lui faire confiance, elle voulait qu’Ariane aille mieux, elle voulait lui ôter toute douleur. Elle était fragile et petite ! Souffrir autant ne devait pas être permis, pour un enfant.

Elfe brun – Elle est épuisée, marmonna-t-il dans le langage commun. Elle va tomber malade si on ne fait rien, il lui faut aussi plus de chaleur.

Chloé – Ses ailes ont poussé cette nuit... S'il vous plaît, ne la laissez pas dans cet état, elle n'a rien fait, elle est obligée de me suivre partout où je vais. Tout ce qui m'importe est sa santé.

C’est tout ce qu’elle souhaitait… Ils pouvaient les garder enfermés ici des années tant qu’ils soignaient Ariane. Implorant l’elfe du regard, de la voix, et même avec la posture de son corps, Chloé patienta, priant pour qu’il accepte. S’il pouvait la soigner et s’il était vraiment comme Santo, il n’allait pas refuser d’aider quelqu’un. C’était impossible. Le chef des elfes fut le premier à parler en se tournant à nouveau vers ses gardes pour emmener Alyas et sa compagne, Chloé lançant un regard à ses propres compagnons. Cela posait un petit problème… Mais ils n’avaient pas le choix. Il échangea ensuite un regard avec l’elfe guérisseur qui se contenta de répondre, d’un air las, qu’ils ne représentaient aucun danger. D’accord… Bon, heu, voilà. C’était méchant ! Ils pouvaient être dangereux, il y avait juste des situations où se rendre était plus intelligent. Surtout lorsqu’eux-mêmes n’avaient aucune chance. Enfin, le point positif était que les gardes les détachèrent.

Se massant les poignets, Chloé reporta à nouveau son attention sur Ariane, essayant toujours de l’apaiser un minimum. Elle essayait vraiment d’observer le décor, de l’admirer, de détailler l’architecture et tout cela mais c’était impossible. Ils avaient utilisé le moindre recoin de cet endroit naturel pour le rentabiliser au mieux, se protégeant incroyablement bien. Ici, elle le sentait, les ondes magiques passaient difficilement par rapport à l’extérieur. Ou alors était-ce à cause de la journée, de la nuit, de l’inquiétude vis-à-vis de Santo, Jasson, Aveleen et Ariane. Elle essayait vraiment d’observer les alentours. La pièce dans laquelle ils se rendirent était meublée avec goût, des fauteuils disposés çà et là, des endroits où s’asseoir, une salle pour se reposer en somme. Autant de confort ici était presque étonnant… Et cela contrastait incroyablement avec ce qu’il lui avait été donné de voir au royaume des elfes. Enfin, pour ce qu’elle en avait vu…

Un feu de cheminée réchauffait doucement l’endroit et l’elfe guérisseur posa précautionneusement Ariane sur le sofa après lui avoir défait entièrement sa tunique, la faisant s’allonger sur le ventre. Ils avaient fait comme ils avaient pu… Chloé n’avait rien aggravé, n’est-ce pas ? Les blessures ne s’étaient pas infectées le temps nécessaire à Wellan pour la guérir, au moins ? Inquiète et préoccupée, elle se rapprocha de l’elfe sans lui polluer son espace pour autant, suivant ses gestes et les réactions de son écuyer. Il prononçait des mots dans une langue qui lui était inconnue, Ariane tressaillant parfois tandis que Chloé essayait de se tenir tranquille pendant que l’elfe brun la soignait. Elle observait silencieusement, ne bougeant pas d’un millimètre même lorsqu’un autre elfe apporta une sorte de baume blanc dégageant une odeur douce et inconnue comme le reste de cette « guérison ». Il appliqua la crème sur le dos de la petite fée, là où naissaient ses ailes, et massa jusqu’à ce que tout ait pénétré.

Ce n’est qu’au bout d’un long moment qu’Ariane commença à battre des paupières, Chloé réagissant d’instinct pour se pencher un peu vers elle et essayer de la voir tandis qu’elle demandait où elle était en bafouillant. Le guérisseur les devança tous en répondant à sa question, la rassurant et lui demandant de ne pas bouger pendant qu’il la soignait. Elle parlait, elle s’était réveillée ! Elle allait mieux ? Que devait faire la chevalier, pour la suite ? S’il avait des indications à donner, elle les écouterait avec beaucoup d’attention, incroyablement reconnaissante. Il l’avait réveillée et soignée ! Il n’avait même pas hésité une seconde et l’avait emmenée avec lui, il avait aussi contribué à leur libération. Bon, ils étaient toujours coincés mais libres de leurs mouvements. Chloé lui faisait nettement plus confiance qu’à l’elfe blond, aucun doute là-dessus, même si elle était tout sauf objective. Mais elle l’était déjà plus que Wellan qui avait failli les faire courir à leur perte ! Ce coup-ci, définitivement, elle ne regrettait pas son geste même si lui allait lui passer un savon dès qu’il en aurait l’occasion.

Chef des elfes – Tes propres enfants vont bien, par ailleurs ? Tu les amenés avec toi ?

Elfe guérisseur – Non, ils sont restés avec leur mère. Comme toi tu n'as pas eu l'idée d'emmener ton fils.

Chef des elfes – Je l'emmènerai, un jour... Lorsqu'il aura grandi.

Chloé se pencha un peu sur Ariane, essayant de la rassurer et de lui envoyer une vague d’apaisement pour qu’elle dorme vraiment. Qu’elle ne fasse pas attention à eux, tout allait bien, elle était en sécurité et ne devait s’inquiéter de rien pour l’instant. Elle serait mise au courant de ce qui s’était passé, bien sûr, mais plus tard. Comme les deux elfes qui gardaient leurs enfants à l’écart, elle préférait préserver son écuyer pour l’instant, le temps nécessaire à son repos. Finalement, ce n’était pas plus mal s’ils s’étaient fait avoir bêtement… Ariane avait pu être soignée correctement, ce qu’ils n’auraient jamais pu faire seuls, sans Santo. Et puis, l’elfe brun semblait vraiment s’y connaître, il pourrait donner quelques conseils à Chloé, non ? C’était un mal pour un bien, Wellan mettrait bien son amour-propre de côté pour un écuyer. Sinon, tant pis pour lui, elle ne regrettait absolument rien.

Chef des elfes – Vous êtes-vous donc vraiment lancés à l'aventure en ces terres sans aucun plan ?

… Ou comment remuer le couteau dans la plaie. Il était obligé de remettre ce sujet sur le tapis ? Ils avaient un plan, en plus ! Ils avaient réfléchi très longtemps pour trouver un moyen de s’y retrouver dans ce royaume inconnu, ils avaient établi une stratégie, trouvé des personnes dignes de confiance grâce à Ariane. Ils n’avaient, seulement, pas prévu la naissance des ailes de sa protégée, voilà tout. Ils ne pouvaient pas la prévoir ! S’y attendre, oui, peut-être en ayant bien étudié le sujet, mais c’était tout. Il leur était impossible d’imaginer que ses ailes allaient pousser au beau milieu de la nuit dans une grotte qui leur servait de cachette. Se crispant un peu, Chloé fixa l’elfe blond en évitant toujours très soigneusement de regarder Wellan et en bloquant ses pensées, sentant qu’elle allait souffrir par la suite.

Chloé – Nous avions un plan, dit-elle d’un ton convaincu. Seulement, je ne m’étais pas renseignée sur les fées au point de prévoir que ses ailes allaient naître cette nuit… La situation a… un peu dérapé, c’est tout, nous ne pensions pas que notre ami se ferait prendre de cette manière.

C’était ridicule… Parfaitement ridicule. Chloé avait baissé la voix, sur la fin de sa phrase, regrettant tout de même ses paroles au moment même où elle les prononça. La situation énoncée de cette manière, maintenant que la peur de perdre Ariane était écartée, les faisait passer pour des enfants incapables de mener à bien une mission simple. Ramener Santo, ce n’était pourtant pas compliqué ! Ils avaient tout prévu, le voyage, la manière de s’infiltrer… Tout. Mais non, ils s’étaient royalement plantés. Et, avec ça, ils avaient dû être sauvés par les elfes qui les avaient capturés. Wellan n’allait jamais le lui pardonner, elle allait prendre cher… Enfin, plus tard, les ennuis. Pour l’instant, Chloé tenait vraiment à remercier le guérisseur et à lui demander ce qu’elle devait faire pour la suite. Histoire d’éviter de nouvelles bavures, c’était la santé d’un enfant qui était en jeu. Elle se tourna vers l’elfe brun avec beaucoup de respect dans le regard et l’attitude, éternellement reconnaissante.

Chloé – Je vous serai éternellement reconnaissante pour ce que vous avez fait… Nous n’étions pas prêts et j’ignore dans quel état serait Ariane sans vous. Nous avons essayé de l’aider, elle a hurlé cette nuit tant elle avait mal et nous avons soigné immédiatement ses blessures mais ce n’était pas suffisant. Est-ce que vous… avez des conseils, des choses susceptibles de l’aider si nécessaire ? Et des gestes à éviter en toutes circonstances ?

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Elrond
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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Lun 27 Fév - 12:37

Son estimé confrère était bien en avance, selon ce qu’ils avaient convenu par correspondance quelques mois plus tôt. L’Elfe descendit les escaliers en ouvrant un peu les bras et lui souhaitant la bienvenue, ajoutant qu’il ne l’attendait guère si tôt. Son vis-à-vis répondit tranquillement qu’il avait pu régler plus tôt que prévu certaines affaires, descendant de son cerf pour venir lui rendre son salut. Tournant la tête vers le reste du groupe, Elrond faillit pousser un long soupir en voyant qu’ils avaient au passage capturé des amis du chevalier, sans doute venus voler à son secours et, tout comme lui, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendait dans ce royaume particulier. Il n’écouta plus qu’à peine, son regard aussitôt attiré par une minuscule silhouette enveloppée dans une couverture bordeaux, dans les bras d’un des gardes. Une fillette mal en point. Il s’approcha aussitôt d’elle, inquiet et concerné, voyant à ses traits très fins et aux ailes repliées dans son dos qu’il s’agissait d’une petite fée. Des créatures depuis bien longtemps disparu sur leur continent et les autres, qui ne subsistaient que sur celui-ci. Posant la main avec délicatesse sur son front, les yeux fermés, il murmura une longue série d’incantations en Quenya, afin tout d’abord de détendre un peu les muscles trop crispés et la réchauffer un peu. Dès que ce fut fait, il la prit avec soin des bras du garde pour la porter lui-même, la tenant comme il tenait ses fils lorsqu’ils étaient bébés. Une enfant malade, quoi de mieux pour vous fendre le cœur… Et les fées pouvaient si facilement être malades ou blessées, ce peuple est d’une telle fragilité.

Elrond – Elle est épuisée, marmonna-t-il dans le langage commun. Elle va tomber malade si on ne fait rien, il lui faut aussi plus de chaleur.

Humaine chevalier – Ses ailes ont poussé cette nuit... S'il vous plaît, ne la laissez pas dans cet état, elle n'a rien fait, elle est obligée de me suivre partout où je vais. Tout ce qui m'importe est sa santé.

Il lui fallait du repos, à cette enfant, avant toute chose, et non un périple dans le froid glacial des montagnes. Couvant l’enfant du regard, il ne prêta enfin attention qu’aux autres prisonniers de Thranduil que lorsqu’il ordonna de les faire enfermer. Son cœur se glaça un instant lorsqu’il avisa l’Elfe Noire, ayant un geste de recul. Les seins existaient donc toujours ? Comment ?! Tous avaient pourtant été anéantis, il y a des siècles de cela… Ce continent était donc un bon terrain pour que les espèces disparues partout ailleurs continuent d’y vivre et s’y développer. Thranduil lui lança un regard en désignant les humains restants et Elrond haussa les épaules, répondant qu’ils n’étaient pas dangereux pour qui que ce soit, de toute façon, qu’il les fasse donc libérer. Il reprit ensuite l’ascension de l’escalier, discutant avec le roi des Elfes Sylvains et portant la petite fée dans ses bras avec précaution, comme s’il s’agissait de son propre enfant, sans vraiment se soucier si les chevaliers suivaient ou non. Une fois revenus au chaud, il allongea la fillette sur le ventre, ôtant la couverture et lui enlevant également sa tunique pour mettre son dos à nu. Ses ailes étaient encore plus délicates une fois déployées et la santé de l’enfant était très vacillante. Il se pencha à nouveau sur elle pour la soigner, concentré dans sa tâche en oubliant ce qui arrivait autour de lui pour le moment. La soigner par magie, puis l’apaiser par un baume aux plantes afin que les blessures causées – il ne savait comment à la naissance des ailes … – cicatrisent correctement. La fillette remua un peu au même instant, demandant où elle se trouvait, le guérisseur lui répondant d’un ton serein tout en veillant à ce qu’elle ne bouge pas. Le baume émettait une légère odeur de laurier et de menthe, se diffusant autour d’eux.

Thranduil – Tes propres enfants vont bien, par ailleurs ? Tu les amenés avec toi ?

Ses jumeaux ? Oh non, bien sûr, ils étaient bien mieux à Imladris car venir traîner sur ce continent et il n’avait pas voulu non plus priver Celebrian de ses deux petits durant d’aussi longues périodes. Par ailleurs, le roi non plus ne s’était guère amusé à emmener son fils avec lui, à moins qu’Elrond ne l’ait simplement pas vu et qu’il s’amuse actuellement à courir partout dans la Confrérie, sous la surveillance d’un garde. Cela dit, ce serait étonnant, il doutait que son confrère laisse son fils bien longtemps s’aventurer loin de son champ de vision dans un tel environnement.

Elrond – Non, ils sont restés avec leur mère. Comme toi tu n'as pas eu l'idée d'emmener ton fils.

Thranduil – Je l'emmènerai, un jour... Lorsqu'il aura grandi.

Autrement dit, pas avant bien longtemps, à moins qu’il ne puisse le arder près de lui en permanence et ne jamais le lâcher. Enfin, leurs enfants respectifs étaient encore bien jeunes et avaient le temps de grandir, être éduqués et entraînés avant de se lancer à leur tour dans ce monde et tous ces combats. Un maigre sourire étira ses lèvres, tandis qu’il continuait à masser avec soin l’extrémité des ailes de l’enfant pour y faire rentrer la pommade. C’était vraiment curieux, on aurait dit que la peau avait été lacérée à chacune des bases des ailes et que la personne ayant soigné derrière n’avait pas pris soin de correctement refermer la peau pour ne pas abîmer les ailes.  L’Elfe n’imaginait cependant personne blesser ainsi une fillette, pas alors que les ailes sortaient seules, au bout de plus de plus ou moins longues heures selon les individus. Les fées savaient prendre soin d’elles-mêmes et possédaient de nombreuses techniques pour éviter à leur jeunesse de souffrir leur de cette renaissance. Laisser un enfant souffrir est tellement ignoble… Même s’il ne s’agit pas d’un enfant de leur propre espèce. Elrond leva les yeux sur les quatre ailes scintillantes et multicolores, larges et parcourues d’une myriade de petites veines bleutées indiscernables à l’œil humain, bougeant parfois faiblement, comme agitées par la brise. Il était vraiment dommage que ce peuple se soit tant réduit… Enfermé dans son pays de merveilles, oublié par beaucoup, il avait pourtant tout pour enchanter les cœurs et esprits.

Thranduil – Vous êtes-vous donc vraiment lancés à l'aventure en ces terres sans aucun plan ?

Humaine chevalier – Nous avions un plan, dit-elle d’un ton convaincu. Seulement, je ne m’étais pas renseignée sur les fées au point de prévoir que ses ailes allaient naître cette nuit… La situation a… un peu dérapé, c’est tout, nous ne pensions pas que notre ami se ferait prendre de cette manière.

Et eux non plus, sans aucun doute. Leur ami devait sans doute tâcher de dormir, à l’heure qu’il était, mais Elrond avait déjà envoyé quelqu’un le chercher et l’amener ici. Sa main frôla les cheveux très fins de la fillette pour se poser sa joue et contrôler sa respiration, si elle dormait correctement elle aussi, ses ailes s’étant sagement repliées dans son dos. Une fois rassuré, il remit à nouveau la couverture bordeaux sur son dos pour la couvrir et la laisser dormir tranquillement. Tout ira déjà beaucoup mieux pour elle après une bonne nuit de sommeil, par la suite, il faudra qu’elle fasse très attention à ses ailes durant plusieurs jours, le temps de s’y habituer. Détournant le regard, il prit lui aussi un verre à boire, croisant ensuite le regard de la jeune humaine blonde.

Humaine chevalier – Je vous serai éternellement reconnaissante pour ce que vous avez fait… Nous n’étions pas prêts et j’ignore dans quel état serait Ariane sans vous. Nous avons essayé de l’aider, elle a hurlé cette nuit tant elle avait mal et nous avons soigné immédiatement ses blessures mais ce n’était pas suffisant. Est-ce que vous… avez des conseils, des choses susceptibles de l’aider si nécessaire ? Et des gestes à éviter en toutes circonstances ?

Elrond – Les premiers temps, il faudra simplement prendre garde à ne pas abîmer ses ailes, le temps qu’elles se solidifient un peu, répondit-il en lui rendant son regard. Ce peuple est très fragile, je le pensais disparu à jamais. Il lui faut du repos, une nourriture adaptée à son métabolisme. Elle peut manger la nourriture habituelle des Humains mais ce n’est pas qui convient le mieux aux Fées.

Il but le reste de son verre en quelques gorgées puis se leva lorsqu’on frappa à la porte. L’un de ses conseillers était revenu avec le chevalier Santo, il allait enfin retrouver ses compagnons. Elrond les laissa à leurs retrouvailles, posant le regard sur un des petits les accompagnants, qui ne cessait de le regarder d’un air curieux. Un petit garçon blond haut comme trois pommes, avec le regard vif et intelligent.

Elrond – Tu es blessé toi aussi, petit ?

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Cameron d’Émeraude
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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Ven 3 Mar - 19:44

Trop de choses passées en un seul coup, cette nuit était la plus longue de leur vie et aussi la plus oppressante. Cameron restait près de Morgan, plus nerveux depuis que son maître était parti avec la dame Elfe, lui serrant doucement et discrètement la main pour le rassurer. Son ami tâchait de sourire mais son air très pâle et son regard trahissaient son angoisse. Même ici, alors qu'ils savaient qu'ils n'étaient pas vraiment prisonniers et qu'ils reverront leurs mentors et les autres écuyers, la tension restait palpable. Cameron avait beaucoup de mal à quitter sa meilleure amie des yeux, aussi inquiet pour elle qu'il était littéralement fasciné par les quatre longues ailes brillantes dans son dos. Leur amie d'enfance était tout à coup entourée d'une aura merveilleuse et fabuleuse, comme si elle était tout à coup devenue une autre personne. Bizarre, perturbant, mais superbe à voir néanmoins. Elle dormait, maintenant ? Et comment l'Elfe bizarre qui l'avait soigné s'y était pris ? Il n'avait même pas utilisé la même magie blanche que les chevaliers, c'était une autre forme avec des... mots. Des incantations dans une langue qu'il n'avait pas reconnu. Mais au moins, Ariane ira mieux, n'est-ce pas ? C'était tout ce qu'il voulait, que leur amie se remette sur pied, qu'elle sourit comme avant et qu'ils puissent partir de ce pays chacun sur ses pieds. En plus, elle allait pouvoir apprendre à voler ! A voler... C'était magnifique à imaginer.

En revanche, ce qui était moins magnifique, c'est comment le grand Elfe avec les cheveux blonds les regardaient et leur parlaient. Lui, il lui faisait peur, et cette fois-ci, Cameron n'avait absolument aucune honte à l'avouer. Il était grand, intimidant, et, et... Il avait carrément coupé en deux l'épée de leur guide mauve ! Dans un geste si rapide que personne n'avait eu le temps de voir ! Depuis, il était là et... Cameron ne saurait pas trop comment définir ce qu'il ressentait en le regardant. Un mélange de peur, de très forte intimidation et aussi un goût un peu amer. A travers lui, il réalisait à quel point il ne savait rien du peuple des forêts ni même de son continent. Ils en découvraient tant, depuis leur arrivée ici... Le petit garçon se sentait mal de n'avoir jamais cherché de lui-même à approfondir ses connaissances sur les autres royaumes, surtout sur ceux dont les rumeurs locales ne disaient jamais rien. Régulant la nervosité, il inspira un peu en serrant plus fort la main de Morgan, regardant de nouveau Ariane. Le type qui l'avait soigné était lui aussi très... bizarre... Autant le seigneur blond avait un visage sans âge, comme tous les Elfes, autant lui portait quelques signes étonnants de l'âge, pour un membre de son espèce.

Chevalier Chloé – Je vous serai éternellement reconnaissante pour ce que vous avez fait… Nous n’étions pas prêts et j’ignore dans quel état serait Ariane sans vous. Nous avons essayé de l’aider, elle a hurlé cette nuit tant elle avait mal et nous avons soigné immédiatement ses blessures mais ce n’était pas suffisant. Est-ce que vous… avez des conseils, des choses susceptibles de l’aider si nécessaire ? Et des gestes à éviter en toutes circonstances ?

En plus, ils lui avaient coupé le dos avec un poignard... Cameron relâcha doucement la main de Morgan en comprenant qu'il serrait trop fort et s'excusa d'un regard, frottant un peu ses bras pour se réchauffer. Un feu avait beau rugir dans l'imposante cheminée, il était toujours glacé, depuis toute à l'heure, comme si le froid du pays se collait à sa peau. Entre ça et les trop nombreuses questions se pressant dans sa tête, la forme n'était pas au meilleur niveau. S'il pouvait, il essayerait de dormir dix minutes, las, le sommeil allait lui échapper bien longtemps. Il se demandait trop de choses pour avoir l'esprit en paix, s'apaiser assez pour s'endormir.

Elfe ridé – Les premiers temps, il faudra simplement prendre garde à ne pas abîmer ses ailes, le temps qu’elles se solidifient un peu, répondit-il en lui rendant son regard. Ce peuple est très fragile, je le pensais disparu à jamais. Il lui faut du repos, une nourriture adaptée à son métabolisme. Elle peut manger la nourriture habituelle des Humains mais ce n’est pas qui convient le mieux aux Fées.

Pourquoi, les Fées ne mangeaient pas la même chose qu'eux, d'habitude ? Pourtant, Ariane avait toujours participé à tous leurs repas sans rien dire et n'avait jamais eu des trucs différents à manger. De plus en plus perdu, Cameron sursauta un peu lorsqu'on frappa à la porte, qui s'ouvrit un instant plus tard sur le chevalier Santo. Il allait bien ? Il était vivant ? Il... Et le maître de Morgan, alors, il était où ? Les écuyers restèrent tous à leur place pendant que leurs maîtres filaient sur le guérisseur en le pressant de questions sur son état de son santé et le reste. Mais s'il était là, debout et en bonne santé, ça voulait dire que le seigneur Elfe âgé était vraiment gentil avec tout le monde, pas seulement les enfants ? Le jeune garçon releva un peu la tête vers lui pour mieux l'observer, la crainte laissant doucement place à une curiosité grandissante. Et comme son maître ne le surveillait pas, l'écuyer pouvait se permettre de dévisager le seigneur des montagnes comme il voulait, sans avoir peur de se faire repousser en arrière car "c'était dangereux". Enfin, il ne dû pas être très discret car l'Elfe baissa tout à coup la tête vers lui, faisant rougir Cameron qui s'attendit à prendre une remarque sur le fait qu'on ne devait pas fixer les gens comme ça. Navré, la peur passant, les questions revenaient.

Elfe ridé – Tu es blessé toi aussi, petit ?

Cameron – Heu, bafouilla-t-il, pris de court et ne s'étant pas attendu à ça. Non... Non, ça va, merci.

Il essaya ensuite de sourire pour le remercier de sa sollicitude, ne sachant pas trop quelle attitude adopter, en réalité. Il avait envie de lui poser une multitude de questions, sans savoir s'il avait le droit de le questionner, s'il n'allait pas commettre un grave impair, si son maître sera en colère s'il osait, comment on parlait à une personne de haut rang comme lui, - car il l'était visiblement - s'il allait accepter de lui parler alors qu'il n'était qu'un enfant et encore d'autres questionnements sans fin.

Cameron – Comment vous avez fait pour soigner Ariane sans magie ? demanda-t-il finalement. Et pourquoi vous avez dit que vous croyiez les Fées disparues alors qu'il y en a plein sur Enkidiev ?

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Sam 11 Mar - 13:09

Cameron – Heu, bafouilla-t-il, pris de court et ne s'étant pas attendu à ça. Non... Non, ça va, merci.

Cet enfant semblait bien nerveux, comme aucun petit ne devrait normalement l’être. Thranduil avait bien eu raison de souligner qu’il était bien étonnant de voir, sur ce continent, des adultes laisser des enfants de dix à treize combattre ainsi à leurs côtés, au risque de les voir gravement blessés, voire tués. Comme la petite fée, qui aurait eu bien meilleur soin à voir ses ailes naître en étant entourée des siens, qui auraient su l’apaiser et la soulager, en plus de la rassurer. Le seigneur Elfe rendit son sourire au petit garçon, tout en retenant un soupir en songeant qu’il ne fallait vraiment n’avoir assisté à aucune guerre véritable pour penser qu’il était bon de garder près de soit des enfants aussi jeunes. Clamer qu’ils pouvaient les protéger était réalisable lorsqu’on se contentait de quelques missions ci et là sur le continent, en revanche, comment espéraient-ils les protéger sur un champ de bataille, face à des hordes de sorciers furieux, des légions des forces du mal avec des milliers d’ennemis, des dragons déchaînés ? C’était illusoire. Un enfant n’a rien à faire, ainsi, près d’adultes en guerre, même si lesdits adultes se pensaient capables de les protéger efficacement. Après tout, les chevaliers du Premier Ordre n’avaient pas d’écuyers, parfaitement conscients de n’avoir ni le temps de s’en occuper, ni les capacités de les protéger.

Cameron – Comment vous avez fait pour soigner Ariane sans magie ? demanda-t-il finalement. Et pourquoi vous avez dit que vous croyiez les Fées disparues alors qu'il y en a plein sur Enkidiev ?

L’Elfe eut un petit sourire puis s’agenouilla pour se mettre à la même hauteur que le petit garçon et le regarder droit dans les yeux et pouvoir lui répondre sans le contraindre à se tordre le cou. Cet enfant lui rappelait soudainement le jeune Mavik, fils de d’Evenled, le plus jeune membre de leur peuple à ce jour, car il n’avait qui quinze ans. Un petit Elfe haut comme trois pommes, très curieux et cherchant toujours des réponses ci et là à toutes les questions possibles. Lui aussi, lorsqu’il venait près d’un adulte, avait au début un peu de mal à se lancer puis se lâchait finalement et assaillait de questions sur une multitude de sujets. Un petit garçon charmant qui arrivait à peine à la taille de son père et qui deviendra sûrement un grand érudit.

Elrond – C’est une forme de « magie », si tu veux aller par là. Notre peuple utilise les courants de la terre, de l’air et de l’eau pour en retirer de l’énergie et la canaliser, pour soigner, fabriquer des objets, communiquer avec les animaux ou contrôler la croissance des plantes, par exemple. Tu peux aussi ressentir l’énergie des autres, de cette façon.

Il lui pris doucement la main et la posa contre la sienne en lui disant de fermer les yeux et d’ouvrir ses sens, de se concentrer sur le contact. Sans entraînement, il ne pouvait sans doute pas avoir de résultats très concluant, malgré tout, il était bon d’au moins en faire prendre conscience. Lui relâchant la main, il lui sourit lorsque le petit rouvrit les yeux.

Elrond – Quant aux fées, et bien, c’est une histoire assez triste, malheureusement. C’est un peuple magnifique et débordant de magie, mais c’est aussi un peuple fragile tolérant peu les changements et les grandes maladies frappant les terres. Il y eut ainsi de grandes épidémies, venues des océans, et les Fées n’y résistèrent pas. Aujourd’hui, Enkidiev est le dernier continent où ce peuple peut continuer à s’épanouir. C’est terrible mais c’est ainsi.

Il se redressa puis tourna légèrement la tête en croisant le regard de Thranduil, qui avait suivit la conversation. Lui-même connaissait bien mieux l’histoire de cette disparition brutale, étant donné qu’il avait autrefois contribué à tenter de soigner ce peuple, décimé si rapidement par la maladie. Mais tous les soins, tous les efforts, toutes leurs luttes avaient échouées et la dernière Fée s’était endormie, plongeant dans le dernier sommeil. L’espèce était condamnée. Privé de la magie de ses habitants, leur royaume s’éteignit à son tour, dépérit jusqu’à devenir une région désertique et sombre, où les plantes ne poussaient plus, où l’eau ne venait plus couler, où l’air n’était plus si riche. Un royaume autrefois si merveilleux, chargé de magie, de couleurs, de joie et de chants. Se tournant vers le groupe d’humains, il comprit qu’eux aussi avaient entendu sa réponse et qu’un malaise planait à présent dans la pièce. Fort heureusement, la petite Ariane dormait encore et n’avait rien entendu de tout cela. La voir ainsi mettait du baume au cœur au seigneur Elfe, lui qui avait pleuré, avec les siens, la disparition de ce peuple merveilleux.

Elrond – La magie ne permet pas tous les miracles, les Fées y sont tant liées que la moindre fluctuation les affaiblit, hélas. Il se peut que, les siècles passant, leur existence soit même oubliée, d’autant plus si les autres peuples ignorent déjà tant de choses à leur sujet.

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Mer 15 Mar - 22:22

Wellan ne savait pas trop si c’était les nerfs, la colère, l’épuisement, le stress, le soulagement d’avoir retrouvé Santo entier, la peur car Jasson avait disparu à son tour ou un mélange de tout cela à la fois, mais il avait vraiment le sentiment qu’il allait finir par exploser. Il se passa les deux mains sur le visage en se retenant de toutes ses forces pour ne pas craquer, ici et maintenant, tâcher de se concentrer sur les points positifs. Ils allaient retrouver Jasson, le guérisseur leur avait affirmé avoir envoyé un homme là où leur frère se trouvait très probablement. Tout comme son amie Elfe, d’ailleurs. Santo était là, lui aussi, bien vivant, en bonne santé, secoué mais il allait très bien. Wellan l’avait serré dans ses bras à l’en étouffer, comme tous les autres, si soulagé de le retrouvé vivant ! Il avait passé des heures à craindre le pire et imaginer toutes les hypothèses les plus effroyables qui soient, mais tout allait bien, il était là, il était en pleine forme. Fatigué, certes, mais ni blessé ni malade. Cela dit, les questions attendront, ce n’était pas le moment et ils ne pouvaient pas non plus discuter tout à fait librement avec les deux autres Elfes juste à côté. En plus de ça, ils attendaient de récupérer Jasson.

Santo dû lui assurer au moins cinq ou six fois qu’il allait bien avant que le chef de l’Ordre ne s’écarte un peu et le relâche, ayant vérifié par lui-même avec soin si c’était bien vrai. Il avait passé des jours et des jours dans les ombres de cette fichue montagne ! Il était vraiment certain d’aller bien ? Il devra se reposer, tout de même, autant que possible, dès qu’ils auront quitté ce pays infernal et ses « habitants » particulièrement louches. Comme ce… roi Elfe ou il ne savait quoi ! Cela voulait donc dire que Hamill n’était pas le véritable souverain des elfes ? Mais alors, pourquoi se faire passer comme tel ? Dans quel but ?! Et d’où venait ce… Une flopée de jurons grossiers lui vinrent à l’esprit en un instant, la majorité n’ayant pas à tomber dans les oreilles des enfants, quoi qu’il arrive. D’ailleurs, en parlant d’enfants… Wellan se retourna aussitôt pour chercher Cameron, voyant d’abord Ariane endormie à plat ventre sur la causeuse puis repérant son apprenti juste après, près de l’elfe guérisseur, agenouillé devant lui. Le chef de l’Ordre se rapprocha aussitôt, prêt à écarter Cameron au premier geste menaçant. Même si ce type avait soigné Ariane, ça ne suffisait pas pour lui accorder confiance.

Elfe brun – C’est une forme de « magie », si tu veux aller par là. Notre peuple utilise les courants de la terre, de l’air et de l’eau pour en retirer de l’énergie et la canaliser, pour soigner, fabriquer des objets, communiquer avec les animaux ou contrôler la croissance des plantes, par exemple. Tu peux aussi ressentir l’énergie des autres, de cette façon.

Wellan faillit arracher vivement son écuyer de là lorsque l’Elfe lui prit la main et la posa contre la sienne, ne s’arrêtant que grâce à un petit murmure indigné de Santo qui lui jeta de rester un minimum calme. Calme, calme, comme si c’était facile à faire, dans une telle situation ! Ils étaient piégés dans cette montagne, Jasson avait disparu, leur seul guide pouvant les mener loin d’ici était emprisonné ils ne savaient où et son écuyer était bien trop près de cet Elfe pour qu’il se sente bien. Rien pour rester calme ! Et il y avait aussi l’autre, là, bien trop proche, ce.. roi, s’il en était vraiment un. Avec tout le respect qu’il devait habituellement aux Rois, le chef de l’Ordre avait bien du mal à tolérer sa présence et encore moins avec aussi peu d’informations sur qui il était vraiment et le rôle que jouait donc Hamill chez les Elfes. Ce peuple n’aura-t-il donc jamais terminé de se payer leur tête ?! Il les détestait et ne s’en cachait pas, n’en déplaise à beaucoup, malgré tous les efforts de Jasson pour le réconcilier avec eux.

Elfe brun – Quant aux fées, et bien, c’est une histoire assez triste, malheureusement. C’est un peuple magnifique et débordant de magie, mais c’est aussi un peuple fragile tolérant peu les changements et les grandes maladies frappant les terres. Il y eut ainsi de grandes épidémies, venues des océans, et les Fées n’y résistèrent pas. Aujourd’hui, Enkidiev est le dernier continent où ce peuple peut continuer à s’épanouir. C’est terrible mais c’est ainsi.

Une part de sa colère s’évanouit pour laisser place à un certain sentiment d’horreur. Et il n’était d’ailleurs pas le seul. Kevin et Nogait avaient beaucoup pâli, échangeant de longs regards lourds d’incompréhension et d’un malaise évident. Santo, de son côté, avait répété « le dernier continent ? » d’une voix basse et plus faible. Les Fées… Toutes disparues ? Malgré lui, il posa le regard sur Ariane et les ailes scintillantes et magnifiques remuant faiblement dans son dos, au rythme de sa respiration. Impossible d’imaginer que son peuple puisse disparaître ! Il était l’un des plus anciens du continent, arrivé juste après les Elfes et peu de temps avant les Hommes. Leur « hôte » se releva, se tournant ensuite vers eux après un court moment. Le malaise était devenu palpable, de nombreux regards convergeant discrètement vers la petite fée endormie. Wellan prit une petite inspiration puis tendit la main pour la poser sur l’épaule de son écuyer, l’entraînant avec lui pour revenir vers le petit groupe.

Elfe brun – La magie ne permet pas tous les miracles, les Fées y sont tant liées que la moindre fluctuation les affaiblit, hélas. Il se peut que, les siècles passant, leur existence soit même oubliée, d’autant plus si les autres peuples ignorent déjà tant de choses à leur sujet.

Wellan – Qui pourrait les oublier, marmonna-t-il.

Impossible à croire, pourtant… Il fallait bien admettre que même sur Enkidiev, certains peuples ne connaissaient les Fées qu’à travers les histoires et ne croyaient pas à la moitié de ce qui se disaient sur elle, même s ce n’était que pure vérité. Ce peuple était le plus replié sur lui-même, pire encore que les Elfes, se cachant grâce à la magie, dissimulant leur présence et leurs habitations, n’y admettant les étrangers qu’à de très rares occasions et uniquement si l’étranger en question était déjà accompagné par l’un des leurs. Insouciantes, volages, illuminées de magie, les Fées vivaient sans se soucier de rien, ignorant le monde extérieur et ses dangers. Pinçant un peu les lèvres, il préféra ne rien dire sur le sujet, craignant que Ariane ne s’éveille tout à coup et n’entende cette discussion. Dans son état, il serait autant inutile que cruel de lui expliquer que son peuple se mourrait et pouvait finir par disparaître pour de bon. Wellan tourna le regard vers l’Elfe blond, tâchant de modérer sa colère.

Wellan – Qui est Hamill, pour les elfes, s’il n’est pas leur Roi ? A quoi jouez-vous ?

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MessageSujet: Re: Naissance des ailes   Jeu 16 Mar - 22:37


PNJ Thranduil, roi des Elfes Sylvains

Elrond – Quant aux fées, et bien, c’est une histoire assez triste, malheureusement. C’est un peuple magnifique et débordant de magie, mais c’est aussi un peuple fragile tolérant peu les changements et les grandes maladies frappant les terres. Il y eut ainsi de grandes épidémies, venues des océans, et les Fées n’y résistèrent pas. Aujourd’hui, Enkidiev est le dernier continent où ce peuple peut continuer à s’épanouir. C’est terrible mais c’est ainsi.

Hum, s’épanouir restait un bien grand mot, il ne restait pas tant d’individus que cela et avec la guerre s’étendant de même sur ce continent, il ne faudra sans doute que quelques centaines d’années pour que le dernier représentant de cette espèce disparaisse à son tour. Thranduil croisa brièvement le regard de son confrère, y lisant une tristesse profonde. C’était assez affreux de voir pareils êtres disparaître, oui, ceci étant, c’était la vie. Des peuples naissaient, d’autres disparaissaient, c’était le cours de la vie, on ne pouvait tout cesser ainsi, si facilement. Détournant le regard de l’enfant, il but une longue gorgée de vin en chassant cette affaire de son esprit. D’autres lui étaient plus urgents et préoccupants que de pleurer un peuple disparu depuis maintenant très longtemps. Laissons les morts là où ils sont, l’avenir des vivants le préoccupait bien plus. L’avenir de son peuple, plus particulièrement… Il n’avait guère fait le voyage pour le simple plaisir de discuter avec un vieux camarade mais pour voir où en était leur affaire et si des avancées et découvertes avaient été réalisées. Le mal avait beau être contenu sur leurs terres, il se répandait ici et pire encore, les jeunes naissaient en étant aussi étouffés que leurs aînés. Hamill ne donnait que peu de nouvelles et aucune n'était particulièrement encourageante, malgré les années défilant. Cette situation ne pouvait plus continuer à empirer de cette façon... Si vraiment aucune solution n'était possible, et que même sur ce continent, les Elfes touchés étaient un poids trop lourd... Peut-être serait-il temps de régler le problème d'une toute autre manière. Plus radicale.

Elrond – La magie ne permet pas tous les miracles, les Fées y sont tant liées que la moindre fluctuation les affaiblit, hélas. Il se peut que, les siècles passant, leur existence soit même oubliée, d’autant plus si les autres peuples ignorent déjà tant de choses à leur sujet.

Humain – Qui pourrait les oublier, marmonna-t-il.

Bien des personnes, à commencer par les Humains, dont la mémoire était encore plus courte que l’espérance de vie de leur espèce. Thranduil haussa durant un bref instant un sourcil dédaigneux mais ne fit aucun commentaire pour autant. Enfin, peu importe, là n’était pas le sujet. Rester longuement ici n’était pas le projet du Roi, il attendait simplement qu’Elrond ne se sente plus obligé de garder un œil sur la fillette, afin qu’ils puissent discuter plus longuement des affaires de leur continent, et qu’il n’y ait plus d’humains dans les parages pour les déranger. Se levant, il fit quelques pas dans la pièce avant qu'un de ses gardes ne s'approche et ne lui glisse rapidement quelques mots. Le jeune hybride causait des soucis, visiblement, même enfermé. Très bien, autant s'occuper de son cas en attendant de pouvoir s'occuper du reste. En revenant vers Elrond, il croisa de nouveau le regard de l'humain agité, qui serrait à présent le petit garçon curieux d'une poigne de fer. Qu'avait-il encore ? Il ressemblait un peu à un autre humain trop colérique croisé il y a déjà bien longtemps, deux ou trois siècles... Lui aussi peu capable de se tenir et allant toujours en courant à la guerre.

Humain – Qui est Hamill, pour les elfes, s’il n’est pas leur Roi ? A quoi jouez-vous ?

Thranduil – Hamill... Un idéaliste croyant pouvoir briser certains sceaux et ne pas couper à jamais les nôtres des humains et des nains. Il se berce de faux espoirs, ses seuls alliés humains un minimum sérieux sont tous morts à Shola.

Il terminait sa phrase lorsqu'il y eut un peu de fracas dans le couloir, puis la porte se rouvrit en grand, laissant passer deux de ses soldats qui maintenaient l'hybride, visiblement fou de rage et se débattant comme il le pouvait. Ils l'obligèrent à se mettre à genoux et lui maintinrent les bras, chacun appuyant aussi d'une main sur ses épaules. L'homme respirait assez vite et fort, levant vers le groupe un regard où brillait une haine pure. On lui avait posé des entraves magiques, brillant à ses poignets, pour l'empêcher de se servir de ses pouvoirs, mais il lui restait tout de même la force brute. C'est à ce moment que Thranduil vit qu'il portait autour du cou un petit pendentif très discret, qu'il reconnut comme étant une représentation de l'étoile des Eldar. Tiens donc, il devait avoir rencontré des gens de leur continent... Tant de colère en lui, c'était intéressant. On pouvait sentir à son aura toute la fougue et la rage issue de son côté insecte, un côté s'exprimant sans honte aucune, contrairement à de nombreux autres hybrides qui eux étouffaient ce pan de leur personnalité. Faisant signe à Elrond de ne pas s'en mêler, il l'étudia du regard, notant aussi quelques vieilles cicatrices ici et là, qu'on voyait à certains endroits à cause de la tunique déchirée dans ses tentatives de fuir et se débattre.

Alyas – Je sais qui vous êtes, souffla-t-il tout à coup. Et je vous le dis tout de suite, je refuse vos lois.

Thranduil – Que c'est étonnant. Mais tu as raison, petit, tu n'as pas à suivre les lois des Hommes, des Elfes ou même celles des insectes. Après tout, tu n'appartiens vraiment à aucun de ces peuples.

Sa victime du moment tressaillit puis cessa d'un coup de se débattre, se mordant les lèvres jusqu'à) y faire couler une petite goutte de sang. Le trouble ne dura qu'un instant mais fut assez long pour être remarqué. Thranduil haussa un sourcil de dédain lorsque le prisonnier se raidit à nouveau, son air coutumier revenant sur son visage, accompagné d'un long regard de défi. Non un défi lancé à lui ou autres, plutôt... un défi contre la vie elle-même. Il rétorqua que l'Elfe noire prise avec lui était sa femme et que personne n'avait à lui interdire de vivre avec elle, peu importe les nombreuses rivalités et haines existant entre les peuples. Fallait-il se sentir seul à un point incommensurable pour en arriver à se marier avec ça ! Le cauchemar de tous les êtres vivants, la maladie rongeant tous les peuples, l'épidémie se répandant et rongeant tout sur son passage, tel un poison que rien ne saurait stopper.

Thranduil – A quel point faut-il être seul et rejeté de tous pour se lier avec ce genre de créature ?

Alyas – A quel point faut-il être cruel et insensible pour exiler des membres de son propre peuple alors qu'ils ne sont coupables de rien ?

Thranduil – Je suis sur ce continent pour régler ce problème, sourit-il. Définitivement. Hamill aura fait ce qu'il pu. C'est dommage...

L'hybride ouvrit de grands yeux et sa bouche se décrocha un instant, avant que l'horreur, cette fois, n'envahisse ses traits. Il voulut bondir, un petit cri d'indignation lui échappant avant que les deux gardes ne le traînent de force hors de la pièce pour aller l'emprisonner à nouveau. Retournant s'asseoir, il ignora complètement Elrond et le reste des personnes présentes. Les Elfes de ce continent étaient considérés comme des morts en sursis depuis bien des siècles, à présent... Il ne restait qu'à officialiser les choses.

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Naissance des ailes
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